frontovik 14 a écrit:Merci pour cette photo du "Sturmgeschütz à la française", dont seuls dix exemplaires ont été construits.
Certes, il y avait de l'idée, mais, néanmoins, on était plus proche du
Semovente da 47/32 italien - au calibre du canon près, qui n'était que de 25 mm à bord de l'AMR ZT-3 -, que du
StuG. III.
L'AMR, même, dans version ZT-3, n'était qu'un blindé léger de reconnaissance de 6,5 tonnes, servi par deux membres d'équipage, sachant que le
Semovente da 47/32- mis en service trop tardivement - affichait le même poids et embarquait un équipage de trois hommes.
Le
Sturmgeschutz III - désigné
s.Pak (Sfl) jusqu'en février 1942 - affichait 20 tonnes sur la balance, était armé d'une pièce de 7,5 cm, embarquait un équipage de 4 hommes et, d'emblée, avait été conçu pour être engagé en première ligne et assurer l'appui-feu (aussi bien "terrestre" que "antichar") des formations d'infanterie "piétonnes"de la
Heer.
C'est compliqué à souhait, mais la mise sur pied, par les allemands, durant les années 1930, de l'arme blindée avait, au passage, soigneusement "oublié", l'appui-feu blindé motorisé qu'exigeait l'infanterie de ligne "traditionnelle".
La conception française de l'emploi des blindés, en "mai-juin 1940", tout en ayant révélé certaines carences (ainsi que pour certaines de ses conceptions), était très loin de devoir être "jetée" sans distinction à la "poubelle". Le
StuG. III, par exemple, s'était avéré être l'exemple "parfait" de l'évolution du "char d'infanterie", initié par le Général Étienne, durant la "Der des Ders"... même, si, le palmarès antichar de la
Heeres-Sturmartillerie (In 4) - à ne pas confondre avec les formations de
Panzerjäger! - s'est avéré être largement de + 25 000, voire 30 000 blindés russes mis hors de combat sur l'
Ostfront) ne représentait, lui-même, guère plus que 20% de son activité "quotidienne".
Côté français, le concept du
B1 bis, char lourd d'infanterie, était une bonne idée, grâce à l'association d'une tourelle antichar, armé d'un 47 mm efficace et, en caisse, d'un obusier de 75 mm pour assurer l'appui-feu... sauf que çà avait coincé, en raison de ses tactiques d'engagement, de sa "fragilité générale mécanique", et sa faible vitesse de progression, de l'ordre de 20 km/h, alors que la poignée de
StuG. III - de mémoire, 18 exemplaires, engagés en mai 1940 - pouvaient, si nécessaire, progresser, en conditions de combat, à +/- 40 km/h!
Dans un "premier temps", la mise en service du "B1 ter", doté d'un obusier de 75 mm à débattement latéral, aurait pu, lui, constituer un "plus" des plus sérieux, sauf que l'armée française, en dehors du fait que ses intentions de production n'étaient survenues que trop tard, en parallèle, pour des raisons "dimensionnelles", diamètre de la tourelle, surface de l'habitacle, elle n'avait pas pu, pour autant, renforcer l'effectif de ses équipages et leur assurer, ainsi, le maximum d'efficacité.
Il s'agit d'un contexte "sous-estimé", car, alors, les dimensions "industrielles" de moulage de tourelles de char, réalisées par les firmes françaises ne pouvaient guère excéder celles d'une tourelle acceptant, au mieux, un "opérateur et demi", à savoir un chef de char "débordé"par ses multiples fonctions et un "pourvoyeur", lui, censé opérer "debout depuis l'habitacle", d'où il alimentait le chef de bord, qui servait, lui-même, la pièce antichar, qui armait la tourelle APX des S-35 et B1 bis!
Si on veut bien oublier les "trottinettes" allemandes,
Panzer I,
Panzer II, le plus souvent engagées pour l'exploration, (
Panzer II) ou pour le contrôle final du terrain conquis (
Panzer I), les
Panzer III et
Panzer IV disposaient, tous, d'une équipage de "cinq hommes", dont trois en tourelle - disposition que, au passage, l'
US Army avait, elle-même, adopté!
En 1941 et jusqu'à la mise en service du T-34/85, les dimensions de la tourelle du T-34/76 avaient été, au mieux, conçus pour l'emploi d'un opérateur et demi en tourelle, le pourvoyeur en munitions, ayant étant également en charge de la mitrailleuse AR de tourelle...disposition qui avait +/- disparu à dater de 1943! L'influence allemande, sans pour autant devoir lui "tresser des lauriers", s'était souvent être avéré être +/- essentielle dans l'évolution des armements allemands de la WW2 et l'engagement des unités!