Internet rendrait bête ?Je vous propose une réflexion sur "l'état du web" qui a mené, cet été, à faire la lumière sur une pratique récente des géants de l'IA :
. acquérir des millions de livres pour les faire ingurgiter par l'IA met en évidence les défauts de qualité des sources disponibles sur le web (nous sommes nombreux ici à nous en être rendu compte, le web n'est pas une panacée ! Loin de là !) et plus précisément :
. la rareté des données de qualité disponibles sur le web ;
. la mauvaise qualité du langage (syntaxe, vocabulaire, argumentaire) ;
. le manque de raisonnement complexe ;
. un contenu trop peu pointu.
Les géants du web démontrent par eux-mêmes que la masse de connaissances gratuites qu'ils prônent dégrade la qualité globale desdites connaissances (CQFD).
(en forçant le trait, en utilisant le web comme source... ...l'IA devient plus conne

).
D'où le recours à du contenu de qualité : les livres ! (et quid du droit d'auteur ?).
Mais au-delà de faire ingurgiter des livres à leurs modèles IA,
l'industrie technologique détruit les livres une fois utilisés !
On vit un autodafé numérique !
Pour ceux que le sujet intéresse, ci-dessous une série de références récentes sur le sujet (synthétisées par Gemini

) :
L'utilisation massive et controversée de livres protégés par le droit d'auteur pour entraîner les grands modèles de langage fait l'objet d'une couverture médiatique importante en France, particulièrement marquée par de récents rebondissements juridiques majeurs et des scandales industriels.Voici les principaux articles de la presse française et francophone qui décrivent ces pratiques :
1. Le scandale de la destruction physique de livres (« Project Panama »)À l'été 2026, des révélations ont secoué l'industrie : l'entreprise Anthropic (créatrice de l'IA Claude) a été accusée d'avoir acheté des millions de livres imprimés pour les massicoter, les numériser puis les envoyer au pilon afin d'alimenter son IA.Siècle Digital détaille les coulisses de cette méthode qui indigne l'écosystème du livre : Ils achètent des milliers de livres… pour les détruire.Les Numériques décrypte l'impact de ce projet secret, soulignant que des ouvrages rares et parfois introuvables ont définitivement disparu après leur numérisation destructrice : Des livres introuvables détruits à jamais après avoir alimenté une IA.
2. Les procès majeurs et les accords financiers historiquesLe piratage de livres à grande échelle pour entraîner l'IA a donné lieu à des ripostes judiciaires massives à l'été 2026.20 Minutes revient sur l'accord financier historique de plus de 1,3 milliard d'euros validé par la justice américaine, forçant les créateurs de l'IA Claude à indemniser les auteurs pillés : Les créateurs de Claude vont devoir verser un milliard pour avoir utilisé des livres.Actualitté (média spécialisé de référence dans l'édition) analyse la nouvelle offensive des éditeurs franco-américains, menés par Hachette, qui attaquent frontalement le modèle Gemini : Gemini entraîné avec des livres piratés ? Google attaqué en justice à son tour. Ils étudient également l'accord global avec les universités : 100 000 livres universitaires serviront aussi à entraîner les IA de Google.
3. Les mutations et la paranoïa dans le monde de l'éditionAu-delà de l'entraînement pur des algorithmes, la peur de l'IA bouleverse les contrats d'édition traditionnels et le contenu des librairies numériques.L'Express raconte comment le simple soupçon d'avoir utilisé une IA pour rédiger ou améliorer un manuscrit a fait annuler un contrat de plusieurs millions de dollars en août 2026 : Un soupçon d'intelligence artificielle fait voler en éclat un contrat en or dans l'édition.Souhaitez-vous des articles axés spécifiquement sur le cadre juridique européen (comme l'AI Act) ou préférez-vous analyser l'impact de l'IA sur la génération automatique de livres vendus sur Amazon ?