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La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Une question sur un blindé, une arme, du matériel, un canon, un véhicule, une locomotive de la seconde guerre mondiale?
C'est ici.
MODERATEUR:

Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 111  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 16 Juin 2026, 07:46

Le thème suivant du chapitre VII concerne les transports motorisés (Kraftfahrwesen). En voici la présentation et la première partie, le réapprovisionnement en carburant, en texte intégral.

154 : Le service des véhicules motorisés de l'armée de campagne comprend : le réapprovisionnement en carburant (1), la réparation et le remplacement des véhicules motorisés, des pneumatiques et de tout type d'équipement automobile (2).

(1) Carburants pour véhicules motorisés : carburants pour moteurs à essence et diesel, huiles et lubrifiants.

(2) Cela comprend également les pièces de rechange, telles que les pièces de roues et de chenilles.

155 : Le commandant de l'armée de réserve (BdE) assure, conformément aux instructions du Haut Commandement de l'armée (Gen.Qu.), les besoins en ravitaillement en carburant et en pneumatiques pour véhicules motorisés, en véhicules motorisés, en matériel motorisé et en pièces de rechange.

156 : Le Haut Commandement de l’armée (Gen.Qu.) dispose des stocks de carburant et de pneumatiques pour véhicules motorisés mis à la disposition de l’armée de campagne. Le Quartier-maître général décide, en accord avec le chef des transports (Chef des Transportwesens), quelle quantité doit être stockée dans les trains de ravitaillement du Haut Commandement de l’armée et quelle quantité doit être acheminée vers les armées ou mise à leur disposition. Il traite les demandes de ravitaillement des commandements d'armée en carburant et en pneumatiques pour véhicules motorisés, en véhicules blindés de combat (Panzerkampffahrzeugen) et en pièces de rechange ; il règle l'ensemble de l'approvisionnement en véhicules motorisés pour les troupes de l'armée. Il édicte, si nécessaire, des dispositions restrictives concernant l'utilisation des véhicules motorisés.

157 : Les commandements supérieurs de l'armée, les commandements de corps et les commandements de division traitent les demandes de ravitaillement des formations et unités subordonnées. À cette fin, ils disposent de responsables chargés des questions relatives aux véhicules. Ceux-ci proposent l’utilisation des installations et des services pour l’approvisionnement en véhicules ainsi que des dispositions concernant l’utilisation des stocks disponibles de matériel automobile, de carburant et de pneumatiques et l’exploitation des ateliers appropriés.

Réapprovisionnement en carburant pour véhicules.

158 : Les dépôts de ravitaillement de l'armée (Heeres Nachschubtanklager) relèvent, sur le plan administratif, du commandant de l'armée de réserve (BdE), qui en réglemente le réapprovisionnement conformément aux instructions du commandement suprême de l'armée (Gen.Qu.). C'est à partir de ces dépôts que le carburant destiné aux véhicules de l'armée de campagne (1) est acheminé par trains de ravitaillement (Betriebsstoffzügen). Le quartier-maître général peut ordonner aux armées de s'approvisionner auprès de certains dépôts de ravitaillement de l'armée. La demande du carburant nécessaire pour les véhicules à moteur est alors effectuée directement par le commandement suprême d'armée (A.O.K.).

(1) Les véhicules individuels et les colonnes isolées de l'armée de campagne peuvent, lors de leurs déplacements vers et depuis des postes de service et des installations d'approvisionnement situés en dehors de la zone d'opération de l'armée, faire le plein dans des stations-service publiques. À cette fin, ils sont munis de cartes d'essence par leur autorité de commandement supérieure.

159 : Les trains de ravitaillement (2) transportent le carburant pour véhicules motorisés dans des wagons-citernes ferroviaires (Eisenbahnbetriebsstoffkesselwagen), des camions-citernes (Betriebsstoffässern) ou des récipients standards (Einheitsbehältern) vers la zone de rassemblement des ravitaillements à la disposition du commandement d'armée (O.Qu.). Sur ses instructions, des unités de carburant (Betriebsstoffeinheiten) (2) sont constituées à partir de wagons-citernes (Kesselwagen) et de fûts (Fässern), acheminés en avant et utilisés, seuls ou à plusieurs, comme stations-service ferroviaires (Eisenbahntankstellen) (2). Les trains comportant des récipients standards sont acheminés vers les gares de déchargement pour le ravitaillement et y sont déchargés. Les récipients standards sont entreposés dans des dépôts de carburant (Betriebsstofflagern) (2).

