Prosper Vandenbroucke a écrit:Bonjour,
Après l'annexion de la Tchécoslovaquie par le Troisième Reich en 1939, de nombreux citoyens de ce pays ont migré, notamment vers l'URSS. Le 27 septembre 1941, le Kremlin et le gouvernement Tchécoslovaque en exil ont alors signé un accord pour la création d'une unité militaire composée de Tchèques, Slovaques et de Ruthènes ayant réussi à rejoindre l'Union soviétique.
Mouais, j'ai, quand-même, de sérieux doutes sur ta formulation "
Après l'annexion de la Tchécoslovaquie par le Troisième Reich en 1939, de nombreux citoyens de ce pays ont migré, notamment vers l'URSS..
Déjà, un, il n'y avait aucune frontière frontière commune avec l'URSS et il fallait, au préalable, traverser la Pologne; deux, à moins d'être un fervent communiste, la tendance de migration de la population "tchécoslovaque", après l'annexion allemande, l'avait amenée à migrer vers l'Ouest, sachant que pour mener ce genre "d'expédition", quelque soit le "camp" choisi, il fallait disposer de suffisamment de "pépètes".
Un autre détail, même si la Presse et la Radio de l'époque n'avaient rien à voir avec nos "Media" actuels, les Slovaques et Tchèques étaient, eux-mêmes, (presque) suffisamment informés sur la situation interne de l'URSS. En gros, les "opposants" avaient le choix entre la peste"brune" et le choléra "rouge"! Et, ce, alors que la Tchécoslovaquie était très loin d'être une terre de "demeurés".
Je peux surement me tromper, mais le gros du "recrutement" tchèque, effectué par les Soviétiques, provenait essentiellement de celui effectué, à dater du déclenchement de
Barbarossa, dans les camps de prisonniers de guerre "allemands". C'était assez simple, ou tu croupissais "en tôle", ignoré de tous, dans les pires conditions - L'URSS ayant refusé d'adhérer, au déclenchement du conflit, à l'Est, aux Conventions de Genève - , où tu intègrais la "brigade" de volontaires tchèques.
Il y avait eu, à dater de 1942, côté allemand, un phénomène assez similaire, avec le recrutement dans les camps de prisonniers soviétiques, des Hiwis. Mais, vu le nombre de prisonniers russes - fin 1941, il flirtouillait déjà entre 2,5 et 3 millions - et la méfiance du III. Reich envers la population slave. Ce recrutement s'était cantonné à recruter des auxiliaires militaires non armés, tandis que l'
Armée Vlassov et les
Osttruppen avaient constitué une exception "d'engagements libres", plus ou moins volontaires, tenue à longueur de gaffe. Là, on oublie les formations de "volontaires", constituées par la
Waffen-SS, placée sous l'autorité plus ou moins contrôlée de Heinrich Himmler, car le gros d'entre elles, soit n'avait jamais pu compléter leurs effectifs, soit avaient "explosé" à leur premier engagement!
