Dog Red a écrit:Morceaux choisis de la manière dont la propagande de l'US Army a "vendu la France" aux GI's :
. "une aventure érotique dans un pays peuplé de femmes insatiables" ;
. la France était décrite comme " un immense bordel peuplé de 40 millions d'hédonistes " ;
. "Ce n'est pas propre à la France, bien sûr. Tous les théâtres de guerre étaient érotisés. C'était l'époque des photos de pin-up accrochées dans les dortoirs, de Rita Hayworth... Mais une image revient avec constance dans le journal de l'armée: les GI entourés par des Françaises. Embrassés par des Françaises. Sur l'une, on voit un groupe de femmes, visiblement réjouies. Et la légende dit : 'Voilà ce pour quoi nous nous battons.'" ;
. Cette présentation de la France comme un paradis du soldat se retrouvait aussi dans les guides de conversations de l'armée qui traduisaient des phrases telles que "Vous êtes très jolie " et, plus tendancieux, " vos parents sont-ils chez vous ? " Un autre document datant de juin 1944 invite les soldats à se méfier des maladies vénériennes avec cet avertissement : " N'oubliez pas que les Fritz se sont amusés en France longtemps avant que vous arriviez " ;
ni plus ni moins que des clichés absolument pas particuliers à 1939-1945 déjà en vogue au cours de la Grande Guerre, nos grands amis et alliés Etatsuniens partageant un certain nombre de clichés et stéréotypes nationaux avec leurs cousins germains allemands et leur propagande et même sans son secours, à commencer par la France grande Babylone symbole de la dépravation sexuelle
en 1917-1918 dans certaines villes de garnison où étaient les Sammies en France, les familles et surtout les femmes seules n'osent plus sortir le soir, les autorités la police ou gendarmerie s'alarment qu'ils s'en prennent même aux mineures de 14 ans, ambiance...
communiquée par Valérie Hoël des Archives Départementales de Belfort
Le 11 mai 1918, au 1378ejour de la guerre, Louis HERBELIN, érudit et directeur de la Revue d’Alsace - et dont nous conservons les journaux intimes - , écrira dans son journal au sujet des soldats noirs américains :
« A Grandvillars sont cantonnés un grand nombre d’Américains dont beaucoup de nègres ou mulâtres. Ces derniers s’y sont déjà fait une réputation exécrable. Violents et voleurs ils terrorisent tous le monde à ce point que les enfants ne sont plus en sureté dans les rues et que les grandes personnes n’osent s’écarter seules. Un soldat qui venait de Granvillars m’a raconté que trois ou quatre de ces soldats bandits avaient complètement dévalisé un employé de chemin de fer et volé dans une maison occupée par une femme seule. La veille, 10, quatre de ces nègres ont été fusillés. Un cultivateur de Granvillars infirmier à l’hôpital militaire de Belfort m’a aussi raconté que d’autres de ces Américains avaient vidé dans la cave de ses parents, rue de la gare, une feuillette de vin. Qu’on les envoie donc sur le front ! ils n’y pourront pas autant satisfaire leurs instincts de rapine ! » [Texte retranscrit avec les fautes de l’auteur]
Source : Archives départementales du Territoire de Belfort. – Fonds Lucien Edmond : portraits d’officiers et de sous-officiers noirs (cotes 14 Fi 295, 300, 739 a et 739 b)
et nous ne sommes qu'en 1918, en 1944 il y'a tout ce passif derrière
je n'avais jamais entendu que des problèmes similaires avaient aussi eu lieu en 1917-1918
ceci dit bizarre impression sur Internet qu'on évoque plus les viols de l'US Army que de la korrect et proprette nazie Wehrmacht

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