(2) Pour plus de détails, voir la partie II.

160 : Les stations-service ferroviaires, dans la mesure où elles sont destinées aux corps d’armée et aux divisions, sont mises en place dans des gares situées à proximité des terminus ferroviaires - si possible toutefois séparées de la gare de déchargement pour le ravitaillement. Elles sont gérées par le parc automobile (Kraftfahrpark), qui fournit le personnel et le matériel.

161 : Les dépôts de carburant sont généralement mis en place par le parc automobile en avant des terminus ferroviaires.

Les stations-service ferroviaires et les dépôts de carburant approvisionnent en carburant les convois de véhicules d'armée, des corps d'armée et des divisions. Si nécessaire, le parc automobile peut également distribuer par leur intermédiaire des pneus pour véhicules.

162 : Les colonnes de véhicules pour le carburant (Kraftwagenkolonnen für Betriebsstoff) ont soit une capacité de 50 m³ (grandes colonnes de véhicules pour le carburant), soit de 25 m³ (petites colonnes de véhicules pour le carburant). Elles couvrent la distance entre les stations-service ferroviaires ou les dépôts de carburant et les points de distribution de carburant (Betriebsstoffausgabestellen) où les camions reçoivent le carburant et le matériel des troupes motorisées.

Certains véhicules des colonnes de véhicules de ravitaillement en carburant sont affectés à des stations-service pour véhicules individuels (Tankstellen für Einzelfahrzeuge), destinées aux véhicules des états-majors et des troupes non motorisées.


Illustration : ravitaillement en carburant pour véhicules

Image

Procédure de demande ou d'instruction (ligne pointillée) :

Les véhicules individuels des états-majors et des troupes non motorisées s'approvisionnent dans les stations-service pour véhicules individuels (Tankstellen für Einzelfahrzeuge) ; les demandes auprès du commandement de division ne sont acceptées que dans des cas particuliers.

Les demandes sont adressées :
- par les troupes motorisées au commandement de division, qui dispose d'une colonnes de véhicules pour le carburant (Kw. Kol. für Betr. Stoff),
- par le commandement de division au commandement de corps d'armée , celui-ci auprès de l'armée (A.O.K.), qui dispose de stations-service ferroviaires (Eisenbahntankstellen), de dépôts de carburant (Betriebsstofflager) et de colonnes de véhicules pour le carburant (Kw. Kol. für Betr. Stoff)
- l'armée auprès de l'O. K. H. (Gen.Qu.), qui effectue les attributions à partir de stocks mobiles (beweglichem Vorrat) ou de dépôts de ravitaillement de l'armée (Heeresnachschubtanklagern).

Voie de ravitaillement (ligne pleine)

À partir des dépôts de ravitaillement de l'armée (Heeresnachschubtanklagern) ou des réserves mobiles (bewegl. Vorrat) de l'OKH, acheminement par trains de carburant (Betriebsstoffzügen) vers la zone de rassemblement de ravitaillement ou vers les gares de déchargement pour le ravitaillement, à la disposition de l'armée (A.O.K.), qui organise la constitution d'unités de ravitaillement (Betriebsstoffeinheiten) et de stations-service ferroviaires (Eisenbahntankstellen) ou fait aménager des dépôts de carburant (Betriebsstofflager).

Les stations-service ferroviaires sont avancées sur le réseau ferroviaire et livrent du carburant pour véhicules motorisés aux colonnes de ravitaillement en carburant (Kw. Kol. für Betr. Stoff).

Des dépôts de carburant (pour récipients standard - Einheitsbehälter) sont mis en place en avant des terminus ferroviaires.

Les colonnes de ravitaillement en carburant remplissent, aux points de distribution de carburant (Betriebsstoffausgabestellen), les camions de ravitaillement en carburant (Lkw. für Betr. Stoff / für Betr. Stoff und Gerät) destinés aux troupes motorisées, et mettent à disposition des véhicules individuels servant de stations-service (Fahrzeuge als Tankstellen) pour les véhicules isolés des états-majors et des troupes non motorisées.


