Tireurs d'élite à Stalingrad.
Les véritables vedettes du rendement, le stakhanovistes de la mort, à la 62ème Armée, écrit Antony Beevor dans son ouvrage STALINGRAD, n'étaient pas des destructeurs de chars mais des tireurs délite.
La propagande soviétique, à l'approche du 25ème anniversaire de la révolution d'Octobre, fait état « d'une nouvelle vague de compétition socialiste pour le record des Frits tués»
A partir de quarante victimes le soldat reçoit une médaille.
Le plus célèbre d'entre eux, sans pour autant avoir obtenu le bilan le plus élevé fut un taciturne berger de l'Oural, « Zaitsev, » de la division Batiouk. Son palmarès: 149 Allemands.
Le champion au palmarès incontestable fut le nommé « Zitan », il mis au tapis 224 Allemands pour l’anniversaire de la révolution.
Il y a aussi le sergent Passar, 21ème Armée avec 103 tètes d'Allemands, oui en effet sa spécialité était de viser la tête.
Koucherenko et un Ouzbek qui ne reçurent pas la médaille car pour le premier 19 tirs au but et le second cinq.
Un autre Kovbassa un artiste dans l'art d'attirer l'ennemi dans ses pièges. Il travaillait sur trois tranchées, reliées les unes aux autres. Une pour dormir les deux autres pour exercer son art. Il avait aussi creusé d'autres fausses tranchées dans lesquelles il avait installé des drapeaux blancs qu'il pouvait manipuler à distance. Il prétendait que, dès qu'un Allemand apercevait un drapeau blanc qui s'agitait, il ne pouvait résister de se lever et de crier « Rus, komm, komm ». C'est alors que Kovbassa l'abattait.
Danielov, 161e régiment de fusiliers. Il plaçait à vue des mannequins qu'il avait fabriqués avec divers uniformes russes. Dès qu'un soldat allemand tiraient dessus, il l'abattait.
Le sergent chef Dolimine, lui, s'installait haut perché dans un bâtiment. Il réussit alors à tuer les servants d'une mitrailleuse et ceux d'un canon de campagne.
Le caporal Stouvenov qui en était à son 124e coup au but et qui espérait atteindre les 170 pour l'anniversaire de la révolution, resta deux jours guettant un observateur d'artillerie qu'il réussit à éliminer.
Le commissaire politique Iline, palmarès 185, se dissimulait dans un vieux baril ou un conduit.
Anatoli Tchekov, imperméable à la peur. Il se dissimulait en haut des immeubles les plus élevés, tentait toujours de prendre position devant un mur blanc. Son palmarès est aussi éloquent.

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