RoCo a écrit:Bonjour Bernard,
Si je peux me permettre 3 remarques :
Bien sûr ! Très heureux d'avoir des réactions
RoCo a écrit:bernard-1954 a écrit:Le premier mémoire considère que l’opération prévue ne peut avoir d’effet décisif sur l’issue de la guerre. L’effet de surprise est perdu et l’opération frontale aboutira probablement à un combat de position sur la Somme. Il sera plus favorable de laisser l’initiative aux alliés.
Il rajoute encore, qu'en automne ou pendant l'hiver, l'opération n'a que peu de chances d'atteindre les objectifs : les branches de la Wehrmacht les
plus importantes à l'offensive, les blindés, les troupes motorisés et la Luftwaffe vont être impactés négativement par la météo (le 28 octobre, les premières
neiges sont tombés sur l'Eifel, les rivières sont en crue et les véhicules ne peuvent pas s'écarter des grands chemins) . Tandis que l'artillerie française, que les
Allemands considèrent comme l'élément le plus efficace de l'armée française, n'est que peu impacté par le temps .
Il considère que l'infanterie allemande n'a pas encore un niveau d'instruction suffisant (manque d'officiers et surtout de sous-officiers) . A cela s'ajoute un stock
en munitions trop limité . Une vue qu'il partage avec l'OKH.
Oui. Je trouve d'ailleurs ce mémoire très intéressant. Je propose aux personnes qui voudraient le lire une version avec les paragraphes en allemand puis en français (bon, c'est ma traduction... voir point suivant !).
files3945c/16272_Memo%2031-10-39%201 allemand-français.pdf
RoCo a écrit:bernard-1954 a écrit:Ces considérations, de l'avis du Groupe d'armées, conduisent nécessairement à la conclusion que l'objectif principal de l'opération globale – dont le succès initial des forces rapides en Belgique n'est que le prélude – doit être placé sur le flanc sud. Ce flanc doit progresser au sud de Liège, franchir la Meuse et remonter le courant vers Namur et Arras-Boulogne, afin de couper l'avancée ennemie en Belgique sur la Somme, plutôt que de la lancer directement sur le front belge.
Parallèlement, ce flanc sud doit être suffisamment robuste pour repousser la contre-attaque française sur son flanc gauche, afin que l'opération puisse être menée à son terme jusqu'à la côte.
La phrase en gras est traduite d'une façon un peu trop littérale . Correctement traduit : Ce flanc doit progresser au sud de Liège, traverser la Meuse en amont
de Namur en direction de Arras-Boulogne
Bon, j'ai été léger là-dessus... Merci pour la rectification. C'est beaucoup plus clair.
RoCo a écrit:bernard-1954 a écrit:La carte tente d'illustrer cela (j'ai omis la troisième armée du HGr A, ne sachant pas trop quoi dessiner).
Au fur et à mesure, que la 12. armée progresse depuis Laon vers l'ouest, il faut une troisième armée qui vient couvrir le flanc sud sur
la ligne Le Chesne-Rethel-Laon-La Fère . La 12. armée ne peut commander autant de divisions, ni un secteur trop large tout en progressant vers l'ouest .
D'où la nécessité d'intercaler une armée entre la 12. et la 16. armée . Cette armée prendra le commandement du secteur Le Chesne-La Fère .
Le 10 mai 1940, c'est la 2. armée à qui incombe cette tâche . Mais suite au malaise que procure ce flanc sud à Hitler et à von Rundstedt,
on décide le 19 mai de laisser la 12. armée en position entre Le Chesne et La Fère, tandis que la 2. armée continue vers l'ouest, intercalé
entre la 4. et la 12. armée .
Explications très intéressantes. J'ai essayé de traduire cela sur la nouvelle carte.


Se Connecter












dans: