Post Numéro: 2907
de Loïc Charpentier
15 Déc 2016, 19:11
Soxton a écrit:Je relis la page 280 :
https://www.39-45.org/viewtopic.php?f=1 ... start=2790Il serait souhaitable que Loïc Charpentier accepte de répondre à cette remarque judicieuse de Brehon, car je doute que les carences matérielles suffisent à expliquer le choix qui a été fait par Hitler.
[2792] Loïc Charpentier a écrit:Certains, ici, avaient émis des doutes sur la nécessité technique de cet arrêt. Les hommes, les chevaux (particulièrement!) et les matériels ont, tous, des limites physiques ou matérielles, qu'il convient, impérativement, de respecter, même en temps de guerre, sous peine, de payer le prix cher.
[2793] brehon a écrit:Et tu penses sérieusement que ceci peut justifier un arrêt à ce moment de la campagne?
Supposons que Hitler ait demandé que la retraite du BEF soit coupée le plus rapidement possible, j'imagine très bien les généraux l'envoyer paître en arguant que les moteurs des véhicules ont besoin d'être vidangés et l'avoine distribuée aux chevaux.
Il conviendrait, surtout, de relativiser l'importance temporel du "Haltbefehl", car l'autorisation donnée aux formations blindées d'effectuer les entretiens nécessaires sur leurs matériels roulants - fait suffisamment exceptionnel pour être relevé - est formulée, par la 4.Armee, le 25 mai, à 21 heures, or, le lendemain, les troupes à pieds - y compris les Panzer-Infanterie-Regimenter & les Infanterie-Regimenter (mot) - n'étaient pas, pour autant, restées l'arme au pied. Cette histoire de "remise en état" n'avait pas du prendre plus d'une demi-journée effective, mais, dans la succession des ordres, celui adressé, en même temps, aux unités de la 2 & 12. Armée, dispersées, à la louche, entre l'ouest de Charleville et la ligne Amiens-Cambrai, de forcer l'allure pour renforcer (rapidement) le dispositif "sud" a, également, toute son importance et, là, il n'est pas question d'une quelconque halte, mais très exactement de son contraire.
J'en resterai là, car je me contente d'essayer d'exploiter (et comprendre) les documents militaires officiels existants et ce n'est, déjà, pas de la tarte!
