iffig a écrit:Il n'y a pas que les militaires qui utilisaient le cheval pendant la SGM : on voit ici deux volontaires de la Women's Land Army s'entraîner à équiper un brave cheval de trait ou de labour
C'était certes, vu sa conformation, très probablement un cheval de trait, mais ce n'était en rien...
un brave cheval de trait ou de labour
Quelque était l'armée concernée, les chevaux de trait militaires (et ceux de "combat") étaient, tous, issus de "poulinières" militaires, où on faisait couvrir les juments par des étalons sélectionnés et conditionner les poulains, dès leur prime jeunesse, à leur futur emploi. En gros, il fallait compter, au mieux, "deux ans" d'élevage puis de dressage, un cheval atteignant son âge adulte, à celui de +/- deux ans et demi!
Chez les allemands, ces bêtes de trait étaient répertoriées "de sang froid" (Kaltblut); elles n'étaient pas dressées pour le galop, ni pour le saut, mais pour leur seul rôle de "traction", au pas ou au petit trot, attelés à des charges différentes selon leurs dimensions. Il y avait, certes, inévitablement du "déchet" - par exemple, certains bourrins étaient désespérément infoutus de gérer leur stress, dans un "environnement de combat" (bruits d'éclatement, etc.) -.
Par comparaison, on formait, à la louche et l'époque, à partir d'un "pinpin" pas trop "demeuré", sorti de sa classe d'instruction de base, un conducteur de "tracteurs ou de poids lourds" plus ou moins performant, charge à lui de "se perfectionner" au fil des kilomètres effectués. Avec les bourrins, c'était nettement plus compliqué, car il fallait des "conducteurs d'attelage", qui devaient disposer, eux-mêmes, d'une bonne connaissance du comportement desdits bourrins sur le "terrain".
En plus, une voiture ou un camion, on peut tranquillement le laisser sur place - pas trop longtemps, quand même! - sans l'utiliser . rien de tel avec un cheval ou une mule, qui a besoin, tout à la fois, même au "repos", à tranches d'heures +/- fixes (calées sur le cycle "solaire"!) de sa ration de picotin, sa portion d'herbes à brouter, ainsi que - élément très particulier! - un échange régulier +/- "affectif" et quotidien avec son "cavalier".
Ceux d'entre nous qui sont "propriétaires" d'un chien savent de quoi je cause, tout en sachant que le "clebs" est, lui-même, un "carnivore" devenu, après un très long temps, +/-"omnivore" (les croquettes!), alors que l'équidé, lui, n'est et ne reste qu'un aimable herbivore, au passage comme son " lointain cousin, l'éléphant d'Asie, lui-même, "historiquement" +/- bien "domestiqué"!


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