Dog Red a écrit:Loïc Charpentier a écrit:Le sabre-latte est aussi doté d'une lame droite.
Ok.
En Belgique, les officiers de gendarmerie portaient l'épée.
On en revient à ce que je t'expliquais en MP

, l'usage de l'épée, à dater du XVIIIème siècle, avait (progressivement) été "réservée" au seul corps des officiers - c'était également dû à l'évolution de l'armement du troupier, qui avait, entre autres, hérité de la baïonnette et de ce qu'on appelait, alors, un "sabre-briquet", à lame courbe et courte, en guise d'ultime "arme de combat" -; la lame plus fine de l'épée exigeait des alliages d'acier plus compliqués, donc plus coûteux, avait deux tranchants affutés (usinage plus long) et nécessitait un entrainement à l'escrime de "combat" plus long, car elle restait, en dépit de ses tranchants affutés, une arme d'estoc (frappes avec la pointe). Le "pinpin" de base, sauf les cavaliers et encore, n'avait droit qu'à une instruction relativement sommaire de l'emploi du "sabre", à base de "coups de taille".
On oublie les interminables et spectaculaires "croisements de fers" hollywoodiens et autres, organisés et réalisés par des "artistes", mais on peut néanmoins se référer aux assauts au sabre, menés, de nos jours, par les sabreurs sportifs... En gros, il s'écoule moins d'une dizaine de secondes (y compris la mise en garde!) entre chaque touche! En condition réelle de combat, chacune d'elle correspondrait à une touche "mortelle" ou lourdement "incapacitante", ce qui était la fonction première du sabre sur le champ de bataille! Après, çà devient compliqué, car, par exemple, les cuirassiers français, en 1870, le 6 août 1870, sur les pentes de Froeschwiller-Woerth, avaient chargé "
sabre en pointe", à la façon d'une lance, mais, une fois engagés dans la mêlée, ils en étaient revenus "
à la taille"... quand ils n'avaient pas déjà été "démontés" ou "dézingués"!.
Si çà se trouve, on avait, certes, conservé, en Belgique, par tradition, l'ancienne désignation "réglementaire" d'épée, mais, dans les faits, il devait plus probablement s'agir de "sabres-lattes".