François Delpla a écrit:Ce message, notamment, ne tient aucun compte de la distinction nécessaire entre les préoccupations antérieures et postérieures
- à l'évacuation d'Arras par les Anglais
- à l'émission du Haltbefehl.alias marduk a écrit:Pour l'inquiètude du HGr A durant la crise de dunkerque établie par Frieser ( qui parle de psychose de crise endogène au sein du HGr A ) :
Sodenstern ( chef d'EM du GA A ) :
"trouve grave de se faire une idée trop optimiste de la situation" ( annexe 31B du journal du HGr A )
Rundstedt le 25 mai :
" il n'est pas exclu que l'ennemi exécute ses mouvements selon un plan homogène avec l'intention de percer la 4iè armée et les troupes rapides qui lui sont subordonnées en attaquant du nord et du sud, afin de pouvoir rapprocher les éléments de son armée jusque-là séparés" ( cité à partir de l'ordre n°6 du groupe d'armée du 25 mai )
Rundstedt :
" je m'inquiétais à lidée que les faibles troupes de Kleist ne soient prises d'assaut par les anglais en train de décrocher" ( journal de Bock du 29 mai 1940 qui relate une conversation entre les 2 chef de GA )
Frieser identifie l'origine de la crise par un rapport de Kleist en date du 23 mai qui indique :
"Après les pertes des combats des quatorze derniers jours, surtout celles de chars, de plus de 50 pour cent, le groupe n'a plus une force de combat suffisante pour mener une attaque vers l'est contre un ennemi fort. Si l'ennemi attaque avec de forts effectifs, j'attire l'attention sur le fait que les Panzerdivisionen sont peu appropriées à la défense"
Cité dans l'annexe 29 du journal du HGr A
Ce qui signifie d'ailleurs que le haut commandement avait bien l'information que les unités blindées étaient épuisées
On trouve donc dans les documents d'époque une inquiétude continue au sein du HGr A qui est d'ailleurs confirmée après guerre par le général Von Sodenstern ( courrier du 1er mai 1954 de Sodenstern cité par Messenger )
Si le 25 mai, Rundstedt et l'EM du HGr A envisagent encore la possibilité d'une contre-attaque majeure alliée, c'est que la situation était la même le 24 mai
Ce que je remarque surtout, c'est la quasi-identité de vue entre le rapport de Kleist et les propos de Rundstedt à Bock le 29 mai sur la faible capacité défensive des troupes de Kleist.
Sachant que Rundstedt était dès l'origine défavorable à un emploi autonome à l'échelon opérationnel des troupes mobiles, cela explique pourquoi une crise endogène de commandement ( en partie justifiée d'ailleurs par l'état des blindés ) a pu se développer au sein du HGr A

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