Alfred a écrit:... il parvient à obtenir le passage des fabrications bois entoilé au duralumin:aluminium....avant cette transition tous les bons spécialistes du meuble avaient la main d' oeuvre nécessaire,pour le travail du métal il faut avoir des spécialistes formés...
Pour le travail du bois entoilé, on utilise, pour la toile, de la colle, de la couture (Bonjour, mesdames!

), pour le bois, toujours de la colle et de la boulonnerie "légère".
Avec la mise en service de l'aluminium et de ses dérivés, zammac (une belle vacherie "insoudable) et duralumin, çà se complique, parce que, dès lors, on bascule dans l'assemblage par rivetage, boulonnage et soudure, sachant que la soudure sur aluminium constitue, elle-même, une vraie vacherie, dans la qualité finale des soudures réalisées, qui exigent des soudeurs spécialisés.
La soudure autogène au chalumeau (à l'ancienne), qui est parfaite pour le fer et l'acier, s'effectue aux alentours de 3000° C. Pour l'alu, c'est une toute paire de manche, car, un, la T° maximale se situe aux alentours de 500°C, deux, les caractéristiques des gaz utilisés (acétylène et oxygène, pour l'acier), ne sont pas les mêmes, dans le cadre de l'alu, ils sont sensés être "inertes" (de nos jours, on utilise l'argon et l'hélium), tandis que la technique de "brasure" a, elle-même, évolué au profit de la soudure électrique, beaucoup plus précise.

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De mémoire, au milieu des années 60, dans l'atelier "Chaudronnerie" intégré aux services techniques de BAN Saint-Raphael, qui comptait, alors, une douzaine d'ouvriers civils spécialisés, il n'y avait que deux opérateurs qualifiés "brasure sur alu" ( de manière à en avoir, au moins, un sous la main, si l'autre tombait malade ou était en congés!).
Durant la décennie 30 et, même, durant les suivantes, la technique d'assemblage d’éléments en aluminium a, toujours, constitué un domaine très sensible, exigeant du personnel spécialisé, tout au moins, dans le domaine de la brasure, l'assemblage par rivetage étant, lui, une procédure beaucoup plus simple. Ce n'est par hasard que le célèbre De Havilland Mosquito avait été conçu avec une structure de base en bois, sa légèreté n'étant qu'un de ses avantages!
Si on jette un coup d'oeil sur les anciens appareils qui avaient servi, durant la Seconde Guerre Mondiale et, pour certains d'entre eux, dans les deux décennies suivantes, la règle générale de construction de la carlingue était le rivetage - ou, pour certains panneaux d'accès, des dispositifs de démontage rapide (exemple: 1/4 tour) -.
C'était valable, de mon temps dans l'Aéronavale, évidemment, pour les DC3 et DC4, les Sunderlands, les Lancaster, les Corsairs, les TBM, les MD 315, les MD 733 et les hélicos (HSS, Alouette II, Alouette III), tandis que la technique de brasure, elle, se résumait à quelques pièces très spécifiques ou était réservée pour l'assemblage des carlingues d'appareils subsoniques et supersoniques, afin de réduire le "freinage", résultat de l'assemblage "traditionnel" riveté et de "l'effet" desdits rivets - rappelez-vous, que, avant même, la fin de la Seconde Guerre Mondiale, sur certains appareils, on avait, déjà, supprimé la peinture et laissé l'alu "à nu", afin de gagner quelques kilomètres/heure supplémentaires... et économiser "un poil" de carburant

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