jobunker a écrit:a cette époque il le faisait liquide et des gars étaient la avec des perches pour bien tasser ou contrôler le remplissage
mais je n'ai pas trouver de photo
je suis d'accord avec toi LOIC j'ai bosser dedans quelques année avant de bosser dans le tourisme roulant
De mon côté, j'ai vendu, durant la décennie 1970, de grosses grues de manutentions automobiles (PPM, Grove), et, alors, auprès des dirigeants d'entreprises de TP, il était quasiment de règle de devoir développer les avantages de la souplesse et diversité d'emploi de la grue automobile "multi-fonctions" de 20 ou 30 tonnes, à flèche télescopique, y compris dans le rôle de coulage du béton, comparés à ceux d'une "pompe à béton", qui, elle, coûtait, déjà, plus de 40 patates (400 000 francs de l'époque) , soit l'équivalent d'une grue, mais était cantonnée dans un unique emploi! Progressivement, l'évolution technique de la "pompe à béton" mobile avait fini par "tarir" notre discours, qui, lui, exigeait une batterie de bétonnières à poste, pour permettre, au final, à la grue de couler le béton dans les coffrages! C'était encore "valable" pour les gros ouvrages d'art, mais plus pour la construction de bâtiments d'habitation. Les lois avaient, alors, d'une part, limité leur hauteur à "R+3" - un rez-de-chaussé et trois étages! -, d'autre part, la fabrication de panneaux en béton précontraint s'était généralisée. En parallèle, le domaine d'activité des grands ouvrages d'art s'était, en France, royalement cassé la gueule dès 1975-1976 et les deux chocs pétroliers de 1973 ( pour une faible part) et 1979, celui-là, "dur-dur", avaient dézingué, entre autres, le marché de la grue de manutention, qui était, dès lors passé de 800 véhicules neufs vendus, à moins de 400! ... Il était, dès lors, grand temps que, de mon côté, je me "recycle"!
Il me reste, néanmoins, de cette "belle époque", désormais bien lointaine, des souvenirs de rémunérations d'un niveau exceptionnel - nous étions quatre, au pire, cinq, pour couvrir la totalité du territoire français, y compris l'Outre-Marin - avec des conditions de travail au quotidien, désormais quasi inimaginables - même si, de notre côté, sur le terrain, nous nous dépensions sans regarder nos heures - qu'un ingénieur d'affaire le plus pointu et le plus expérimenté, de nos jours, à de très rares exceptions près, ne pourrait espérer!
C'était une tout autre époque, celle de la toute fin des supposées "30 glorieuses", sauf que, en dépit des "légendes" qui courent sur cette période, pour parvenir à y faire sa place, il convenait juste de se sortir les doigts du "fion". Malheureusement , depuis lors, le paysage économique français s'est, progressivement, résumé à des salaires de misères, sans aucune motivation sérieuse, ou, qui se sont, éventuellement, retrouvés indexés à des objectifs le plus souvent inatteignables, n'ayant aucun rapport, désormais, avec la stricte réalité du marché potentiel!
Je sais, je viens de très largement dérapé en "hors sujet"

, mais çà fait aussi du bien de rappeler que le paysage économique français ne s'était pas résumé qu'aux seuls livreurs de pizza, de "colis express" et aux emplois de m.., avec un Bac plus 4 ou 5 et 15 ans d'expérience, pour se retrouver rémunéré avec un SMIC, soumis à un contrôle quotidien d'une armée mexicaine de "superviseurs" plus ou moins compétents, et, dans ce contexte, ne pouvoir sérieusement espérer, par son seul travail, aucune possibilité de progression, ni, même, une supposée pérennité de son emploi!
Actuellement, une partie très conséquente des "travailleurs" est constituée par des intérimaires, qui, au bon vouloir des entreprises et de leurs moyens financiers, naviguent, par nécessité, d'un poste à l'autre, en tentant d'assurer, au gré des postes temporaires proposés par les boites d'intérim, les désormais indispensables 6 mois d'activité continue, pour espérer, ainsi, entrer dans la cadre de la période d'activité nécessaire donnant droit à la période de chômage temporairement indemnisée!
Entre nous, la retraite, en France, pourrait bien être prolongée de "2 ans" et "contraindre" les actifs à bosser jusqu'à "64 ans", dans l'hypothèse d'une retraite de la Sec Soc, pleine de 1200 roros brut (!) (soit, au mieux, 1000 roros avec le vent dans le dos!); tel que c'est parti, çà ne changera strictement rien, car, sans parler des "Vieux, mis sur le carreau, dès la cinquantaine, les générations actuelles, n'en verront jamais la couleur, sauf, éventuellement, par le biais de leur caisses complémentaires de retraite (exemple, ARCO, AGIRC), mais, à condition, seulement, que les ponctions mensuelles, calculées, par ces organismes, sur leur rémunération de base, ne leur permettent de cotiser, car il faut, pour cela, que cette dernière soit supérieure au SMIC!

En Italie, la "tradition" veut que les "jeunes" hébergent leur parentèle, en France, c'est, déjà, désormais, souvent l'inverse et rien n'est fait pour que çà s'arrange !