Riffman a écrit:Pour les "rivets" sur la bulle du radariste, je pense à des trous d'aération pour éviter la buée?
Ces perçages ou
breather holes de 2mm de diamètre ne sont réalisés qu'avec un "double vitrage" et, seulement, à bord des appareils pressurisés, sur la "vitre" intérieur", afin d'éviter la création de buée, même, en présence d'un dispositif de dégivrage, entre les deux "vitres", par la différence de pression extérieure/intérieure. Accessoirement, "à contre-jour", ces perçages sont quasi-invisibles.

coyote a écrit:... mais on ne voit aucun fil électrique
On savait, déjà, à l'époque, mouler le Plexiglas ou l'Altuglas - comme on disait de mon temps, en France... Cocorico! -, mais ce matériau à la fâcheuse tendance à durcir et se fragiliser avec les chutes de T°, en fonction de l'altitude - pour mémoire, à 5000 m (15 000 pieds) d'altitude, -30° C/ T° au sol

. Pour conserver sa relative souplesse, tout en lui conservant une résistance suffisante à l'impact, il faut le réchauffer!
L'idéal est, effectivement, de "couler" le réseau de "fils" du chauffage électrique" dans le Plexi - à l'instar de la lunette arrière de vos bagnoles, mais, elle est confectionnée en verre trempée - sauf que çà augmente nécessairement le coût de revient de la verrière... or, en temps de guerre, un sous est un sous!

L'efficacité d'un dégivrage électrique ne réside pas forcement dans le diamètre des fils, car, en réalité, selon la puissance électrique dédiée pour cette fonction, plus les fils sont fins et longs, plus l'effet joule est efficace et rapide (même sous 24 V CC). Judicieusement installés avec des ventouse en caoutchouc, excellent isolant au demeurant, ce réseau de fils fins ne perturbait pas la vision du mitrailleur et il devait être possible, en cas de changement de verrière endommagée, de le récupérer pour l'installer sur la nouvelle.
Bien entendu, çà reste une hypothèse toute personnelle, mais, par le biais de mes années d'activité passée dans l'Aéronavale, en tant qu'électricien d'équipement, dans les années 60, et ayant, alors, "taquiné" un paquet de "vieilleries", le chauffage, sous toutes ses formes, était une technique compliquée, surtout à bord d'appareils non pressurisés, avec des "postes de combat" éloignés du réseau de chauffage par air, lui, alimenté, par le circuit de refroidissement du ou des moteurs, tels que les mitrailleurs ventraux, arrière, etc.).
Le dégivrage des bords d'attaque des ailes s'effectuait, alors, à l'aide d'injection d'air comprimé dans des vessies gonflables, celui des hélices par chauffage électrique, tandis que le chauffage, généré par le ou les radiateurs moteurs, lui se contentait d'alimenter le cockpit ou poste de pilotage; en plus, bien souvent, selon le cas, soit on crevait de chaud, soit on se gelait les bonbons! - Cà explique, au passage, la raison d'être des tenues et bottes fourrées endossées, car, selon le poste occupé, on pouvait finir en short - tout est relatif!

- ou se peler gravement le jonc, pendant de longues heures, dans un froid extrême et, bien souvent, de redoutables courants d'air!
