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Le système de transport militaire français

Une question sur un blindé, une arme, du matériel, un canon, un véhicule, une locomotive de la seconde guerre mondiale?
C'est ici.
MODERATEUR:

Re: Le système de transport militaire français

Nouveau message Post Numéro: 61  Nouveau message de Alfred  Nouveau message Hier, 08:33

D'après son carnet,mon père et sa colonne après avoir zigzagué vers l'arrière peuvent stopper à Laon pour dormir vers 2heures du matin.......

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Re: Le système de transport militaire français

Nouveau message Post Numéro: 62  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message Hier, 16:22

Je poursuis l'exploitation de l'historique du 4ème Bureau.

Le 16 mai les services de transport s'efforcent de réaliser les transports prévus avec rapidité malgré leur volume et l'action aérienne ennemie. Cependant, les renseignements qui parviennent dans la journée indiquent que la situation s'aggrave : la 9e armée n'a plus de liaison avec ses grandes unités. A 20h15 on apprend que l'ennemi s'est emparé de Solre-le-Château (15 km au SE de Maubeuge). La 9e armée est désormais considérée comme définitivement hors d'état d'agir.

Le 17 le commandement ordonne à la 7e armée de couvrir Paris sur une ligne Péronne - Coucy-le-Château (16 km au N de Soissons). De nombreuses unités en cours de transport ou à enlever lui sont affectées.

Le 17 au soir, de Rethel à St Quentin, s'étend un simple rideau discontinu de bouchons antichars visant à interdire le franchissement des ponts aux engins motorisés ennemis.

Le commandement veut également ressouder les armées du nord et du centre. Au nord, une partie de la 7e armée est redéployée au profit de la 1e armée pour sa couverture sur la haute Sambre : 4e DI, 9e DIM, 25e DIM, 1e DLM.
- la 4e DI, déplacée par VF, souffre de retards sur le réseau belge. Elle débarque entre le 16 à 16h et le 19 au matin ;
- la 9e DIM, déplacée par VT, débarque dans la nuit du 16 au 17.
- la 25e DIM doit se déplacer VT et VF (pour l'infanterie, les groupes de transport n'étant plus là). Ses transports s'échelonnent entre le 18 et le 21.
- la 1e DLM est déplacée par VT, plus 8 trains pour les éléments hors d'état de faire la route. Les itinéraires VT cisaillent les arrières des zones belges et britanniques enchevêtrées et encombrées de convois de réfugiés. Elle arrive malgré tout le 17 au soir dans la région du Cateau.

Les problèmes avec le réseau de manoeuvre belge

Les mouvements commencés le 10 mai dans le cadre du plan Y se passent bien. Mais, à partir du 15 mai, "il semble que les fonctionnaires du réseau ferré belge n'apportent pas aux organismes français tout le concours désirable." Le 19, une réunion à Gand fixe la subordination du réseau belge au réseau français. Cependant, cette mesure est trop tardive, le réseau devenant très vite inutilisable.

Dès le 13 mai les difficultés commencent à croître à cause :
- des bombardements aériens,
- des replis de l'armée et de la population belges,
- du repli du corps de cavalerie français,
- de l'encombrement des itinéraires,
- du manque de coordination dans les arrières des armées alliées.

L'historique (rédigé peu après les évènements) signale également quelques actes de sabotage ou d'abandon ("défaillances collectives") par les cheminots belges et l'action de la "5ème colonne".

A partir du 17 mai, le rendement du réseau ferré et du réseau routier tombe brusquement. C'est à la manoeuvre terrestre allemande qu'il faut attribuer cette baisse de régime. La poussée ennemie sur l'arrière des lignes de communication provoque rapidement l'embouteillage et la semi-paralysie dans toute la région menacée d'enveloppement. Reflux de matériel roulant du chemin de fer, reflux et enchevêtrement des arrières des 1e armée et armée britannique, mouvements concentriques de réfugiés s'ajoutent pour ralentir et compliquer les transports stratégiques du Nord au Sud, eux-mêmes rendus précisément très urgents par la menace d'enveloppement du GA 1.

