F1-156 a écrit:Merci Coyote pour ces informations et documents.
Je vais chercher à savoir si ce genre d'avions s'est trouvé sur Saint Malo.
J'ai entendu dire par mes parents qui ont connu la guerre, qu'ils voyaient des "avions à double queues" les P38 américains qui bombardaient l'ile de Cézembre et dont certains ont été abattu en mer.
Le compas VA 82 n'avait équipé que des appareils de fabrication française, engagés durant la campagne de mai-juin 1940, ou autorisés à servir, après le 22 juin 1940, dans l'Armée de L'Air d'Armistice.
Rien à tenter de raccorder avec de quelconques P-38 Lightning, eux, équipés de compas US.
Sur la photo du tableau de bord, inséré au post n° 2, par Bernard (coyote), il n'y a qu'un seul appareillage de navigation, - sauf en présence d'un répétiteur, dans un cockpit à double poste de pilotage -, qui fonctionne avec un gyroscope à trois axes, l'horizon artificiel, situé en haut dans la partie droite, entre un indicateur de pente "rectangulaire" et un autre grand panneau rectangulaire, qui me semble être un tableau de réglage des "trims" - chaque appareil ayant sa propre tendance, en vol horizontal, à piquer ou relever du nez, le pilote effectuait, manuellement, les corrections nécessaires, afin d' acquérir sa meilleure "horizontalité"-.
L'horizon artificiel était, alors, le seul instrument asservi à un gyroscope - dont le rotor était le plus souvent entrainé, à l'époque, par air comprimé -, tous les autres indicateurs, badin (mesure de vitesse), indicateur de montée et descente, inclinomètre, fonctionnaient, soit par capsules anéroïdes, déformation mécanique étalonnée, en fonction de la pression ambiante d'une capsule métallique, soit à l'aide d'indicateurs "au mercure" - par exemple, selon l'inclinaison sur une aile ou l'autre, la "bulle de mercure" faisait contact à gauche ou à droite en générant un signal électrique -. Le compas circulaire sur le tableau de bord était, lui-aussi, un répétiteur "simplifié" du compas installé, bien en évidence, sur le "capot" du tableau de bord. Ledit compas principal indiquait la route suivie, selon un "nord magnétique" corrigé; c'était une grosse boussole stabilisée (grâce à un bain), sur ses trois axes, sur laquelle, en fonction de la latitude et de sa "proximité" avec le pôle magnétique, le pilote ou chef de bord pouvait effectuer des corrections, entre le Nord réel et le Nord magnétique, à l'aide d'abaques de "réglage".
C'est assez compliqué à expliquer, mais les tous premiers circuits électriques alternatifs 110 volt/400 Hz, dont la fréquence avaient permis d'améliorer grandement la vitesse de rotation des rotors de gyroscopes (400 Hz = 24 000 tours/minute!) et affiner, ainsi, la précision des horizons artificiels, avaient d'abord été installés à bord des bombardiers, grâce, au départ, à leurs dimensions et à des "étages" mécaniques (des hacheurs) de conversion du courant continu (24 V) en courant alternatif, avant l'adoption de deux circuits électriques distincts, l'un en continu, par des dynamos, l'autre, en alternatif, grâce à des alternateurs! Cà parait logique, de nos jours, mais çà ne l'était pas durant la WW2 et même plus tard! Le 24 V continu est indispensable pour l'alimentation générale des appareils, y compris de nos jours, alors que le courant alternatif "110 volts", depuis sa mise en service, lui, ne sert que pour alimenter "les appareillages électronique"! ... Les alternateurs ont, certes, désormais, "remplacé" les dynamos, mais pour obtenir une alimentation "continue", il faut toujours intégrer des étages de "redressement".
