La situation suédoise est à rapprocher de celle de la Confédération Helvétique. Ces (quelques) engagements personnels et volontaires dans les armées belligérantes, quelques étaient leurs camps, étaient très mal vus et passibles nationalement de lourdes sanctions judiciaires, car ils étaient en totale contrevenance avec les décisions étatiques. En Suède, ni en Suisse, l'autorité en place n'avait été remise en cause durant le conflit 1939-1945.
Nous avions, en France, rencontré, dans une moindre mesure, le même problème, avec les volontaires qui s'étaient engagés dans les brigades internationales, durant la GCE, sauf que, en gros, notre gouvernance en charge des affaires avait été essentiellement de "Gôche", le Front Populaire ayant été en 1936, propulsé au pouvoir par le biais des urnes. Le réglement militaire, en France, est d'une rigueur sans appel à propos de ce "volontariat", qui contrevenait totalement à son autorité, mais la justice civile, entre 1936 et 1939, avait, elle, laissé "flotter les rubans", compte-tenu de l'ambiance "favorable" qui régnait dans les "masses populaires", largement instrumentée par le très puissant PCF, alors aux ordres du Kremlin, et les "socialistes" mous du genou.
Ces engagements personnels "isolés" étaient restés très limités, même durant la GCE et en dépit de la présence de figures intellectuelles bien connues, telle que celle d'André Malraux, qui avait, lui-même, préalablement +/- "opéré", quelques années plus tôt, avec l'armée rebelle chinoise (d'obédience communiste) de Mao, face aux troupes régulières de Tanchg-Kaï-Tchek, avant que les Nippons ne mettent la Chine en coupe réglée. Malraux était, alors, un doux rêveur (respectable!) de "l’harmonie générale des peuples" , tandis que son engagement réel "militaire" s'était, lui, bien souvent limité, en dépit de ses récits "héroïques" et grandiloquents, à pas grand-chose... mais, bon, passons!
Par contre, c'est le même qu'on avait fini par retrouver, à dater de mars 1944, après avoir "rejoint" la Résistance, aux côtés du Général Charles de Gaulle! Il convient d'avouer que son "parcours" avait été très loin d'être simple!
C'est au seul "Grand Charles", après son retour au pouvoir, en 1958, qu'il doit sa stature (incontestable) de (grand) Ministre de la Culture, un portefeuille qui lui allait comme un gant.Iffig a très largement raison d'y subodorer des "manœuvres" récentes, menées alors que le Royaume de Suède s’apprêtait à rejoindre l'OTAN, pour le finaliser officiellement le 7 mars dernier. Il fallait, alors, en parallèle, se constituer une "histoire militaire nationale" conforme à la situation post-conflit et "pro-américaine". Amen!


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