Post Numéro: 40
de julienf67
29 Jan 2022, 01:36
pierma a écrit:Alfred a écrit:Il y avait quand même un certain nombre de petits navires de surveillance ASM côtiers,des dragueurs, de releveurs de filets qui devaient fournir un travail préalable,je pense....,si la "flotte" était à 3 heures de l'appareillage,elle devait pouvoir avoir quitté les lieux en six heures quand la nuit était la plus sombre...Il fallait aussi avoir fait le choix de la meilleure route et de la façon d'opérer......... et d'avoir prévenu les responsables de Torch que nous arrivions en amis et si possible être protégés ,en l'air (notre DCA n'était pas sans doute très dissuasive) et sous l'eau (notre détection et notre système de grenadage ayant beaucoup à apprendre) et,il fallait aller très vite .Un sacré boulot !!!
Je me demande s'il n'y avait pas aussi une question de carburant, les pleins des navires n'étaient pas faitsn ou juste avec un minimum, les commissions d'armistice allemande et italienne ne l'accordaient qu'au compte goutte.
Cela dit on n'aura jamais la réponse à la question sur la faisabilité, tout simplement parce que ce n'a pas été tenté. (Là on saurait peser toutes ces difficultés à leur juste poids.)
La carburant était rationné partout en France, et d'autant plus pour l'armée d'armistice.
S'il y avait eu une volonté de sauver des navires, une bonne utilisation des stocks présents (ainsi que d'éventuels stocks dissimulés de secours) aurait permis de concentrer le carburant disponible vers les navires prioritaires.
En revanche je ne pense qu'il était nécessaire de prévenir Torch en amont, Darlan ayant tourné sa veste, les Américains n'auraient pas eu peur de quelques navires désarmés à bout de carburant qui venaient rejoindre leur amiral, je pense qu'au contraire il les aurait accueilli à bras ouverts.
Au niveau de la couverture aérienne, les Luftwaffe était loin de ses bases en Europe, et déjà au bout du rouleau en Afrique, donc sans grand danger. Quant à l'aviation italienne, elle était également déjà bien amoindrie, et la maigre DCA présente sur la navires était suffisante pour la maintenir à distance.
Les Italiens auraient peut être quand même tenté qqchose depuis la Sardaigne, mais quels moyens aériens antinavires avaient ils ?
En tout cas comme vous le dites, s'il y avait eu une volonté de s'échapper cela aurait été une course contre la montre.