La deuxième partie du règlement (H.Dv.g. 90) fournit des informations sur :
- la consommation de carburant des véhicules (consommation moyenne de carburant aux 100 km) - la palme revient au Ferdinand : 800 l / heure (environ 1 500€ au moment où j'écris ces lignes)
- la consommation des unités et formations motorisées (donnée à titre indicatif) - ex: 52 000 l pour un régiment de transport motorisé
- la première allocation en carburant des unités. Exemple : troupes blindées = 3 unités dans les réservoirs et les colonnes ; 1 unité dans la colonne du niveau supérieur.
- les stocks de carburant : le commandement suprême d'armée (AOK) dispose généralement, dans les convois de carburant, les stations-service ferroviaires, les dépôts de carburant, les convois de véhicules de ravitaillement ou encore dans les dépôts de carburant et les stations-service fixes, d'une réserve de carburant correspondant à trois jours de consommation pour l'ensemble des véhicules à moteur de l'armée.
- la capacité des transports de carburant

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Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 112  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 16 Juin 2026, 07:56

Loïc Charpentier a écrit:Bonsoir, Bernard,
D'après ce que je crois avoir appris, au sein des "divisions d'infanterie", il existait, sur leurs arrières ou au Heimat, une sorte de "maternités équines", des "poulinières", où étaient accueillies les juments porteuses, qui étaient censées y vêler, leurs poulains étant, après sevrage, dressés pour leur future tâche, période complète d'élevage et dressage, qui pouvait, elle-même, allègrement flirter avec les "18 mois"!

C'est assez compliqué à comprendre, de nos jours, car on était très loin de "l'anthropomorphisme" que certains humains ont désormais tendance à vouloir développer actuellement, tout en n'écartant pas, pour autant, une certaine tendresse affectueuse envers ces jeunes animaux...attitude "admise" mais, qui était, néanmoins, des plus limitées, car il s'agissait avant tout, de chevaux de monte (sang chaud) ou de trait (sang froid), tous, dressés pour les situations de combat. Jusque, y compris, en 39-45, au sein de la Wehrmacht, le "bourrin" avait constitué une "source de propulsion" essentielle, comme le prouvent les nombreuses études militaires -aussi bien allemandes, françaises ou autres -, publiées dès la seconde moitié du XIXème siècle, qui s'efforçaient de traiter du sujet "en profondeur"! :mrgreen:


Bonjour Loïc,

Ce point n'est pas abordé dans le H.Dv. 90. qui, d'une manière générale, ne traite pas de la "production" mais uniquement de l'acheminement de tout ce qui est matériel - au sens large - et, pour ce qui est du vivant, des chevaux et du bétail (et des soldats prisonniers). La "production" équestre était-elle du domaine du vétérinaire de l'OKH ou d'un autre domaine, je ne le sais pas.

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Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 113  Nouveau message de RoCo  Nouveau message 16 Juin 2026, 10:28

bernard-1954 a écrit:
Ce point n'est pas abordé dans le H.Dv. 90. qui, d'une manière générale, ne traite pas de la "production" mais uniquement de l'acheminement de tout ce qui est matériel - au sens large - et, pour ce qui est du vivant, des chevaux et du bétail (et des soldats prisonniers). La "production" équestre était-elle du domaine du vétérinaire de l'OKH ou d'un autre domaine, je ne le sais pas.


L'achat des chevaux était faite par une commission de remonte dépendant de l'OKH, composée d'officiers vétérinaires et d'experts équestres, qui parcourait les régions d'élevage pour sélectionner les bêtes
L'achat des chevaux âgés de trois à quatre ans était effectué par cette commission de remonte, soit sur des marchés publics, soit auprès de grands éleveurs. Les chevaux qui ne répondaient pas aux exigences étaient « écartés » et ne pouvaient plus être proposés à la vente à la commission de remonte.
Les chevaux étaient ensuite envoyés dans les centres de remonte, où ils restaient un an, bénéficiant de bons soins et d’accès régulier aux pâturages, afin d’acquérir une condition physique homogène.
Ils rejoignaient ensuite la troupe, où ils étaient débourrés ou attelés la première année en tant que « jeunes remonte », puis finissaient leur formation en tant que « vieux remonte ».

