L'obusier léger de 10,5 cm correspond au premier modèle mis en service avant-guerre dans les régiments d'artillerie motorisée (bandages pleins en
Gummi); dès 1941, son tube avait été équipé d'un frein de bouche, pour améliorer sa portée maximale, jusque là, assez tristounette (10 000 m avec le vent dans le dos), en utilisant des munitions plus performantes (13 000 m max), mais employées à petites doses - laissées à la discrétion du chef de batterie -. La charge propulsive de ces pélots "spéciaux" accélérait notablement l'usure de l'âme et l'emploi des obusiers, quelques soient leurs calibres (105 ou 155 mm), était, alors, essentiellement fixé à leur "zone d'efficacité" avérée, dans le cas des obusiers légers de 10,5 cm, entre 2000 et 8000 m!
La gâchette de la
MG 34, installée sur le trépied lourd,
MGLafette 34, était déportée à la base du support "supérieur", avec un dispositif de réglage de sa "sensibilité" (le cylindre visible, sur les clichés, dans le même plan vertical que l’œilleton de visée). Le système était identique avec la
MG42, car le même modèle de trépied était employé.
De toutes les armes testées, ce jour-là, sans même parler de celles qui étaient, alors, en service dans l'US Army ou l'armée britannique, la mitrailleuse allemande "multi-purpose" (comme disent les anglo-saxons) était de loin la plus moderne et la plus performante. Les mitrailleuses de l'après-guerre, M60 américaine et même notre AA52, s'étaient toutes, plus ou moins, inspirées des modèles allemands
MG34/MG42, la
MG3 de la
Bundeswehr n'étant, elle, qu'une "réplique" très fidèle de la
MG 42, au point d'ailleurs qu'on peut les confondre. Il y a quelques jours de çà, j'étais tombé sur la photo d'une mitrailleuse utilisée, actuellement, par l'armée ukrainienne, au premier abord, j'ai cru qu'il s'agissait d'une
MG 42 
, mais, à y regarder de plus près, c'était, en réalité, une
MG3, sortie des stocks de la
Bundeswehr et livrée à l'armée ukrainienne!