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Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Tout ce qui concerne la libération de l'Europe et qui n'est pas développé au sein des sections ci-dessus.
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Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Bruno Roy-Henry  Nouveau message 19 Oct 2015, 13:47

C'est la thèse que reprend l'hebdomadaire Valeurs Actuelles. Elle n'est pas nouvelle, mais semble rebondir...
Que s’est-il passé, à Giulino di Mezzegra entre le 27avril 1945 et l’“exécution”, le lendemain, de Mussolini et de Clara Petacci ?

Dès la fin de la guerre, Walter Audisio, alias “comandante Valerio” (devenu colonel), celui qui a “fusillé personnellement” Mussolini (Valeurs actuelles du 8 octobre), a laissé trois versions de la fin de ce dernier et de Clara Petacci, avant d’en laisser une quatrième dans son ouvrage Au nom du peuple italien (1975), publié deux ans après sa mort.

Or, dès les années d’après-guerre, divers témoignages d’anciens partisans — et non des moindres, comme le vice-commissaire politique de la 52e brigade Garibaldi, Urbano Lazzaro (“Bill”), qui procéda à l’arrestation du Duce — ont contesté, à des degrés divers, ces versions. Au point qu’il est impossible de savoir ce qui s’est précisément passé entre le transfert, dans la soirée du 27 avril 1945, des deux prisonniers de Dongo à Giulino di Mezzegra et leur “exécution” le lendemain. Une quasicertitude, cependant : l’histoire de Valerio relève largement de la légende.

L’affaire rebondit en 1994 avec le livre-confession de l’ancien commissaire politique de la 101e brigade Garibaldi, Bruno Giovanni Lonati (“Giacomo ”), Quel 28 aprile, Mussolini e Claretta : la verità. L’auteur y raconte comment il fut chargé par le Comité de libération nationale de haute Italie (CLNAI) d’accompagner, avec deux autres garibaldiens, un certain “capitaine John” pour une mission “confidentielle” : éliminer les prisonniers de Giulino di Mezzegra en “doublant” les partisans déjà envoyés sur place. Il apprendra ensuite que ce “John” appartenait aux services secrets britanniques. Cette version appuie l’hypothèse que développera, un an plus tard, le grand historien du fascisme Renzo De Felice (1929-1996) dans Rosso e Nero (publié en français en 1999 sous le titre les Rouges et les Noirs) : la mise à mort, sans autre forme de procès, de Mussolini aurait été le fruit d’une action clandestine menée conjointement par l’Intelligence Service (IS) et une partie de la Résistance locale. Une action conduite sur ordre de Winston Churchill, dans le dos des Américains. Pourquoi ? C’est que, contrairement à ces derniers, il tenait à le liquider.



http://www.valeursactuelles.com/que-ses ... egra-56451

Avant Himmler, Mussolini ?
Dernière édition par Bruno Roy-Henry le 19 Oct 2015, 13:57, édité 1 fois.


 

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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 13:57

Effectivement, il y avait des missions britanniques mais selon les accords de Malte signés lors ce que l'on appelle l'armistice long du 27 septembre 194, Mussolini devait être livré vivant aux Alliés.
A son départ de la Préfecture de Milan, Mussolini avait une serviette avec sa correspondance avec Churchill avec laquelle il entendait montrer lors d'un éventuel procès les preuves. Lesquelles ? Il paraitrait que Churchill aurait poussé le Duce à déclarer la guerre en 1940, pour que lors d'éventuelles négociations en vue d'un armistice (en cas de défaite alliée) le sort de la Grande-Bretagne soit préservé.
Je crois que le nom de la mission britannique était 'Spokane' mais je n'en suis pas sûr, d'ailleurs les partisans qui l'avaient capturé s'empressèrent de changer son lieu de détention, de la caserne de Germasino pour aller chez les de Maria, Mussolini caché sous un immense bandage car ils craignaient soit une tentative de libération par les fascistes soit d'être retrouvé par une mission alliée.
Je donne rendez-vous ce soir pour que je puisse fouiller mes docs.
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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 14:06

J'avais rédigé un sujet il y a quelques années dont je mets un extrait :

