En avril 1942, 44 pièces antichars 7,5 cm Pak 40 tractées entraient en service, un an plus tard, elles étaient déjà au nombre de 2 122! Leur point faible et l'une des raisons majeures de leurs pertes au combat, résidait dans leur poids, 1425 kg en batterie...
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... qui exigeait un tracteur pour leur déplacement, d'où l'existence, en parallèle, en avril 1943, d'un parc de 300 Panzerjäger (Sfl), canon antichars automoteurs - à l'époque, des 7,5 cm Pak 40 installés sur des châssis de Panzer II-... sauf que cette solution automotrice avait, elle-aussi, son revers, son coût de production!
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Problème connexe, seules, les Panzer-Divisionen, les ID (mot.) (ultérieurement, Panzer-Grenadier-Divisionen), et un certain nombre de Heeres- Panzerjäger-Abteilungen, unités "indépendantes" étaient dotées de tracteurs semi-chenillés, Sd.Kfz. 10 (1 t) et Sd.Kfz. 11 (3 t), sachant que les tracteurs sur roues, tels que le Krupp Protz (Kfz. 69) ou le m.gl. PKw (Kfz.12), transport de personnel, classe moyenne, classés"tout-chemin", n'avaient pas été conçus pour les conditions de terrain du Front Est et ses raspoutitsa saisonnières!
Krupp Protze (Kfz. 69)

Horch Typ 901, classe (m.gl.PKw)

Janvier 1943 avait vu l'entrée en service du Raupenschlepper Ost (RSO), avec 1104 exemplaires déjà livrés en unités! D'un poids de 1500 kg à vide, de 3900 kg en charge, avec une capacité de remorquage de l'ordre de 2 tonnes, le RSO était doté d'un 8 cylindres à essence de 3,5 l Steyr à refroidissement par air de 85 CV - ses versions ultérieures RSO/2 & /3 disposeront également d'un Diesel de 5 l de cylindrée développant 66 CV - . Le souci premier pour sa mise à production avait été la recherche de la production d'un véhicule"économique", une vraie "bonne à tout faire", dotée d'excellentes capacités tous-terrains, grâce, notamment à ses dimensions ramassées (4,42 m de long, 1,99 m de large), son train de chenilles à jeux de galets de roulement "simples", faciles à nettoyer, en cas d'accumulation de boues, de neige, voire de glace!
Revers de la médaille, sa vitesse maximale sur route carrossable atteignait tout juste 17 à 18 km/h, tandis que sa conduite, réputée "brutale", exigeait un chauffeur expérimenté - d'autant que ce chenillard n'était pas équipé d'un volant, mais de deux grands leviers de manoeuvre, qui, actionnés différemment dans les virages, freinaient le train de chenilles "intérieur"-, que son moteur, installé au centre de la cabine de conduite, y générait un bruit épouvantable et dégageait une chaleur insupportable - ce qui avait amené, pour les versions RSO 2/3, toujours dans un souci d'économie, à le doter d'un bas d'habitable de conduite, confectionné, certes, avec des structures métalliques, mais aussi avec des éléments en bois (panneaux, portières), de supprimer son toit "en dur", pour installer, à la place, un simple capote dépliable par mauvais temps!... ce qui, l'air de rien, avait souvent "facilité la vie" des deux occupants de la cabine de conduite.
RSO/1 remorquant un 7,5 cm Pak 97/38...
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RSO/3, version finale entièrement bâchée et capotée...
Le RSO produit à 15 000 exemplaires entre 1942 et 1945 - une cadence exceptionnelle réalisée par l'industrie automobile militaire allemande pour la construction d'un unique modèle de véhicule de servitude! - avait été employé à toutes les sauces et tous les fronts, essentiellement, en tant que "tracteurs" de à peu près n'importe quoi, remorques de ravitaillement, tracteurs d'artillerie de campagne, antichar, Nebelwerfer, etc.
De surcroit, l'importance de ses cadences de production, son (relatif) faible coût de construction et sa modeste vitesse de déplacement en avait fait un véhicule "idéal" pour se voir attribuer aux Infanterie-Divisionen, réputées "piétonnes", et à leurs "héritières", en 1944, les Volks-Grenadier-Divisionen, où, désormais, certaines composantes, telles que la Panzerjäger-Abteilung ou les deux le. Artillerie-Abteilungen, dotées, selon le cas, d'obusiers légers 10,5 cm le.FH 18 et 18/40, voire d'un panachage, effectué généralement, à 1. Abteilung, avec deux ou trois batteries armées de 7,5 cm FK 40, qui n'étaient rien d'autres que des pièces antichars de 7,5 cm Pak 40, utilisées dans les deux rôles, antichar et appui-feu... disposition qui avait amené, à dater de l'été 1944, à chercher d'augmenter, au moins, jusqu'à +45° (afin de tirer dans les deux "registres!), alors que l'élévation du 7,5 cm Pak 40, avec ses +22°, limitait en gros sa portée à 8500-8800 m!

La Heer avait, alors, lancé un programme pour la mise au point d'une pièce "polyvalente" de 7,5 cm FK/Pak 40, installée sur un affût, censé être "multi-usages", dérivé de celui qui était alors produit pour le 10,5 cm le.FH 18/40. Début 1945, les Allemands étaient parvenus à améliorer l'élévation du "7,5 cm FK/Pak 40" jusqu'à + 35°, avec la version désignée, alors, FK 7 M 59 et mise en service (!), d'une portée de 10 275 m, mais, entre autres, leurs exigences conjuguées en portée efficace (plus de 13 000 m!) et capacités de tir sur 360° (Rundumfeuer) avaient aimablement flingué le FK 7 M 85, l'ultime version alors mise au point, qui, sous une élévation maximale de +42°, proposait une portée maximale de 13 350 m!... Mais, il s'agit, là, d'un tout autre problème!
Revenons à notre RSO et sa version canon antichar automoteur, qui s'était avérée être une fausse "bonne idée"! Le RSO constituait, désormais, un porteur automoteur peu coûteux à convertir et à produire. Sa capacité d'emport de +/- 1,5 tonnes était largement compatible au poids d'un 7,5 cm Pak 40, dépourvu de son train de roulement, de ses flèches et installé sur un support pivotant, qui facilitait son orientation.
Bref, au printemps 1943, "tout (semblait) aller pour le mieux dans le meilleur des mondes", avec le proto "V4" du 7,5 cm Pak 40, installé sur le châssis du RSO, converti en "Waffenträger" (porteur d'armes), qui avait abouti à cette version de production...
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Le démonstrateur V4, présenté sur le terrain, le 23 janvier 1944, au Führer, son contexte économique et les nombreux avis favorables exprimés par ses conseillers militaires, l'ayant largement convaincu, il avait alors donné son "feu vert" pour une toute première série de 400 exemplaires!
Sauf que, sur le terrain, çà avait vite tourné vinaigre, car, dès le 4 juin 1944, l'OKH relevait, à partir des rapports des unités, que la silhouette du 7,5 cm Pak 40/4 sur RSO/2 s'avérait être trop "imposante" pour être correctement camouflée, insuffisamment protégée et l'automoteur affligé d'un surcharge excessive et d'une vitesse de déplacement trop lente! A cette même date, AH, lui-même, informé, avait décidé d'interrompre définitivement sa production!
Au final, l'automoteur avait été construit à 60 exemplaires, attribués à une demi-douzaine d'unités antichars

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