Prosper Vandenbroucke a écrit:
Bonjour Loïc,
Oui, nous sommes en droit de se poser des questions, cependant j’ai lu ceci également :
[i]Thunderbolt sérial 44-20933 du GC II/5 "Lafayette"
Le LTT Jean-Marie de Peyrecave du GC II/5 s'écrase dans le Jura pendant une mission de convoyage, ( parti livrer une roulette de queue à un camarade immobilisé à Nice).
Lieu: Salins, contre la "chaîne" du fort Belin, au nord-est de celle-ci, lieu dit "les Marnes", ( pas très loin du hameau de la Chaux sur Clucy) .
Conditions atmosphériques : brouillard épais. [...]
Je vais jouer le régional de l'étape :
Partant de Dole-Tavaux vers Lyon et Marseille, il n'a aucune raison de passer à Salins, qui est quasiment à la même latitude. (Depuis Dole, il n'a aucune raison de prendre cette direction.)
Depuis Colmar je comprendrais mieux : s'il vole à vue en suivant la nationale, il passe à Belfort, Besançon, puis Arbois, Lons le Saunier, Bourg en Bresse, Lyon.
En collant à la nationale, on longe les massifs du Jura (parfois de près, comme le Revermont) mais on n'y entre pas. La nationale elle-même ne rencontre pas de dénivelés soudains. Quelques côtes, mais rien de mortel.
En revanche, dans ce suivi à vue, il y a une grande fourche, en plaine, un peu avant Arbois, où il est facile de se tromper et de partir sur Salins. Et avec du brouillard ça ne pardonne pas : Salins est à 10 km, pile à l'entrée du secteur de montagne, c'est une sorte de cluse, encagée entre deux collines très nettes. (le fort Belin couronne l'une des deux.) Un cul de sac, et inattendu. S'il se croit encore sur la route de Lyon, à suivre la route à vue, il est mort.
Reste à expliquer qu'il ne soit pas sorti plus tôt du brouillard en prenant de l'altitude. Question aux spécialistes : est-ce que la crainte de trouver Lyon couvert par le brouillard pouvait jouer ? (On atterrissait comment, à l'époque, dans ce cas ?)
Autre hypothèse possible : le brouillard n'était pas si épais en bordure du Jura, et le vol à vue restait possible ? (Evidemment, dès qu'on rentre dans une vallée, on trouve du brouillard qui s'épaissit : on peut imaginer qu'il a repéré le danger et cherché à s'en extraire. Mais Salins, j'insiste, est vraiment un piège très encagé, cela suppose de prendre un angle de montée très sérieux.)
ça me parait un scénario plausible, mais qui n'explique pas pourquoi il n'a pas navigué en altitude. (???) Imprudent, ou souci technique ?
@GV39110 : Je reconnais le code postal de Salins, vous voyez donc le scénario possible. Mais vous faites allusion à un accident en avril, alors que le crash est indiqué le 11 mars ? (de plus en avril, ils n'opèrent sûrement plus de Dole-Tavaux : les troupes françaises ont passé le Rhin en Alsace, et s'avancent dans la Forêt Noire et au nord de celle-ci, où ils vont prendre Stutgart. Basé à Colmar, à cette date, c'est logique.)