Après, il y a le "mauvais" exemple de l'artillerie navale, où, selon le bâtiment sur lequel elles étaient installées, les pièces de "20 cm" pouvaient être classées "artillerie secondaire", par exemple, à bord d'un cuirassé, ou "artillerie principale", à bord d'un croiseur ! Sauf que les pièces de marines étaient à poste fixe (en tourelle) et leur approvisionnement, assuré par des monte-charges, plus des systèmes de chargement hydrauliques, qui dispensaient, au maximum, les servants de devoir jouer les portefaix, comme leurs camarades de l'artillerie terrestre - on retrouvait des dispositifs similaires dans l'artillerie lourde sur voie ferrée, issue, comme par hasard et le plus souvent, de pièces de marine.
Un malheureux obus explosif de 155 mm ou 15 cm pèse (toujours) une bonne quarantaine de kilos, poids auquel il convient de rajouter, systématiquement - l'artillerie de campagne travaillant essentiellement avec des munitions séparées - celui de la douille (dans l'artillerie allemande) et des gargousses, un obus de 203-210 mm, de l'ordre de 115 à 125 kilos, suivant le modèle! Pour ces derniers, il fallait 4 pinpins et un "brancard" spécialement conçu, afin d'assurer le chargement du seul projectile dans la chambre de culasse!
Dès lors, on comprend vite les limites de "l'exercice" en conditions de combat - 10 obus de 15 cm équivalant à +/- 500 kg de manutention, par les deux mêmes servants successifs (le pourvoyeur et le chargeur!)! - ainsi que la cadence moyenne de tir des obusiers et canons lourds de "200 mm", qui, en général, était inférieure ou égale, dans le meilleur des cas, à un coup/minute... sans chômer!

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pour le détail j'ai souvent lu pour ses obus heat qu'il s'agissait d'obus avec une faible charge explosive qui détonnait une fois le blindage percé comme nous le montre matériellement dog red sur la photo, des premiers dégâts pour l'entré et les deuxièmes pour la détonation de l'obus.

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