Dog Red a écrit:timo a écrit:Non mais allô quoi, Dod Red, tu débarques?

N'était-ce pas la question que les Allemands se posaient, en écoutant Verlaine ?

Aldebert" a écrit:Le "fureur" était certain que cette page de l'histoire s'ouvrirait du coté de Dunkerque.
Cà ne s’arrêtait pas à AH, car l'
OKW, tout au long du 6 juin et même encore quelques jours plus tard, avait soupçonné le Débarquement de Normandie de n'être qu'une grosse opération de diversion, préalable à un "vrai" Débarquement qui, lui, aurait été mené sur les côtes et plages du Pas-de-Calais; sur le seul plan de la logistique, çà s'expliquait, vu la distance qui sépare ledit secteur des côtes britanniques.
Le Débarquement de Normandie avait, certes, été une réussite (après près d'un mois et demi de durs combats!), mais son organisation avait coûté la "peau des murges"; il faut juste s'imaginer les quantités de combustibles (mazout, gasoil et probablement du charbon) nécessaires pour une flotte de 6500 navires, répartis en 75 convois! Dans le même temps, les Allemands, eux, en étaient rendus à devoir "rationner" leurs carburants; c'est le genre de détail qui tend à influencer les prises de dispositions tactiques "défensives"... puis de contre-attaque, qui, dans la doctrine militaire allemande, était de règle, après une première période défensive!
La seule facture "logistique" des Alliés avait du être monumentale - il convient d'y ajouter les
Mulberries, le réseau de "pipes-lines" progressivement installé, etc. -, mais, comme au final, l'opération avait réussi, elle avait été discrètement glissée sous le tapis.
Sur ce forum, il a déjà été initié des discussions à propos du célèbre "
Red Ball Express"; il faut juste s'imaginer ces flottes de camions, très gourmands en carburant - 50 litres ou plus aux 100 km! - et les moyens logistiques qu'elles impliquaient. A l'été 1942, l'armée allemande avait, elle-même, échoué à s'emparer des puits de pétrole de Bakou, parce que, entre autres et en l'absence de voies ferrées, ses camions avaient été contraints de "bouffer", à aller comme au retour, une part essentielle du carburant nécessaire qu'ils acheminaient en "première ligne"!
