Loïc a écrit:apparemment pas les mêmes qui sont allés manifester dans les rues pour la venue d'un pape étatsunien, il y'avait eu combien de blessés chez les manifestants et la police et les pompiers?
ceux-là ont l'air d'avoir un problème avec les juifs, les églises et le reste
les pôv chous manifestent car ils ont des cours de "8h00 à 17h00"

voire 18h00, avec des trous dans l'emploi du temps, oh les pov' chéris, rendez vous compte,
ah ben si on me l'avait sorti celle là quand j'étais lycéen...vous croyez que je peux porter plainte contre mon lycée après toutes ces années de sévices??
Génération
wesh wesh je m'en balek', Génération Tik Tok & Insta, Génération je-suis-mon-portable-dés la maternelle et après je suis la génération Z salariée je-suis-8-heures-sur-mon-portable-aussi-au boulot Génération-je-ne-souffre-aucune-contrariété des parents, des profs, police, pompiers et quelconque autorité qui ose me remettre à ma place
quand je vois au travail des personnes de 60 ans qui en veulent encore et à côté vous les voyez cette Génération 2 de tension et yeux sur le portable, le grand écart n'est pas que dans l'âge mais aussi les mentalités et l'état d'esprit
ça va leur faire drôle dans quelques années les 3x8 ou les 5x8 à ceux là qui sont encore au lycée, qu'ils en profitent bien, il ont des excuses les pôôvres, eh oui on est en France l'homme malade du monde occidental et le paillasson du reste du monde même ceux dont les lycéens peuvent se faire massacrer périodiquement à la kalash ou au M16 dans l'enceinte de leurs établissements nous donnent des leçons, c'est dire...
Même si la caricature et l’exagérations sont très présentes, je suis complètement en phase avec le constat. Néanmoins, par soucis d’honnêteté intellectuelle mais également poussé par ma propre expérience je vais essayer d’apporter non pas un bémol mais un complément qui fera voir les choses de manière un peu différente.
L’expérience dont je parle est le fruit de mes activités extra-professionnelles consistant à enseigner mon métier, en tant que vacataire, dans une grande université française.
C’est aussi le fruit de 20 an passé à aider de jeunes étudiants à intégrer le monde de l’entreprise en leur apportant conseils et en ouvrant quelques portes.
Je pense qu’il y a, il y aura et il y a toujours eu des différences entre mes générations. Ces différences peuvent parfois êtres marquées, parfois moins. C’est l’histoire des civilisations. Et oui j’enfonce une porte ouverte. Mai sil me paraît nécessaire de prendre du recul face à la dichotomie à la quelle on assiste actuellement entre les jeunes et les plus âgés. Déjà prenons en garde lorsque nous regardons les autres au fait que nous faisons systématiquement une projection de notre propre personne sur ceux avec qui nous dialoguons ou ceux que nous observons. Les autres sont les autres, pas nous. Point. Ensuite prenons garde au vilain effet pervers de l’idéalisation inconsciente de notre passé. Sans nous en rendre compte nous ne nous souvenons que de certaines choses et d’une certaine manière. Les vices du présent n’existaient-ils pas déjà dans le passé ? Un travail d’introspection peut amener à constater que la connerie d’aujourd’hui existait déjà en partie quand nous étions nous aussi plus jeunes.
J’en viens au point principal de mon intervention. A force d’observer les jeunes générations accompagnées de leurs cortèges de revendications tantôt débiles, irréalistes, irrespectueuses (etc.), mais également accompagnées de vertus que l’on ne souligne jamais, je constate que tout n’est pas si simpliste. Oui, au moment d’intégrer le monde du travail (phase stagiaire/apprentissage puis junior) ces revendications et postures, très protéiformes, sont présentes. A des degrés variés, principalement en fonction de la maturité. Et la clé de compréhension du sujet est là : La maturité.
En effet, très vite, ou plus ou moins vite, ces comportements et postures finissent par disparaître en ayant deux conséquences :
- Un individu qui a fini par se fondre, certes avec une partie de ses spécificités, au sein de la masse de la société (société aux sens anthropologiques mais aussi au sens économique !)
- Une société (ici aussi dans les deux sens du terme) qui aura évolué. Mais tout le monde ne verra pas, ne vivra pas ces évolutions de la société de la même manière : c’est l’éternelle différence entre les conservateurs et les progressistes. In fine les conservateurs d’aujourd’hui sont les progressistes d’hier (avec des écartes de plusieurs générations, je ne parle pas des soixantes-huitards qui votent RN).
Donc ces jeunes finissent par s’intégrer dans le monde adulte en atténuant pour parties certaines de leurs spécificités et parfois de manière très paradoxale en finissant par se plaindre de l’attitude des autres jeunes qui les suivent en les accusant de plusieurs maux dont ils étaient eux même porteurs il y a quelques années. Bien sûr ils l’ont oublié… mais ils sont de l’autre côté du bureau, de l’autre côté du bâton.
Une des spécificités de la France est d’avoir du mal à trouver de la pondération et un juste un milieu. C’est toujours ou tout l’un ou tout l’autre.
Donc à chaque fois que je vois ces p*** de stagiaires jeunes qui me p*** les c*** avec des réflexions du type « ah non, moi je touche pas un fichier Excel ! », « Il est 18.00, j’ai autre chose à faire que travailler pour ‘l’entreprise », « Ah mais faut bien que je m’amuse ! », « C’est inadmissible, dans les réunions, quand on parle c’est à mon chef qu’on s’adresse et pas à moi », « Est-ce que vous pourriez m’aider ? Ah ok merci, j’ai un emploi du temps très chargé, je vous laisse me rappeler », « Non mais voter méthode est dépassé, moi j’ai une autre idée »… et clac le dossier est planté. Etc. Et bien je me dis : patiences, encore quelques années, ils penseront comme toit et subiront la même connerie des plus jeunes tout en s’en plaignant.
Bref, ce n’est pas tant une affaire de génération qu’une affaire de maturité. Et chaque génération fini par atteindre une certaines maturité et oui toutes ces maturités sont différentes mais moins empreinte de dichotomie avec le reste de la société.
Just my two cents comme disent les anglo-saxons.
