Post Numéro: 474
de JARDIN DAVID
16 Mai 2013, 06:10
Vos interventions sont tellement passionnantes qu'il faudrait un job à plein temps pour vous suivre !
Surtout que mon Frieser, c'est une version avec Aspro que je le déguste actuellement. Cent fois remettre l'ouvrage sur le métier ....
Pour répondre à Ulysse, ce n'est pas la peine (et lope) de chercher plus loin la réponse à cette questions concernant Cannes : "Le schéma tactique est retrouvable dans un ouvrage dont le nom m’échappe , mais que je donnerai ce soir sans faute !" La démonstration fonctionne sur le principe d'une avancée de l'ennemi sur un centre affaibli et un enveloppement par une aile. Références : Cannes, le plan Schlieffen, le plan Manstein. Frieser montre le sens de rotation des deux armées en le comparant à une porte à tambour ... dessins à l'appui.
Et pour ceci : "Valait il mieux finaliser l'encerclement de Kiev , ou foncer sur Moscou ( je parle du Gruppe Guderian dans le cas d'espèce .. )." il y a une analyse intéressante chez B SCHETZLER, dont nous avons déjà parlé ici.
Juste une petite réflexion pour le soit-disant "Art opératif" qui distinguerait le génie militaire soviétique ; je n'y crois pas une minute ! Pour illustrer ma réponse, je reprends les termes d'un ex-malgré nous, de ma famille éloignée et qui me disait il y a bien longtemps : "les russes, ils les font attaquer quelles que soient les pertes. La première ligne ? Elle n'a pas le choix, il y a les autres derrière qui leur tirent dessus s'ils s'arrêtent, et ils se fichent bien pas mal des pertes. Nous aussi, alsaciens, ils nous mettaient en première ligne avec la surveillance d'un allemand, mais pas ainsi. Les russes, c'est toujours des morts et des morts même s'ils n'ont aucune chance, ils continuent et on en a tué .... Mon père me disait la même chose en 1914. On tirait, on tirait. Et il en sortait toujours d'en face (sur le front Est aussi). A se demander d'où ils venaient. Ils n'ont jamais eu le soucis des pertes ou de la valeur d'une vie. Fin de souvenirs.
Cet "Art", c'est simplement le fait de structurer les unités pour les pousser les unes devant les autres. L'offensive à outrance, mais mécanisée. Avec les mêmes moyens, le stratège (Nap...) sait faire mieux !
Sur ce revenons au HB, je reprends ma chaise, je m'assieds et vous écoute.
JD
"Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi" (Le Cid)