H.Dv. 12 Reitvorschrift vom 18.8.1937
Au cours de la formation, seuls les sous-officiers et les soldats plus anciens avaient le droit de monter les chevaux de remonte
et même les chevaux de la 3e année de formation. Les soldats de première année
n'avaient le droit de monter que des « chevaux bien dressés ».
https://drive.google.com/file/d/1ezttLm ... aa4dC/view page 188-189 et suivants (page 100 et suivants)

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Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 114  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 16 Juin 2026, 10:42

::Merci:: , Roger ::super::

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Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 115  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message 17 Juin 2026, 07:20

Deuxième partie du thème des transports motorisés (Kraftfahrwesen) : la réparation et le remplacement des véhicules à moteur, des pneumatiques et des équipements de véhicules de toutes sortes (texte intégral).

163 : Les véhicules blindés de combat et leurs pièces de rechange ainsi que les pneumatiques sont demandés par les commandements d'armée (O.Qu) auprès du commandement suprême de l'armée (Gen.Qu.) et attribués par celui-ci par l'intermédiaire du commandant de l'armée de réserve (BdE).

164 : Tous les autres véhicules à moteur ainsi que les équipements motorisés de toute nature sont demandés par le commandement d'armée directement auprès du commandant de l'armée de réserve.

165 : Le parc automobile (Kraftfahrpark) d’armée dispose d’un stock de pièces de rechange et de pièces détachées, de pneumatiques ainsi que de véhicules complets, et effectue les réparations importantes. Il met en place, en utilisant les installations appropriées du secteur privé, des ateliers automobiles fixes (Kraftwagenwerkstätten) dont la capacité peut être augmentée par l’affectation de sections ateliers de l’armée (Kraftwagenwerkstattzügen). Il dispose en outre du matériel et du personnel nécessaires pour récupérer les véhicules automobiles de la troupe qui ne sont pas en état de rouler. Dans la mesure où le parc automobile ne peut pas effectuer lui-même les réparations, les véhicules automobiles sont remorqués vers les parcs automobiles de l'intérieur (Heimatkraftfahrparke) désignés.

166 : Les sections d'atelier automobile - sections d'atelier automobile des compagnies d'atelier (Werkstattkompanien) et des compagnies d'atelier blindé - effectuent les réparations des véhicules automobiles et du matériel motorisé dans la mesure où celles-ci ne peuvent être réalisées par la troupe. Elles doivent être déployées en utilisant des ateliers fixes situés à proximité des voies de ravitaillement.

167 : La troupe demande le remplacement des véhicules à moteur, des pneumatiques pour véhicules à moteur et des équipements motorisés conformément au registre de l'équipement de guerre (armée de terre) - Kriegsausrüstungsnachweisung (Heer) - auprès de l'autorité de commandement qui lui est supérieure selon l'organisation de guerre (1).

(1) Les troupes de corps d'armée, d'armée ou de l'armée de terre, même si elles sont engagées au sein d'une division, en font la demande directement auprès du commandement du corps d'armée, du commandement supérieur d'armée ou du haut commandement de l'armée de terre.

Les pneus pour véhicules motorisés demandés sont soit réceptionnés, comme le matériel, par les colonnes de ravitaillement (Nachschubkolonnen) au parc automobile et distribués à la troupe aux points de collecte de matériel (Gerätsammelstellen) de la division, soit acheminés, comme le carburant, via les stations-service ferroviaires (Eisenbahntankstellen) ou les dépôts de carburant (Betriebsstofflager) vers les points de distribution de carburant (Betriebsstoffausgabestellen).

Illustration : réparation et ravitaillement des véhicules à moteur et des engins motorisés

Image

Itinéraire de remorquage (ligne continue).

L'unité remet le véhicule motorisé nécessitant une réparation à la compagnie d'atelier la plus proche (sections d'atelier) - Werkstattkompanie (Kw. Werkstattzüge). Si la réparation n'est pas possible sur place, le véhicule est remorqué vers le parc automobile (Kraftfahrpark) d'armée, qui fournit le cas échéant un véhicule de remplacement et assure le remorquage vers les parcs automobiles du territoire national (Heimatkraftfahrparke).

