Prosper Vandenbroucke a écrit:Les cartes postales et les lettres (feldpost) jusqu'à 100 g étaient distribuées gratuitement . Les soldats recevaient des cartes postales gratuitement, au maximum deux par homme et par semaine.
L'air de rien "100 grammes" pour une "courrier", c'est beaucoup. De nos jours, le tarif postal français, avec le "timbre vert", le seul, désormais disponible en "achat direct" d' enveloppes "prétimbrées", est désormais limité à 20 grammes!
La dotation réglementaire "gratuite" de "cartes postales", qui respectaient le poids d'une vingtaine de grammes, ne limitaient pas pour autant les envois de courriers, le troufion pouvant, alors, sans limite particulière, à l'aide de sa solde, se "payer" le papier à lettre, les enveloppes et le timbrage.
Dans l'armée française, du temps où le "Service militaire" était "obligatoire", nous touchions, par trimestre, en 1964, en sus de la solde de misère "PDL", 16 timbres et deux bons de colis!

Au-delà de ce timbrage et des bons de colis "gratuits", il n'y avait pas de limite particulière, sauf que le service postal (le vaguemestre) appliquait alors les tarifs des PTT, avec, même motif, même punition, pour les envois familiaux de colis. *
Le courrier manuscrit constituait, durant la WW2 et, même, bien après, la "soupape de sécurité" du "pinpin". Les autorités militaires, quelques était leur nationalité, en étaient pleinement conscientes ; mais le traitement et l'acheminement du courrier, quand on se retrouve avec 4 à 5 millions d'hommes et femmes sous les drapeaux, finit par coûter la "peau des murges" - d'où la technique du "V-Mail" US, bien explicitée par Iffig -; les attributions mensuelles "gratuites" (cartes postales, timbres, bons de colis) étaient avant tout destinées au personnel et aux familles "coincés financièrement", sauf qu'il n'est pas dans les usages militaires d'effectuer une quelconque sélection, en fonction d'une supposée situation familiale +/- aisée.
Perso, vingt ans plus tard, je faisais systématiquement cadeau de "mes bons de colis" à un ou des camarades moins bien lotis, de même qu'une bonne partie de mes timbres. Bon, d'accord, comme à l'époque, je fumais des "anglaises", des "
Players", je revendais ma cartouche de "troupes", à vil prix; il n'y avait pas de surenchère particulière, car elle se "revendait" généralement à moitié prix d'une cartouche de Gauloises Bleues du commerce, vu que c'était strictement le même tabac, mais un peu moins "affiné" - il y avait de temps en temps des "troncs d'arbres"!

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