Dog Red a écrit:Merci Prosper.
Je lis sur le wiki francophone que les renseignements fournis par Hilarion avaient "...permis de couler le super cuirassé Bismarck".
Qualifier le Bismarck de "super cuirassé" (Sic!) me semble discréditer l'auteur de l'affirmation.
Et si, d'autre part, un renseignement "émis de Brest" a permis de couler le Bismarck... je ne me rappelle pas à quel moment de la véritable chasse à cour menée par la Royal Navy, à quel moment ce renseignement intervient.
@Édouard: merci de m'éclairer (nous éclairer ?).
J'avais pas mal bossé le sujet, Opération
Rheinübung, pour pouvoir rédiger un article de fond de 54 pages -j'avais encore plus de "matières", mais çà n'entrait plus dans la pagination prévue

- qui avait été, début 2012, publié dans le magazine Los! N° 1.
J'avais, pour ce boulot, croisé toutes les sources primaires existantes, allemandes et britanniques; la Royal Navy n'évoquait aucune source d'information "émanant" de Brest ou Saint-Nazaire! Côté allemand, au départ, l'Opération était supervisée par Berlin, puis, à dater de la décision, prise le dimanche 25 mai, d'acheminer le
Bismarck vers Saint-Nazaire, le suivi avait été "délégué" au
Gruppe West, à Paris.
Endommagé lors de la bataille du Détroit de Danemark, situé entre le Groenland et l'Islande, le
Bismarck - qui était à peu près de la même classe que nos Richelieu et Jean-Bart! - souffrait d'une importante fuite de mazout, conséquence de au moins un impact de gros pélot britannique encaissé à hauteur de la flottaison, qui avait, d'une part, réduit drastiquement son autonomie, d'autre part, l'avait contraint à devoir réduire sa vitesse. La fuite de mazout, dès le dimanche après-midi, lui permettait tout juste de rallier Saint-Nazaire (Brest était de, toute manière, trop éloigné, même pour se contenter d'y mouiller!), sachant que, le lundi, il avait transmis au moins un message chiffré signalant que le niveau de ses réserves de combustible avaient atteint un niveau alarmant! Si le
Bismarck avait pu marcher (sans les dommages subis) à pleine vitesse, à dater de la fin de la matinée du dimanche, les Brits ne l'auraient plus revu, quelque était sa route!
