pierma a écrit:Par exemple, on peut penser que la Tchécoslovaquie aurait échappé au Coup de Prague en 48 si l'occupant avait été l'armée américaine plutôt que l'Armée Rouge. On peut se poser la question pour la Hongrie. Et Vienne a échappé à la démocratie populaire parce que les Alliés occidentaux occupaient déjà une partie du pays. (Mais si Staline n'avait pas accepté - comme finalement préférable pour lui - un statut de pays neutre, on aurait pu assister à un scénario allemand, avec une capitale divisée.)
Je pense comme toi que c'est vers l'Europe centrale à l'hiver 44/45 qu'il faut avant tout regarder et essayer d'estimer la manière dont les corps blindés dévolus à
Wacht am Rhein (et les moyens plus modestes de
Nordwind dès lors ?) auraient pu être engagés dans ce cadre (en totalité ou en partie).
L'envoi en Hongrie, en janvier 45, des reliquats de la
6.Panzer-Armee donne un début de réponse.
La dépendance aux pétroles roumains en donne un semblant d'autre.
La défense bec et ongles du
Fatherland une troisième piste.
Il y a l'embarras du choix pour éparpiller les dernière forces de la
Panzerwaffe.
Et pour quels résultats tangibles ? Plus de pertes russes, un peu de temps gagné et un peu de terrain aussi, peut être !?
HITLER n'y croyait plus à l'Est, il avait raison, raison pour laquelle il poursuit une dernière chimère à l'Ouest.
Ouest que je connais mieux : sans
Wacht am Rhein, le
V US Corps pousse à travers la Roer (jusqu'à Cologne ? Pas sûr !!) et PATTON lance son offensive sur la Saar.
En janvier le temps particulièrement mauvais fige probablement la situation à l'Ouest avec une armée US qui a évité la crise d'effectif d'un Noël 44 passé au chaud et amélioré (plus ou moins) ses bases de départ pour franchir le Rhin au printemps.
Donc, probablement, un Rideau de fer un petit peu plus à l'Est.
Mais je ne me risquerai pas plus loin dans un
What if sur fond de vases communicants Est/Ouest.