L'armée Allemande lors des opérations en 1870 contre son ennemie haie depuis fort longtemps avait récupéré des masses d'armes dans les dépôts des garnisons de l'Est par exempleau moins 600.000 fusils Chassepots quasi neufs.....des troupes allemandes manifestèrent leur désir d'être équipées de cette arme,bien meilleure que le Dreyse. les chiffres des pertes comparées ne laissant pas de doutes...l'EM allemand accepta...La guerre terminée,beaucoup de ces armes furent transformées et équipèrent les régiments Prussiens jusqu'à l'adoption du Mauser 88.......et de son remplaçant le 92 et ses variantes et équipèrent encore des troupes de seconde ligne en 1914/18...
Je crains qu'il ne me faille corriger cette "légende" des fusils Chassepot Modèle 1866, réutilisés par l'armée allemande.
Au déclenchement du conflit, début août 1870, l'armée française disposait d'un stock de 1 000 000 de fusils à verrou de ce modèle. Le 17 septembre suivant, alors que le siège de Paris débutait, il n'y avait plus dans les "départements" que 350 000 Chassepot, dont 120 000 en magasin. Les 600 000 fusils que tu évoques constituaient, en réalité, le butin ramassé par les armées allemandes sur le terrain, dont, après-guerre, les éléments métalliques avaient, probablement, dû finir dans les hauts-fourneaux de la Ruhr, et le reste, pour éventuellement façonner des crosses et des fûts ou, plus simplement, en bois de chauffage.
Entre septembre 1870 et février 1971, "
les moyens de fabrication manquaient presque totalement" (sic - Général Thoumas). Durant les derniers jours de décembre, la production nationale avait recommencé à fournir péniblement 1000 pièces/jour mais... la production d'aiguilles, indispensables avec l'usage du Chassepot, ne suivait pas, tandis que les cartouches (en papier!), dont la fabrication avait été sous-traitée en Grande-Bretagne, elles, ne seront livrées qu'après la fin du conflit (11 millions de cartouches, soit 65% du marché, livrées après le 15 février!)
Dans les derniers mois de la guerre, l'armée française avait été équipée avec les armes achetées par la Commission d'Armement... de vieux fusils à chargement par la bouche, des fusils"Modèle 1868" à tabatière (!), des fusils étrangers Remington (y compris des lots égyptiens et espagnols

), Snider, Sharp, Spencer, Winchester - eux, jalousement stockés au Havre et distribués au compte-gouttes! -. La Deuxième Armée de la Loire (Général Chanzy), courant décembre 1870, inventoriait, ainsi, 18 modèles de fusils et mousquetons différents!
Passons, maintenant, côté allemand

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En 1867, les frères Peter & Paul Mauser - "associés", alors, financièrement avec un certain Charles Norris de la Remington Company - déménageaient à Liège- Coucou, Dog Red!

- pour collaborer avec la Manufacture d'Armes à la mise au point d'un fusil de leur conception. Fin 1969, Norris les ayant lâchés financièrement, les deux frangins avaient été contraints de rentrer à Obendorf, siège de la petite entreprise familiale mais, entre temps, leur fusil avait été proposé à l'Armée Prussienne, qui l'adoptera officiellement en décembre 1871 et deviendra le Mauser Modèle 1871 , mis en production en 1872, afin de remplacer le fusil Dreyse. L'armée wurtembergeoise avait emboité le pas en 1872, etc. Au Mauser 1871 avait succédé le modèle 1871/1884, équipé d'un magasin, mis au point 1880 et présenté "au public", - l'empereur Wilhelm I
er himself! -, en septembre 1881.
Esthétiquement, le Mauser Modèle 1871 présentait une certaine ressemblance avec le Chassepot Modèle 1866, mais la comparaison s'arrête-là, l'arme étant dotée d'une culasse spécifique (Brevet Mauser) et utilisant des munitions à étui métallique.
De son côté, l'armée française avait adopté, un peu plus tard, le fusil Gras Modèle 1874, qui utilisait, lui-aussi, des cartouches à douille métallique. Pour mémoire, les cartouches "papier" du Chassepot enregistraient, allègrement, 20% de défauts de fonctionnement, sans parler du remplacement de l'aiguille du percuteur, que le "pinpin" devait, souvent, effectuer sur le terrain, alors que çà pétait grave!
