Prosper Vandenbroucke a écrit:Je le redis, moi non plus je n'oublie pas, mais je peux pardonner, surtout à des personnes d'âge avancé.
Qu'est-ce que cette justice veut démontrer, qu'elle lave plus blanc que blanc?
Tu pardonnes ?
Mais as-tu seulement quelque chose à pardonner ?
La tante de ma grand-mère et son mari (communistes) ont été déportés et ont survécu aux camps de la mort.
Agés ils l'étaient, à la fin des années '80, quand ils se sont suicidés.
C'était l'époque où l'on commençait, nécessairement, à témoigner à grande échelle de la Shoah et du système concentrationnaire nazi.
Cette médiatisation et une forme de culpabilité d'avoir survécu alors que tant des leurs sont morts leur ont été insupportable, invivable.
Meurtris dans leur âme comme ni toi ni moi ne pouvons même l'imaginer, leur âge ne leur a pas épargné une fin tourmentée et tragique.
Cette tragédie familiale qui frappe deux belles personnes qui ont contribué, comme d'autres anciens, à forger ma personnalité, je ne la pardonne pas !
Que les rats qui ont fait tourner les roues de l'industrie d'extermination nazie soient rattrapés par la justice, 75 à 80 ans plus tard, ne me dérange pas.
Qu'ils soient tourmentés, à leur tour, il n'est que temps.
Ils risquent bien moins d'une justice civilisée que de la barbarie criminelle qu'ils ont servie.
Comme toi je regrette le caractère trop tardif de la justice allemande... ...mais contrairement à toi, je ne considère pas ces nonagénaires comme des victimes.
Il ne manquerait plus que ça !
PS en une de "Libé" ce matin, le rapport de la Commission sur les abus sexuels dans l'Eglise... des milliers de victimes durant des décennies... tous ces criminels sexuels qui doivent être vieux aujourd'hui...