Tu ne réponds pas sur la France !
sur les intentions hitlériennes en général, que fais-tu du projet nazi, exposé dans Mein Kampf
mais pas seulement, et dont mille signes montrent qu'il reste présent à l'esprit de l'écrivain devenu chef de l'exécutif ? De manière adaptable dans le détail, mais terriblement constante sur l'essentiel ?
Une question insoluble mais néanmoins importante : a-t-il espéré séparer la France de l'Angleterre avant sa victoire militaire sur la première, ou a-t-il toujours projeté de le faire ensuite ?
La grande majorité des proses répondent implicitement ou explicitement qu'il a vainement essayé de le faire entre 33 et 38. Pour ma part, je trouve plus logique et moins aventureux de penser que non : entre 33 et 38 il fait certes des mamours à l'Angleterre en tenant sur la France un discours plus ambigu; mais ce n'est que pour prendre date : il sait que l'Angleterre ne se laissera pas arracher docilement son "épée française", utilisée depuis l'Entente cordiale de 1904 pour contenir la puissance allemande; il prévoit donc une phase de guerre théorique contre Paris et Londres à la fois, conclue par un coup écrasant contre la France qui ne laisse à l'Angleterre d'autre issue que d'accepter le mariage.

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- avait, en tête, un plan pour assurer l'expansion de son III. Reich et, durant la période 1936-1939, les reculades diplomatiques successives franco-britanniques lui avaient confirmé qu'il tenait le "bon bout". Par contre, en septembre 1939, en déclarant la Guerre à la Pologne et en l'envahissant, il avait du, aussi, constater qu'il avait poussé le bouchon trop loin et çà m'étonnerait qu'il ait sauté de joie, quand les Brits et les Français lui avaient, très officiellement, déclaré la guerre en chœur. A la "lumière" des évènements précédents, il devait, à peu près, être convaincu, que ces deux nations continueraient à ne pas bouger le petit doigt. Durant tout le mois de septembre 1939, après le 3, çà avait du transpirer sec à tous étages de l'autorité allemande, d'autant que, sans être vraiment préparée à une offensive majeure, la France, seule, avait, largement les moyens de "pourrir" la situation militaire à l'Ouest. On a beau triturer les "chiffres", arguer de la "présence" de la Ligne Sigfried - largement inachevée (!), en septembre 1939 -, au moins avant le 25 du mois, si l'état-major français avait eu le feu vert pour passer à l'offensive "à outrance", les allemands s'en prenaient une sévère et le Westfeldzug du printemps 1940 n'aurait jamais eu lieu... tout au moins, sous la forme telle qu'il avait été conçu, "tranquillement", entre octobre et avril 1940.
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