RoCo a écrit:Loïc Charpentier a écrit:
Par contre, le modèle du 8,8 cm Pak n'étant pas précisé[/i][/b]
J'ai oublié de préciser : pour les compagnies dotées en 8.8 cm : il s'agit de 8,8 cm Pak 43
Festungs-Pak-Kompanie 23/X

Source : BAMA

Roger,
Que lis-tu dans la rubrique
LKW (camions)? Le "
Soll", dotation théorique, est nul, mais il y a en
Ist des griffonnages au crayon que je ne parviens pas à lire. Sinon, on a bien 12 "
Protzen", chariots d'avant-train hippomobiles, pour les 12 pièces russes de
7,62 cm JK 290 (r), modèle 1902/30 - aucune dotation en
8,8 cm Pak 43 - et seulement deux malheureux bourrins (
Pferde)...sachant qu'il en faut, au moins, quatre, voire six, pour remorquer une pièce de 7,62 cm et son avant-train!

... ce qui me laisserait à penser que ces deux bourrins étaient des "bêtes de selle" montées par des officiers de l'unité.
Ces
Festungs-Pak-Kompanien étaient manifestement des unités statiques!
... ces unités sont positionnées systématiquement à l'ouest de ces lignes.
quelle est l'utilité de positionner des unités statiques en dehors de lignes de défense et à l'arrière du front ?
Si l''artillerie de campagne est positionnée sur les arrières de la
FKL ou les
Infanterie-Geschütze (
IG 18,
s.IG 33), sur ou au plus près de cette même
FKL, les pièces antichars étaient, elles, généralement, mises en batterie "en amont" de la
FKl, et disposées,de préférence, afin de prendre en enfilade les voies d'accès possibles pour l'adversaire - cas particulier, le
8,8 cm Pak 43 L/71, qui , à l'époque, pouvait fumer "de front" n'importe quel blindé allié ou soviétique entre1500 et 2000 m! Les pièces russes 76,2 mm M 1902/30 étaient créditées , d'après les documents allemands, d'une "portée efficace visuelle" de 800 m, en tir direct - la qualité des dispositifs optiques de visée produits par les Soviétiques étant assez médiocre! -. De toute manière, sur le flanc des Vosges, cette possible "visibilité" de 800 m constituait bien souvent un "must", car elle était souvent, dans le meilleur des cas, de l'ordre de 500/600 m.
Dès lors, vue la disposition des pièces antichars, tout reposait sur la qualité de leurs dissimulations, leurs camouflages et, surtout, la "compétence opérationnelle" des équipes de servants afin qu'elles ne déclenchent leurs premiers tirs le plus tardivement et à la distance la plus courte possible. En dézinguant, très vite, deux à trois blindés à la suite (devant et derrière), dans une colonne ennemie en progression, cette dernière se repliait rapidement, sachant que la brutalité de l'engagement, la vitesse des tirs et la qualité des impacts limitaient d'autant la localisation précise des pièces antichars par l'adversaire!
Globalement, les positions antichars "tractées", même, disposant d'un parc suffisant de tracteurs d'artillerie tout-terrain, avec des pièces qui pesaient 1,7 à 4,2 tonnes, étaient, toutes , +/- "condamnées à court terme"... leur "rentabilité militaire" se résumant, en raison de leur "moindre coût" de production, au nombre de blindés détruits (eux, nettement plus coûteux!) avant son "retrait" ou son abandon sur le terrain. Au bout d'un moment, les positions des pièces les mieux dissimulées finissaient par être repérées, ce qui déclenchait un "pilonnage" d'artillerie ou l'emploi de "
Jabos"... la spécialité de
Panzerjäger, quelque était le camp, notamment avec des pièces antichars tractées, ayant toujours été quelque peu "suicidaire". Là, en plus, côté allemand, on a à faire à des unités antichars (statiques!) constituées de "bric et de broc", avec, bien souvent, des "pieds plats" issus d'unités de sécurité, formés à la va-vite!
