Cà me rappelle ma jeunesse, quand j'avais séjourné une bonne quinzaine de jours, chez un agriculteur du Périgord - une relation des parents d'un mien ami lycéen, dont sa famille strasbourgeoise avait, en 1939, été contrainte de devoir se réfugier dans le Périgord.
Ces fermiers élevaient du mouton, cultivaient du tabac (brun pour confectionner les Gauloises et autres Gitanes!) et de la "patate" (pour régénérer le terrain)!
C'était, alors, un univers bien particulier pour les jeunes citadins que nous étions! L'aimable "piquette" locale, au demeurant "facile à consommer", qui devait "peser" 8-9° d'alcool, trônait sur la table dès le petit déjeuner, servait de "désaltérant" durant les travaux agricoles, tandis qu'aux repas, il était de règle de "
faire chabrol", en finissant sa traditionnelle assiette de soupe en y ajoutant une dose de
"piquette".
J'avais, ainsi, coupé la queue à des agneaux - c'était une règle à l'époque"!

-, récolté du tabac "à la feuille", pour les suspendre dans de grands séchoirs installés sous les toits des annexes et déterré des "patates" - à la limite, l'aspect le moins sympa du boulot, car il fallait "bosser" au ras du terrain -! Mais il est vrai aussi, que, à cette époque, leur apport de main d’œuvre "auxiliaire" se résumait à "l'embauche" temporaire des deux jeunes vacanciers novices que nous étions!
Cette famille paysanne française du Périgord n'avait, elle-même, rien "d'attardé" (télé, téléphone, etc.), sauf qu'elle travaillait, alors (à l'été 1964) selon ses propres règles "ancestrales", tout en sachant que si le boulot quotidien exigé était "intense", les conditions générales de vie étaient, elles, très "agréables" et "conviviales".
