brehon a écrit:...C'est quoi les Services Techniques permanents à bord? J'ai passé un an sur un PA dont 6 mois de mission avec un groupe aérien conséquent (40 avions et hélicoptères). Seuls les personnels des flottilles intervenaient sur les appareils. Dans aucun des services propres au PA il n'existait de personnel intervenant sur les appareils ou leurs pièces de rechange. Qu'auraient-ils fait lorsque le PA est au port sans son groupe aérien, c'est-à-dire les trois-quart du temps, si ce n'est plus?
Mais, moi, plusieurs années

... qui m'avaient permis, de par mon activité et expérience professionnelle, de constater qu'il existait, au sein de l'Aéronavale, trois niveaux d'interventions, le Niveau I ou entretien courant au sein des formations, le Niveau 2, qui , dans certaines limites et circonstances, réglementairement fixées, autorisait l'intervention, à moindre niveau, selon les circonstance, de ces mêmes formations, et celles de niveau 3, toutes, confiées à des services spécialisées.
Il n'est pas question, ici, de prétendre vouloir dévaloriser le boulot au sein des Flottilles, sauf qu'il a toujours existé, au sein de l'Aéronavale française, pour des questions d'organisation et de répartition de tâches, quatre niveau d'interventions techniques... le quatrième (V4) se résumant à devoir renvoyer l'appareil chez son constructeur, qui , lui-même, expédiait la motorisation chez son constructeur ou la plateforme officiellement habilitée pour intervenir - exemple : vieux moteurs à pistons américains.
Les trois autres - V1, V2, V3 - se résumaient, pour le premier, à l'entretien périodique quotidien de l'appareil, le deuxième, tout à fois, visite périodique réglementaire, mais qui pouvait déboucher, suite à une visite technique plus approfondie, sur le constat d'une défaillance de pièce. Cà serait trop long à expliquer, mais la fourniture de la pièce de rechange est, elle-même, du ressort d de la V3.
C"est un gros poil compliqué, mais, de mon temps, le classement visite V3 était réservé aux quelques rares structures techniques très spécialisées, particulièrement formées - dans mon cas, sur hélicos! -. Le stade V4 impliquait, certes, le retour en usine de l'appareil, mais, même, au niveau V3, dans le cadre d'une inspection régulière approfondie, menée, après révision, toutes les 150, 500, 750, 1000 heures, on n'était jamais à l'abri d'une grosse "M***e", qui dépassait nos "compétences officielles"!
A bord des PA, il existait ce genre de structure technique (légère) spécialisée, volontairement distincte du personnel de maintenance des flottilles embarquées... chacun son boulot, comme on dit!... car l'approvisionnement en haute mer et la gestion des pièces de rechange non disponibles à bord, dépend, elle, d'un service, lui-même, centralisé en "Région Parisienne' - çà a peut-être changé en 40 ans, mais çà m'étonnerait fort!

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