JARDIN DAVID a écrit:Personnellement, je trouve qu'il n'y a rien de mieux que la méthode prussienne : réquisition des habitations potables et des vivres du secteur, quelques exécutions sommaires pour calmer les civils, sans oublier de récupérer des charrettes pour embarquer les tonneaux qui n'ont été ni bus ni détruits. Quelques torches sont fournies pas l'intendance pour effacer les traces, et on racontera des histoires de francs-tireurs si les grands chefs piaillent. Toutes ces péripéties forment la jeunesse et renforcent l'esprit de corps.
JD
Cette "
méthode" n'avait strictement rien de "
prussienne", car elle existait depuis
"la nuit de temps".
En 1859, le suisse Henri Dunant , avait arpenté, peu après l'affrontement; le champ de bataille de Solférino, 24 juin 1859, où gisaient, dans les deux camps, +/- 40 000 victimes, dont 5000 morts, mais surtout de très nombreux blessés, même relativement "légers", qui, eux, faute de soins immédiats, avaient fini par succomber à leurs blessures - hémorragies, infections, gangrènes -.
Dunant avait, alors, fait des "pieds et des mains" pour faire admettre, par les nations européennes, les toutes premières "règles" de ce qui deviendra la future "Convention de Genève". Entre temps, de 1861 à 1865, s'était déroulée la Guerre de Sécession (620 000morts), tandis qu'en juillet 1866, la bataille de Sadowa, entre Prussiens et Autrichiens, s'achève sur un bilan de + 8000 morts et plus de 15 000 blessés et "disparus".
En 1870, les premiers préceptes "humanitaires" proposés par la Croix-Rouge avaient été +/- acceptés par les militaires, à l'exception, par exemple, côté "prussien", du statut du "franc-tireur", qui était censé manœuvrer en nombre (!), en opérant avec des distinctives aisément identifiables (tenues, brassards). Là, c'était devenu très compliqué, car, sous l'autorité de ce qui deviendra, dès début septembre 1870, la"III
ème République, la gouvernance française avait largement encouragé les actions de "francs-tireurs" aussi bien menées en groupe que "à titre isolé"!
D'où la méfiance "naturelle" éprouvée par les troupes allemandes envers la population française