Voie de demande ou d’instruction (ligne pointillée) :

Les demandes sont adressées :
- par la troupe, si la réparation n’est pas possible au niveau de la compagnie d’atelier (sections d’atelier), au commandement de division,
- par le commandement de division au commandement de corps d’armée, celui-ci au commandement d'armée, qui procède au transfert depuis le parc automobile d’armée,
- le commandement d’armée s’adresse au commandant de l’armée de réserve (BdE) - les véhicules de combat blindés et leurs pièces de rechange ainsi que les pneumatiques pour véhicules motorisés transitent par l’OKH (Gen Qu) -, qui les transfère depuis les parcs automobiles du territoire national, les dépôts de pneumatiques du territoire national (Heimatbereifungslagern) ou les usines. Les troupes de corps d’armée, d’armée ou de réserve générale (Heerestruppen) demandent, même si elles sont engagées au sein d’une division, directement auprès du commandement organique (respectivement : corps, armée ou OHK).

Voie de ravitaillement (ligne continue) :

Les parcs automobiles du territoire national, les dépôts de pneumatiques du territoire national ou les usines envoient le matériel motorisé demandé par chemin de fer ou par convoi routier au parc automobile d’armée ; de là, il est acheminé par chemin de fer via la gare de déchargement pour le ravitaillement ou par convoi routier directement vers la troupe.

Les pneus des véhicules sont soit réceptionnés, tout comme le matériel, par les colonnes de ravitaillement au parc de véhicules de l’armée et distribués aux points de collecte de matériel de la division, soit acheminés, à l’instar du carburant, vers les points de distribution de carburant.

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Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 116  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message Hier, 07:28

Le thème suivant du chapitre VII est celui de la réparation et du remplacement du matériel de guerre (Instandsetzung und Ersatz der Kriegsausrüstung).

Tout d'abord, la réparation (texte intégral) :

168 : La réparation des armes, du matériel (1), des vélos, des véhicules et des véhicules à moteur (2), ainsi que des vêtements et de l'équipement des hommes, est effectuée par les armuriers (Waffenmeister) ou les artisans (Handwerker) de la troupe.

Les armes, le matériel, les vélos, les véhicules et les véhicules à moteur (2) qui ne peuvent être réparés au sein de la troupe sont remis à la compagnie d'atelier (Werkstattkompanie) (3), le matériel de transmission à la colonne de transmission légère (leichte Nachrichtenkolonne), les vêtements et l'équipement des hommes aux centres de collecte de matériel (Gerätsammelstellen) de la division (4).

(1) Dans la présente section, le terme « matériel » désigne tout l'équipement figurant dans le répertoire de l'équipement de guerre (armée de terre) (Kriegsausrüstungsnachweisung (Heer)) qui n'est pas mentionné en détail.

(2) Cf. VII e, le thème des transports motorisés vu dans les deux dernièrs posts.

(3) Les unités blindées remettent les armes, les chars de combat et les véhicules motorisés ainsi que le matériel de transmission aux compagnies d'atelier blindées (Panzerwerkstattkompanien) des régiments blindés en vue de leur réparation.

(4) Les troupes de corps d’armée, d’armée et de réserve générale (Heerestruppen) procèdent de la même manière, conformément aux instructions détaillées de l’autorité de commandement supérieure.

169 : Si la remise en état n’est pas possible au sein de la compagnie d’atelier ou de la colonne de transmissions légère en raison de la nature ou de l’ampleur des travaux à effectuer, il convient, après en avoir informé la troupe afin qu'elle puisse demander des remplacements, de remettre :

- les armes et les véhicules à l'atelier de campagne (Feldwerkstatt) d'armée ou, dans des cas exceptionnels, au centre de collecte de matériel de la division,
- les véhicules à moteur et les véhicules blindés de combat au parc automobile (Kraftfahrpark) (1) - il peut également les récupérer lui-même,
- tout le reste du matériel aux centres de collecte du matériel de la division.

(1) Cf. VII e.

170 : Les centres de collecte de matériel de la division sont installés à des endroits pratiques pour la troupe ou à proximité des compagnies d'atelier ou, dans la mesure où un atelier de campagne se trouve près de la division, à proximité de celui-ci.

