Après les explications magistrales de Bernard, à propos du ravitaillement en carburant, petit exercice d'application!

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Sur la photo, ci-dessous, prise dans une cité russe ou ukrainienne, l'architecture du bâtiment officiel, à l'arrière-plan, étant typiquement soviétique, on a un
Sd.Kfz. 9 (18 t) FAMO, dont la remorque porte-char a été, pour l'occasion, convertie en plateau transport de fûts de 200 l d'essence; à vue de nez, il y a une bonne quarantaine de fûts (10 dans la longueur et probablement 5 rangées sur la largeur), soit, à raison de 200 l, 40 x 200 = 8000 litres, au plus 10 000 litres.

Déjà, il y a neuf chances sur dix, que le tracteur et sa remorque porte-char appartenaient au parc d'une division motorisée, soit une
Panzer-Division, soit une
Panzergrenadier-Division, ou, par exemple, une
Heeres-StuG-Abteilung.
Ensuite, bien souvent, sur le Front Est, entre les gares de déchargement et les unités de première ligne, il y avait plusieurs dizaines (voire bien plus!) de kilomètres à franchir, à l'aide de seules pistes en terre, sur lesquelles, en été, on bouffait de la poussière (un moindre mal!), on ruinait les suspensions et les trains de pneus et de chenilles, mais, qui, lors des
raspoutitsas saisonnières ou à l'occasion de fortes intempéries (sans parler des chutes de neige hivernales!) se transformaient rapidement en fondrières.
J'aurais tendance à considérer cette configuration particulière, exigée par le contexte local, comme correspondant à la...
petite colonne de camions-citernes pour carburant (25 m³) (kl. Kraftwagenkolonne für Betriebsstoff (25cbm))
Sinon, à propos des camions-citernes utilisés sur le terrain par la
Heer, hormis un cliché - que je ne sais plus où hélas, j'ai pu le "fourrer"! -, pris en 1940, où on voyait un camion-citerne civil (allemand) réquisitionné, avec ses marquages commerciaux toujours en place (!), les photos de "camions-citernes" sont encore plus rares que les "trèfles à quatre feuilles".
Je peux me planter, mais entre les citernes ferroviaires et le réseau de distribution final de carburant sur les Fronts et leurs arrières, il devait exister deux autres étapes, une qui consistait à transvaser le contenu des citernes ferroviaires dans des fûts de 200 litres, la seconde voyant le contenu desdits fûts de 200 l être réparti dans dix "ténékés" ou "jerrycans" de 20 litres chacun. Les fûts de 200 l devaient intéresser, en premier chef, les unités motorisées, tandis que les "jerrycans" de 20 litres, eux, correspondaient mieux aux besoins d'une division d'infanterie "piétonne-hippomobile".