Bonjour,
La "désertion" ne fait pas partie des usages militaires, surtout dans le cadre d'un conflit armé. Les officiers, qui commandent l'unité, seraient, eux-mêmes, considérés des "déserteurs" s'il leur arrivait de donner un tel ordre, dont les conséquences peuvent être mortelles, car, globalement, selon le réglement militaire, il s'agit d'un refus de combat devant l'ennemi!
L'encadrement peut au besoin faire usage de ses armes envers les hommes qui voudraient fuir ou s'échapper - acte considéré comme de la désertion -.
Derrière tout çà, il y a la stricte application de la discipline militaire en temps de guerre. C'est très loin d'être simple; par exemple, si une unité est contrainte de faire retraite, malheur à ceux, qui, isolés, essayeraient de se "planquer" en uniforme, ou bien pire, après avoir enfilé des vêtements civils. Il y a presque toujours, à l'arrière - même quand çà "retraite" -, un "écran" de la prévoté, la gendarmerie militaire, qui veille au grain pour "filtrer" les formations débandées, les "fuyards" isolés, puis les regrouper +/- bien et les replacer sous l'autorité, au besoin, de nouveaux "chefs".
Les militaires d'active savaient très bien, quelques étaient leurs grades, que ces "actions de désertion" ou, même, "tentatives de désertion" allaient définitivement ruiner leur carrière, ce qui, en ces circonstances, était un moindre mal. Le "pinpin" mobilisé, lui, avait eu droit à l'information sur les peines qu'il risquait d'encourir et n'était, non plus, pas trop emballé à aller se prendre une balle dans la tête ou devoir se cogner des "années de forteresse" pour désertion devant l'ennemi.
Je sais, c'est difficile à comprendre, mais çà fait partie des incontournables règles militaires. Il y a, aussi, des subtilités, car, une fois fait prisonnier par l'adversaire, l'évasion, elle, est largement encouragée!