À partir des centres de collecte de matériel de la division, les vêtements et l'équipement des hommes sont acheminés vers la gare de déchargement pour le ravitaillement en vue de leur transport vers l'intérieur, tandis que les armes et les véhicules sont acheminés vers l'atelier de campagne et le matériel vers le centre de collecte de matériel d'armée.

Les colonnes qui reviennent à vide doivent être utilisées pour le transport du matériel.

171 : Dans les centres de collecte de matériel d'armée, le matériel remis est examiné par le personnel spécialisé des parcs et, dans la mesure où il est susceptible d'être remis en état dans les parcs, il est pris en charge.

Le matériel restant est acheminé vers le territoire national en vue d’une utilisation ultérieure, conformément aux instructions détaillées du commandant de l’armée de réserve.

172 : Les centres de collecte de matériel ont en outre pour mission de prendre en charge le matériel de toute nature (2) collecté ou trouvé par les troupes et les compagnies de ravitaillement.

(2) Cf. 201. par exemple : les épaves d'avions.

Selon les besoins, des centres de collecte (Sammelstellen) de munitions ainsi que des centres de collecte de moyens de défense contre les gaz peuvent être mis en place ; en cas d'afflux important de butin de guerre, des centres de collecte de butin (Beute) peuvent également être créés.

La mise en place des centres de collecte est proposée au commandement de division et au commandement d'armée par les spécialistes compétents. La main-d'œuvre est fournie par les bataillons ou les compagnies de ravitaillement (Nachschubbataillonen bzw. Nachschubkompanien).

173 : Les compagnies d'atelier doivent en général être déployées en utilisant les installations existantes. Elles doivent rester en activité le plus longtemps possible à un même endroit.

Le matériel réparé dans les compagnies d'atelier et au sein de la colonne de transmission légère est restitué à la troupe.

174 : Les ateliers de campagne de l'armée doivent en général être déployés en tant qu'unités autonomes et en utilisant les installations existantes.

Une utilisation prolongée en un même lieu augmente leur efficacité.

Si la situation l'exige, certaines sections d'atelier de campagne peuvent également être affectées temporairement à des divisions.

Le matériel remis en état dans les ateliers de campagne est réintégré dans les parcs ou, dans des cas exceptionnels, restitué à la troupe.

Le matériel dont la remise en état prendrait plus de 6 jours est renvoyé des ateliers de campagne vers le territoire national, sur instruction du commandant de l'armée de réserve. Les ateliers de campagne peuvent également demander des pièces de rechange directement auprès des parcs.


Illustration : réparation du matériel de guerre. Le texte d'accompagnement de l'illustration est une répétition du texte principal vu ci-dessus.

Image

Le H.Dv.g. 90 indique la dotation en équipements des différents parcs.

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Re: La logistique allemande : le règlement H Dv 90

Nouveau message Post Numéro: 117  Nouveau message de bernard-1954  Nouveau message Aujourd’hui, 06:57

Fin du thème du matériel de guerre : son remplacement (Ersatz der Kriegsausrüstung). Texte intégral, sauf les notes qui ont été reprises.

175 : La troupe demande à l'autorité de commandement supérieure qui lui est rattachée selon l'organisation de guerre (c'est à dire son autorité organique plutôt qu'opérationnelle) le remplacement :
- du matériel perdu,
- de celui qui a été remis aux points de collecte et nécessitant une réparation,
- ainsi que de celui qui est hors d'usage (la note référence plusieurs articles déjà vus sur ce sujet : 124, 137, 138, 152, 153, 163 à 165, 167),
conformément au registre de l'équipement de guerre (armée de terre).

Le commandement de division transmet les demandes, dans la mesure où il ne peut y répondre à partir de ses propres stocks (par exemple, matériel sanitaire et vétérinaire), au commandement de corps, qui les transmet à son tour au commandement d'armée.

Tous les services supérieurs doivent examiner les demandes avant de les transmettre à l'instance supérieure et limiter les demandes excessives.

176 : Au commandement d'armée (O.Qu.), les demandes de remplacement de matériel sont traitées par les responsables spécialisés. Si nécessaire, l'O.Qu. décide dans quelle mesure et dans quel ordre il convient de répondre aux demandes.