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Re: Le système de transport militaire français

Nouveau message Post Numéro: 63  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message Aujourd’hui, 10:56

Il est peut-être utile de donner le plan de l'historique du 4e Bureau - titre IV - la première phase de la bataille (10-17 mai) que je suis en train de décortiquer :
- avant-propos (4 pages)
- 1 - la mise en oeuvre du plan Y (14 pages)
- 2 - première manoeuvre sur l'Aisne et l'Oise (60 pages)
- 3 - action des services de transport aux armées (16 pages)
- 4 - services de ravitaillement... (34 pages)
- 5 - l'action du ministre de la guerre dans la zone de l'intérieur (34 pages
- 6 - les repliements de population (14 pages)
- 7 - les transports maritimes (6 pages)
- 8 - l'opération Norvège (40 pages)
- 9 - les destructions sur les voies ferrées et les routes (11 pages)

J'en suis à la fin chapitre 2, rubrique le réseau de manoeuvre du commandant en chef.

Le réseau VF permet de servir les armées du Nord à la densité 144/24 (6 trains par heure), d'effectuer des échanges entre le Nord et le GA 2 à 120/24, de servir éventuellement le Jura et les Alpes à 96/24.

Sur les six rocades, cinq passent par la région parisienne (dont 4 par la Ceinture). Elles ne seront pas perturbées par la percée de la Meuse.

Le nombre de rames TCO est théoriquement suffisant : 109 pour le début de la manoeuvre Y, 202 rames pour les mouvements GA 2 vers GA 1 et 60 rames en réserve.

Le réseau routier (VT) est largement dimensionné. Il pose uniquement un problème de communications, assurées par le réseau téléphonique de la DMTR.

La manoeuvre Y utilise 6 groupements de transport pour DIM (plus un pour la 3e DIM en réserve) et 6 groupes de transport de matériel.
Il ne reste que 4 groupes TTN et 1 groupe TP (prévu pour le Jura) en disponibilité. Les autres groupes sont utilisés par les armées pour leurs besoins, ou bien en refonte.

Les moyens VT disponibles ne permettent le transport que de deux infanteries divisionnaires. C'est une des raisons des problèmes rencontrés lors de la percée allemande, car la riposte reposait essentiellement sur la voie ferrée. Contre l'action menée en flèche par des unités mécanisées rapides, les transports VF, surtout sur des parcours de 80 à 100 km pouvaient difficilement lutter. L'embarquement, le débarquement et le déploiement d'une division la neutralisait pendant 3 ou 4 jours.
- Ou bien les unités sont débarquées sur le flanc de la poche, à distance suffisante de sûreté : elles ont alors un rôle passif.
- Ou bien on tente de leur faire gagner de vitesse la progression ennemie (exemple de la 21e DI). En raison des difficultés de circulation, la division s'égrène sur une profondeur de plus de 100 km et ses éléments ne peuvent plus opposer à l'ennemi qu'une brève résistance fragmentaire.

Bilan du transport du 10 au 17 à minuit

- manoeuvre Y : 3 DLM + 6 DIM
- renforcement du centre : 27 GU (divisions ou EOCA) transportées :
- 7 en totalité en voie ferrée
- 9 en mode mixte (avec leurs propres véhicules pour la voie terrestre)
- 4 en mode mixte (avec les véhicules des groupes de transport pour la voie terrestre)
- 2 en totalité VT (3e et 9e DIM)
- 3 en totalité VT par leurs propres moyens
- 2 à pied / en véhicules des groupes de transport

L'ensemble représente 1 000 trains.

L'historique remarque que le renforcement du centre a été ordonné unité par unité, sans vue d'ensemble (le commandement a fait "un usage proprement anarchique" du système régulateur), ce qui a rendu difficile l'action des régulateurs.

L'attaque des voies de communication par bombardement aérien n'a pas entraîné de difficultés importantes. Par contre, la brèche faite à partir du 13 mai sur la Meuse désorganise progressivement le système régulateur (RG Reims).

Au final, le réseau de manoeuvre et le système de régulation sont toujours opérationnels le 17 au soir. Cependant, la liaison avec le GA 1 est étriquée (la ligne Paris-Amiens supporte la majorité de la charge de transport) "et devient une ligne de communications d'une sensibilité extrême".

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Re: Le système de transport militaire français

Nouveau message Post Numéro: 64  Nouveau message de Alfred  Nouveau message Aujourd’hui, 13:59

le 16mai voit le départ de la 10ème batterie du 309RAttde Laon vers Soissons via Coucy le Chateauaprès une attaque matinaleavec bombardement et mitraillage par 3 Heinkel juste avant le départ...repas à Soissons puis les bois ,cachés vers Coucy Follembray Puis Forêt de Compiègne par Noyon .Dormis à St Jean les Bois.....restés le 17en Forêt de Compiègne départ 17heures et arrivés près de St Sauv(eur ,,)aert ( ?)

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