iffig a écrit:Elles ont magnifiquement dessinées, mais il y a des fantaisies ça et là !
J'ai tendance à penser que certains effets vestimentaires figuraient bel et bien sur le catalogue officiel des tenues réglementaires, mais que, compte-tenu des nécessaires, "économies" de guerre, en avançant dans le conflit, leur production, stock et attribution avaient souvent "viré" confidentiels. Autre possibilité, les "achats" privés, moyennant pépètes, dans les boutiques civiles spécialisées - comme elles, avec les laveries-repassages, poussaient comme des champignons dans les ports de guerre, ce n'était pas ce qui manquait le plus!

-, qui devaient , toutes, avoir sous la main, le guide des tenues réglementaires sur lequel figuraient la qualité "minimale" du tissus à employer, ainsi que les dimensions et formes à respecter en fonction de la taille de l'individu.
A l'époque, hormis le mataf "de base", les officiers-mariniers et les officiers faisaient bien souvent confectionner ne serait-ce que leur tenue N°1 par un tailleur; le "prêt-à-porter" militaire, distribué par l'Intendance, y compris dans la Marine - pourtant, probablement, la mieux "lotie" dans ce domaine! - est rarement synonyme d'élégance!
Quoique je suis "mauvaise langue", car durant mon séjour au CFM Hourtin, nous avions, tous, eu droit à deux inspections de tenues N°1 - en drap bleu (hiver) et en toile blanche (été) -, orchestrées par le maitre-tailleur et un ou deux de ses "sous-fifres" , qui , munis de craie de tailleur et d'un carnet, vérifiaient systématiquement la bonne taille de la vareuse et du pantalon - qui, lui, devait très légèrement "casser" sur les pompes! -. On recevait un ticket d'identification qu'on joignait à la tenue "à reprendre". Par contre, il y avait des "éléments" très moches, notamment le "col bleu" séparé en toile - le bleu passait au lavage et le blanc des revers (trop rikikis!) jaunissait tristement! ::mal-a-la-tete: -. Les boutiques de Brest, Lorient, Toulon proposaient, elles, en dehors des "accessoires fantaisies", des pièces réglementaires d'excellente qualité, à prix abordables, mais, déjà, dans les "années 60", avec la généralisation du tergal et du nylon, le recours à la "confection privée" avait commencé à sérieusement décliner.