JARDIN DAVID a écrit:On va peut être passer à autre chose vu les folles précisions données par Belonne ?
Certes, Belonne a tardé à référencer sa source, un "bulletin" historique local publié visiblement en 2010, soit 65 balais après la fin officielle du conflit de la Seconde Guerre Mondiale, fixée, selon le camp, au 8 mai 1945, côté "Alliés européens" ou au 9 mai, côté soviétique!
Ce bulletin historique local n'est, lui-même, qu'un exemple parmi tant d'autres de la complexité extrême qui avait régné en Alsace-Moselle, entre 1940 et +/- 1945, conséquence directe de l'annexion impériale allemande entre 1870 et 1918, qui trouve, elle-même, ses lointaines origines, avant l'annexion royale de Louis XIV, les armes à la main de l'Alsace alémanique!
Plus compliqué, on "meurt", car la gouvernance française régnante, hormis les élites locales bourgeoises et nobiliaires, n'était jamais vraiment parvenue à "franciser", en pas loin de deux siècles de présence, la population locale, situation (très) particulière que la presse parisienne, ainsi qu'une cohorte d'auteurs se réclamant "alsaciens", soigneusement planqués dans Paris, s'étaient empressés "d'oublier", à dater de 1871!
Durant les récentes décennies 1950-1980, la langue vernaculaire était très longtemps restée, en zone rurale, le seul dialecte alémanique! Mon propre "beau-père', né en 1922, ancien "Malgré-Nous" et "campagnard pur et dur", baragouinait, ainsi, au mieux, en "français"! Et, il était très loin d'être seul... preuve en est, actuellement, que, dans mon village de 1500 âmes, la plupart des Anciens continue à s'exprimer en dialecte!
Jean-Michel, alias "
Jardin David", en connait, lui-même, un "très long rayon", à propos de la situation de la population frontalière vosgienne, sauf que cette dernière était, elle, historiquement, de culture française, avec un "obstacle" naturel, le massif vosgien! Il y avait bien une ou deux vallées reculées alsaciennes, communiquant avec le territoire vosgien, où, sur leur versant occidental, on "parlait le français" ('de l'époque!), mais çà s’arrêtait là!
Cà explique, pour une très grande part, cette tradition "alsacienne" très particulière et "persistante" à propos du sort de ses "
Malgré-Nous"!

Ici, dans mon village, le 11 novembre, l'orphéon municipal continue à interpréter des "marches militaires" françaises et allemandes, ces dernières, à cette occasion, étant bien souvent funèbres!
