En ce qui concerne le cimetière de La Cambe, aucun troquet ni gargote à l'horizon, à moins de 2 km, de part et d'autre, le plus proche étant installé dans le centre du petit bourg d'Osmanville, lui-même, situé à l'écart de la quatre-voies, qui désormais a remplacé l'ancienne nationale N13 à deux voies qui reliait, par le passé, Bayeux à Carentan. Le seul aménagement bien visible, depuis mes anciennes et régulières visites du site, effectuées dès 1975 jusqu'en 1986, est un agrandissement du parking, mais également la construction d'un "centre d'informations" - il y en a aussi un (plus petit) au cimetière militaire allemand - lui, beaucoup moins fréquenté -, érigé sur les hauts de Niederbronn-les-Bains, mais surtout l'emboisement réalisé à l'entrée du site, effectué très probablement lors de la mise en "4-voies" de la N13.
Comme dit, j'ai eu l'occasion de "visiter" plusieurs fois le site de La Cambe, contre une unique "déambulation" effectuée à Colleville, avec mon lardon unique et préféré, né en 1973, au milieu des années 1980, estimant qu'il avait alors l'âge suffisant pour "s'imprégner" de la solennité du moment et du site.
Ces deux sites mémoriaux de sépultures militaires ont, tous deux, un "point commun", certes difficile à définir, mais qui commence par l'incertitude extrême des combats, les dates de naissance et de décès des "défunts"- quand elles sont connues! - sont souvent précisées, ce qui fait qu'on tombe aussi bien sur la tombe d'une nouvelle recrue, tuée lors son tout premier engagement, que sur celle d'un combattant expérimenté.
Sinon, le cimetière américain de Colleville se "contente" de regrouper 9387 tombes, de mémoire, toutes , individuelles, l'US Army ayant acheminé, sur son territoire national, l'essentiel des corps identifiés. Très accessoirement, mais ce n'est, là, qu'une impression toute personnelle, on avait, là, "l'impression" de parcourir un "superbe golf de 18 trous", moins les indispensables fairways d'approche, les cuvettes de sables et les "coupures liquides"!
Rien de tel à La Cambe, où "l'austérité" (voulue) du site prenait très vite à la gorge, les "stèles funéraires" sont, le plus souvent, toutes, gravées sur leurs deux faces "enterrées", ce qui fait, actuellement, que reposent à la Cambe, 21 222 corps. A Niederbronn, les stèles dressées verticalement sont gravées sur les deux faces...

Après, au sein de la
Wehrmacht, durant les années 1939-1945, s'il y avait bien des aumôniers militaires (très majoritairement protestants luthériens) divisionnaires, voire régimentaires, la
Waffen-SS, elle, était censée avoir mis au rencart toute pratique religieuse. D'une certaine manière, la
Bundesrepublik , la RFA d'après-guerre, avait su contourner cette difficulté, y compris celle concernant les recrutements "russes", qui, le plus souvent, étaient, eux, de "confession orthodoxe", en utilisant une "réplique" stylisée de l'ancienne et célèbre "
croix pattée", immortalisée par l'ordre des Chevaliers Teutoniques et devenue, entre temps, l'emblème national sous l'Empire unifié du
II. Reich.
