iffig a écrit:Prisonniers allemands en Corse à l'issue de la guerre.
Ils sont employés à travailler.
A part le discret "PG" sur les pantalons de quelques uns, ils ont l'air de s'être bien adaptés !
Dans les années 70, j'avais, à Strasbourg, un directeur d'agence de matériels TP (Potain, PPM), un "Malgré-Nous" tôtif, qui, l'âge de 20 ans, avait servi dans les rampants de la Luftwaffe, en Corse. Il avait profité de la situation, quand, pour les troupes occupantes, çà avait commencé à virer vinaigre, en 1943, pour déserter et rejoindre un maquis corse!
Le "Pôvre", affligé d'un redoutable accent alsacien, aux consonances allemandes avérées pour des partisans corses, s'était, alors, retrouvé emprisonné d'office! Sa situation avait été, alors, très compliquée, car il craignait, à juste titre, la réaction d'éventuels copains "de cellule", anciens "camarades" allemands, qui, d'aventure, auraient appris, par ses gardiens, qu'il avait intentionnellement déserté!
Coup de bol, il avait été le seul "prisonnier" fait par ce maquis. Ce n'est qu'avec l'arrivée d'officiers de renseignement français venus l'interroger, qu'il avait réussi à expliquer son "cas particulier", pour se retrouver affecté, aussi sec, comme "rampant" dans une formation aérienne française alliée, jusqu'à la fin du conflit! Il en rigolait, lui-même, trente ans plus tard, mais en avouant, également, qu'il avait eu la trouille durant sa "détention" corse!