iffig a écrit:Il appartient bien à la 82 nd Airborne, mais ce n'est pas un "medic" (il semble d'ailleurs
un peu âgé pour ça). C'est un officier médecin, du grade de capitaine semble-t-il, bien que l'on ait du mal
à distinguer exactement ses épaulettes.
Clauster a écrit: Sur celle ci, on voit mieux son grade sur le casque. 307th Airborne Medical Company de la 82nd US AB installé, sous réserve, dans la ferme de La Couture près de Sainte Mère Eglise.
Il y a un ou deux trucs qu'il convient de prendre en compte. Tout en bénéficiant, quand la situation le permettait, du statut d'officier, la plupart des médecins militaires, durant de la WW2, n'avaient plus rien à secouer de leur grade et opéraient, sur le terrain ou a proximité immédiate de la ligne de front, comme nos médecins urgentistes modernes. De nos jours, ces derniers se distinguent, au mieux, par la couleur de leur blouse, leur rôle et fonction n'étant souvent connues que par le personnel opérant à leurs côtés.
Cette situation "terrain" date, en gros, des "boucheries" de la Der des Ders. Jusque là, sans pour autant devoir "noircir le trait", les médecins militaires supervisaient avec une certaine distance, le travail des chirurgiens et infimiers. Il convient de ne jamais oublier que la fonction de "chirurgien" était longtemps restée, une "spécialité secondaire" de la médecine, chargée d'effectuer les "basses besognes", arrachages de dents, amputations, etc., ces chirurgiens militaires n'étant pas reconnus en tant que "médecins"!
A ce sujet, il y a la célèbre saga navale britannique "Aubrey-Mathurin", due à Patrick O'Brian , qui se déroule durant les guerres du Ier Empire, où le dénommé Mathurin, chirurgien de son état, au sein de la RN, s'affirme, au fil du temps, être, aussi, un docteur en médecine "très pointu"! ... mais, il s'agit, là, avant tout de romans. l'intervention des chirurgiens de marine s'était, alors, révélée indispensable, mais néanmoins, ils n'étaient pas, pour autant, considérés, comme des "médecins"! Historiquement, en France, au Moyen-Âge, au sein de l'Ost - rassemblée pour 40 jours - ils faisaient office de barbiers sachant manier le rasoir "coupe-chou "!
En 1914, le médecin militaire avait conservé son statut "d'inspecteur des suivis médicaux" fournis aux blessés; avec, au passage, l"étude et la "résolution" (valorisante!) de maladies tropicales, résultats de nos possessions coloniales, qui avait ainsi permis de mettre en place une élite médicale des plus compétentes. Néanmoins, la chirurgie, toute en étant, désormais, reconnue, officiellement, par le "corps médical", était restée une "tâche" +/- "vulgaire". Avec le déclenchement du conflit, un, le corps des officiers-médecins avait été renforcé, à dater de la mobilisation, par un grand nombre "d'internes", qui, durant leur internat, s'étaient cognés cette soit-disant "
basse besogne" chirurgicale!

Vu l'importance des blessures et les interventions qu'elles avaient exigées, la chirurgie opératoire "d'urgence" était, dès lors, devenue essentielle!
La "
Der des ders" avait été marquée par un nombre impressionnant de "gueules cassées", défigurées ou invalides à vie, quelque était leur camp, résultats, le plus souvent, d'interventions chirurgicales rapides et, hélas, bien souvent sommaires, en l'absence d'une pharmacie en capacité de lutter contre la gangrène! Les tous premiers antibiotiques n'avaient été utilisés que par le corps médical américain, courant 1942-1943! Au tout début du XIXème siècle, durant les guerres du Ier Empire, l'amputation effectuée "plus ou moins à vif" d'une membre (bras ou jambe!) ne devait pas excéder une "dizaine de secondes", afin "d'éviter", au maximum, le choc opératoire au "patient"!