177 : Pour couvrir les besoins de remplacement de faible ampleur, le commandement suprême de l’armée dispose de stocks dans les :
- parc d’infanterie (Infanteriepark),
- parc d’artillerie (Artilleriepark),
- parc d’équipements de protection contre les gaz (Gasschutzgerätpark),
- parc du génie (Pionierpark - voir aussi thème suivant),
- parc des transmissions (Nachrichtenpark),
- parc automobile (Kraftfahrpark - voir thème précédent),
- parc d’équipements de l’armée de terre (Heergerätpark),
- parc sanitaire (Sanitätspark - voir le thème correspondant),
- parc vétérinaire (Veterinärpark - voir le thème correspondant).

Sur proposition des responsables techniques compétents, les parcs sont généralement implantés à proximité des gares de déchargement pour le ravitaillement de l’armée. En cas de besoin, ils peuvent mettre en place des parcs secondaires (Zweigparke) et des points de distribution (Ausgabestellen).

178 : Le matériel qui n’est pas disponible dans les parcs, ainsi que le ravitaillement de ces derniers, sont demandés par le commandement d’armée (O.Qu.) directement auprès du commandant de l’armée de réserve (BdE) ou des installations nationales désignées.

Les demandes concernant les armes, les moyens de défense contre les gaz, les pneumatiques pour véhicules à moteur, les véhicules blindés de combat et les matériaux de construction (voir le thème suivant) doivent en revanche être transmises par le commandement d'armée au commandement suprême de l'armée de terre (Gen. Qu.).

179 : L'acheminement du matériel depuis les gares de déchargement pour le ravitaillement de l'armée, depuis les parcs et les ateliers de campagne (Feldwerkstätten) est généralement assuré par le commandement d'armée (O.Qu.) jusqu'aux points de rassemblement du matériel (Gerätsammelstellen) ou à la compagnie d'atelier (Werkstattkompanie) de la division. En cas d’urgence et pour éviter tout transbordement inutile, le matériel peut également être acheminé directement jusqu’à la troupe ou être récupéré par celle-ci.

Illustration : ravitaillement en matériel de guerre (à l'exception de l'habillement et de l'équipement individuel ainsi que des véhicules à moteur et des équipements des véhicules )

Image

Chaîne hiérarchique (ligne en pointillés) :

Les demandes sont adressées comme suit :
- les unités au commandement de division,
- le commandement de division au commandement de corps d'armée, celui-ci à l'A.O.K.,
l’A.O.K. auprès du commandant de l’armée de réserve (BdE) ou des parcs nationaux désignés, les armes et les moyens de défense contre les gaz auprès de l’O.K.H.

Les troupes de corps d’armée, d’armée ou de l’armée de terre, même si elles sont affectées à une division, font leurs demandes directement auprès du commandement de corps, de l’A.O.K. ou de l’O.K.H.

Les demandes sont ensuite adressées :
- par l’OKH au commandant de l’armée de réserve (pour les armes et les moyens de défense contre les gaz),
- par le commandant de l’armée de réserve aux services d’intendance de l’armée,
- par l’A.O.K. aux parcs de l’armée et aux centres de collecte de matériel de l’armée,
- par le commandement de division aux centres de collecte de matériel de la division.

Voie d'approvisionnement (ligne pointillée) :

Les services d'approvisionnement de l'armée, etc., acheminent par chemin de fer vers les gares de déchargement pour le ravitaillement.

Depuis la gare de déchargement pour le ravitaillement de l'armée, par des colonnes de ravitaillement de l'armée, vers les centres de rassemblement du matériel de l'armée ou les parcs ;

Depuis la gare de déchargement pour le ravitaillement de la division, par des colones de ravitaillement de la division vers les points de rassemblement du matériel de la division ;

Depuis les points de rassemblement du matériel de l’armée, transfert par des colonnes de ravitaillement de l’armée ou des colonnes de ravitaillement de la division vers les points de rassemblement du matériel de la division, qui reçoivent également du ravitaillement depuis les parcs par des colonnes de ravitaillement de l’armée ou des colonnes de ravitaillement de la division.

Les troupes réceptionnent le ravitaillement aux points de rassemblement du matériel de la division.

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