François Delpla a écrit:On est d'accord pour poubelliser le roman d'Ellis ?
Je ne sais rien d'Ellis... ou peut-être ne l'ai-je pas retenu. mais si je me réfère à vos derniers écrits, devrait-on lui associer Frieser ?
Quant à Nehring, dont la citation revient en boucle, il est curieux qu'il ne dise pas du tout la même chose que son chef Guderian, et un grand nombre d'autres personnes. Car que faire des protestations unanimes des militaires, sauf Rundstedt, contre l'ordre d'arrêt ?
Non !... c'est le contraire _ Nehring était le chef d'état-major de Guderian.
Quant à votre prétendue différence d'opinion entre les deux hommes... lisez ce qui suit (je cite Nehring) :
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<< Le soir du 24 mai le corps reçut l'ordre de ne pas traverser l'Aa et de rester sur les positions déjà occupées. On ne justifia pas cette décision et nous supposâmes,
Guderian et moi, que la capitulation des Alliés était imminente _ opinion que confirmaient les instructions reçues de la Luftwaffe...
"Dunkerque doit être laissé à la Luftwaffe. Si Calais n'est pas tombé le 26 mai, la Luftwaffe s'en chargera également".
Cette phrase concernant Calais nous vexa quelque peu, parce qu'elle sous-estimait les possibilités de notre 10ème division de panzers.
Toutefois, il nous apparut que la Luftwaffe pouvait éviter une effusion de sang , exciter l'ennemi à capituler et donner un peu de répit à nos hommes. >>
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Ce n'est pas l' arrêt des chars" qui provoqua un haut-le-corps chez la plupart des officiers des unités de panzers, ce fut la vexation par le constat de la préférence donnée à l'option Goering.
Bien évidemment Halder qui n'était pas en odeur de sainteté avec son Führer et probablement pas avec Goering, fut le premier à clamer sa désapprobation.
Il ne s'agit pas d'examiner le volet diplomatique par haine de l'histoire militaire, comme certains, légèrement, m'en accusent, mais parce qu'il existe et donne seul à tout cela une cohérence.
Dans le contexte qui précéda l'évacuation du CEB par la mer, une manoeuvre politique de l'ennemi, avec le dessein de ménager les britanniques, dans le but de conclure une paix
est contraire à la logique !
Le moyen inéluctable d'aboutir à un tel résultat est de faire étalage du maximum de sa force et d'anéantir l'adversaire, afin de l'avoir à sa merci et de pouvoir lui assigner des conditions implacables...
L'anéantissement...c'est bien le but que voulait atteindre l'ennemi, impitoyablement, sans merci !.
Seulement voilà, il y eut des impondérables !