"On" sait tout et nous avions été très largement renseignés jusqu'à notre départ de 1962 (et même après!), sauf que, pour des raisons de "
Bonne Entente", à dater de l'Indépendance Algérienne, nous avions discrètement "glisser sous le tapis" ces dossiers (très) sensibles.
En plus, il y avait, alors, dans les "deux camps" de très solides motifs économiques; d'un côté, notre approvisionnement en gaz et en pétrole - résultats, au passage, de nos "recherches coloniales" -, de l'autre, la nécessité, pour l'Algérie, de conserver des relations technico-économiques avec l'ancienne "autorité coloniale" ne serait-ce que pour assurer le fonctionnement de son réseau national électrique, ferroviaire, gazier, etc.
A la fin des années 70, début 1980, les Italiens avaient été les premiers à venir proposer leurs services, lors des appels d'offre "internationaux" émis par l'administration algérienne et ses structures administratives "industrielles" nationales - Sonelec, Sonelgaz, etc...., à ce seul sujet, Wiki raconte (intentionnellement ?) n'importe quoi! -. Cette situation nouvelle nous avait contraint à devoir revoir nos soumissions à la baisse, mais, en gros, quand elle connaissait bien le "contexte algérien", l'entreprise française s'en sortait plutôt bien avec un généreux cadeau très discret à l'adresse de l'intervenant décideur algérien.
Là, se situe une situation particulière! Ces décideurs "algériens", pour se protéger les fesses, dans l'éventualité où la gouvernance en place, mettent le nez dans leurs "magouilles", situation, certes, très peu probable, mais qui exigeait une souplesse "d'échine" particulière et une collusion, généralement "financière" entre ces "directions techniques" nationales et leur ministre en place!

... avaient ouvert un compte, dès fin 1979, dans une banque "anglo-normande", à Jersey ou Guernesey - c'était le Luxembourg banquier, mais, en mieux! - , où les "soumissionnaires" étaient priés de verser leurs "oboles"... sauf les briquets Dupont en or de préférence (!), qui, eux, finissaient discrètement dans un tiroir de leurs bureaux. On oublie, bien évidemment, les invitations de rigueur dans les meilleurs restaurants algériens, qui, elles, étaient présentées, au retour du commercial français, puis défrayées par son entreprise.
Sous le "règne mittérandien" avait, alors, été publié la "loi" la plus "imbécile" possible, qui était venu "interdire" ce nécessaire "arrosage" du plus grand nombre de nos intervenants décisionnaires africains et autres, pour tenter d'y décrocher un "marché d'état". C'est devenu, désormais, une tentative de corruption intentionnelle ou avérée, passible de "correctionnelle" et de lourdes peines de prison et contraventions! ... Dans la foulée, çà s'était aussi très sérieusement compliqué en France, où on ne pouvait plus guère dépasser le "montant de 100 francs" (15 euros) pour un cadeau de fin d'année à un client particulièrement fidèle - le "patron" et ses intervenants!
Je vous fiche mon billet que les nos grandes entreprises nationales, parvenues au stade ultime décisionnaire, sont amenées à devoir cracher "au bassinet" d'une manière ou de l'autre, les "budgets d'état" n'étant, eux-mêmes, pour une part, un "arrosage officiel" consenti!
Au sein des entreprises, on s'était démerdavé. Ainsi, fin 1995, je m'étais vu allouer plus de 60 bouteilles de champagne d'excellente qualité! Au retour, ma Ford Mondéo "de société", sous le poids dans le coffre, tirait +/- la tronche, mais c'était très secondaire!

; par contre, ma compagne, très pragmatique, avait, alors, très justement râlé ... en me rappelant que la distribution était de mon seul "ressort" et que nous avions, nous-mêmes, programmées, à domicile, des "festivités" collectives de fin d'année! J'avais alors, déjà, "généreusement" distribué une demi-douzaine de bouteilles de "champ", avant de conserver, (sur son "ordre"!) le reste pour notre seul usage personnel

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Je ne devais sûrement pas être le "seul", parmi la petite demi-douzaine de responsables de secteur que nous étions - sans parler de la direction, qui, elle, s'était d'avance royalement gavée! -, car personne, au sein de l'entreprise, ne nous avait alors demandé de justifier la moindre de nos "attributions", confirmant, au passage, que la gente féminine a bien souvent tendance à mieux appréhender la "situation" que le "mâle", ainsi que ces "tenants & aboutissants"!

Il y a ainsi des détails "marrants", comme par exemple le "budget " versé pour la construction du stade de Dakar, dans les années "1980-1990". Le premier ayant été englouti pour "arroser" les entreprises locales soumissionnaires; il avait, alors, fallu procéder à la mise en place d'un second, pour enfin mener à bien et finaliser la construction dudit stade!