Le Duce se rend à la préfecture de Milan, rassemble son état-major et ordonne de se mettre en route pour Côme. Cette décision semble avoir été décidée avant la réunion à l'Archevêché. Suivi de son escorte de SD du SS-Obersturmführer Fritz Birzer qui a été désigné personnellement (Führerbefehl) par Hitler pour le protéger, Mussolini monte à bord de son Alfa Romeo, avec Zerbino et Bombacci. Suivent les véhicules des hiérarques fascistes, du clan Petacci : Clara et son frère Marcello, et tout à la fin, une camionnette Balilla. A l'intérieur, il y a des documents secrets, mais le véhicule tombe en panne au bout de quelques kilomètres et est abandonné. Les documents n'ont jamais été retrouvés. A Milan, les dernières troupes de la RSI: Brigades Noires et GNR quittent la capitale lombarde, 4636 hommes en armes, décidés à se battre jusqu'au bout. Ils se dirigent vers Côme, à la suite du Duce.
Le trajet n'est long que d'une quarantaine de kilomètres et la colonne atteint Côme vers 21h00. Mussolini dîne chez le préfet Lorenzo Celio. Pendant ce temps, le questeur de la ville traite la reddition de toutes les forces fascistes rassemblées à Côme et la présence du dictateur déchu est encombrante. Il dépeint exagérément une situation tragique afin de convaincre le Duce à lever le camp. Celui-ci appelle son épouse Rachele durant la nuit, il lui dit «...Tout est fini, je suis seul...».
Le lendemain 26 avril, tôt le matin, il est 4h30, Mussolini prend congé de sa femme et s'apprête à partir à l'insu de son escorte. Mais les véhicules des SD ont bloqué le passage de l'Alfa qui repart avec le cortège de voitures où sont massés les hiérarques et leur famille, qui n'a rien de martial.
Pendant ce temps, les forces fascistes qui avaient quittées Milan arrivent à Côme vers 9h00. Ils apprennent que Mussolini est parti, cette absence porte un coup fatal au moral des troupes. Elles restent désœuvrées en ville, sans ordres précis. Certains commencent à échanger leur uniforme contre une tenue civile. C'est à ce moment précis que s'est jouée la désagrégation de la RSI.
Alors que Mussolini est arrivé à Menaggio, Pavolini retourne à Côme vers midi pour constater que les BBNN qui devaient combattre jusqu'au bout en Valtellina ont fondu comme neige au soleil. Désarmés par les partisans qui leur ont promis la vie sauve, ils sont battus, enfermés et malgré la parole donnée, exécutés après un simulacre de procès.
La colonne des hiérarques redémarre de Menaggio mais l'itinéraire a changé, elle ne poursuit plus sa route le long des rives septentrionales du lac de Côme mais bifurque vers les montagnes jusqu'à Grandola. Birzer, méfiant, ne quitte plus Mussolini d'une semelle, il craint une tentative d'évasion vers la Suisse toute proche. Celui-ci s'installe dans un hôtel, la présence d'Elena Curti, la fille naturelle du Duce déclenche une crise d'hystérie de la part de Clara Petacci, si ce n'était pas un moment aussi grave, cela pourrait ressembler à une comédie à l'italienne.
La colonne se remet en route pour Menaggio et le lendemain 27 avril, à 4h00 du matin, Pavolini réapparaît à bord d'un camion Lancia 3RO, monstre blindé, armé d'un canon de 20 mm et trois mitrailleuses appartenant à la 36eme BN de Lucques. Mussolini s'en prend à Pavolini «où sont les 3000 brigadisti promis?» Avant de reprendre la route, une colonne de la Flak en retraite, commandée par l'Oberleutnant Hans Fallmeyer , se joint aux fascistes. Avec eux, Pietro Callisti, as de l'ANR (Aviazione Nazionale Repubblicana), inapte au vol. Le convoi quitte Menaggio, c'est le camion blindé conduit par Merano Chiavacci, avec Pavolini à son bord qui ouvre la marche. En tout 28 véhicules, formant un cortège long d'un kilomètre, rassemblant 177 Allemands et 174 Italiens. D'un coup, Pavolini fait stopper le camion et part chercher Mussolini pour le mettre en sécurité à l'intérieur.
A l'entrée de Musso (un signe du destin?), Merano Chiavacci freine violemment, la route est obstruée par un tronc d'arbre et des rochers. Des coups de feu sont échangés, la mitrailleuse de bord du Lancia répond quand un groupe d'Allemands de la Luftwaffe brandit un drapeau blanc et se dirige vers les partisans. Fallmeyer veut négocier son passage pour rejoindre le Brenner, sans effusion de sang. Il entame les négociations avec le chef de l'unité partisane: la 52a Brigata d'Assalto Garibaldi «Luigi Clerici» ( voir DGM 10, les communistes italiens). Son chef est le comte Pier Luigi Bellini delle Stelle (Pedro). Les négociations vont s'éterniser et durer six heures. Pedro veut gagner du temps pour faire rameuter des renforts. Il n'est pas intéressé par les Allemands mais par contre, il compte faire arrêter les fascistes, il est loin de savoir qu'il va toucher «le gros lot» et entrer dans l'Histoire pour avoir procédé à l'arrestation du Duce et de ses ministres.
Vers 13h00, Fallmeyer revient, les conditions imposées par les partisans sont les suivantes: seuls les Allemands pourront passer, les fascistes doivent se rendre. Pour Birzer, sa mission est simple, il doit coûte que coûte préserver la vie du Duce, celle des autres hiérarques ne l'intéresse pas. Il réussit à convaincre Mussolini d'enfiler une capote militaire et un casque allemand. Bien que cette idée lui répugne, le Duce accepte à contrecœur sous l'insistance des ses fidèles. Il monte à bord du camion de la Luftwaffe avec sous son bras le cartable qu'il n'a pas quitté depuis Milan. A l'intérieur, des documents secrets doivent le disculper en cas de procès, prouvant qu'il avait tout tenté pour empêcher la guerre. Les véhicules allemands se mettent en route et s'arrêtent à Dongo pour être inspectés comme il a été conclu avec Bellini.
A 15h30, ce 27 avril 1945, Mussolini, faisant semblant de dormir, est reconnu par Giuseppe Negri (Zocolin) et Urbano Lazzaro (Bill), commissaire politique de la 52e Brigata, confirme qu'il s'agit bien du Duce. Il descend du véhicule sans opposer de résistance, se déleste de son MP40 et est conduit à la mairie de Dongo où le rejoignent les autres hiérarques. Seul Pavolini tente d'échapper à son sort, il sort du Lancia, échange des coups de feu et se cache sur les rives du lac. Blessé, il ne sera retrouvé qu'en soirée et emmené à Dongo.
PHOTO DU PORTAIL DE LA VILLA BELMONTE QUE J AI PRIS IL Y A QUELQUES ANNEES
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LA MORT DE MUSSOLINI
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Bellini (Pedro) entend bien remettre l'ex-dictateur déchu et ses ministres au CLNAI. Il décide d'enfermer Mussolini à Germasino dans la caserne de la douane, plus facile à garder et à défendre en cas de tentative de libération par un commando fasciste ou de SS. Luigi Canali (Neri) propose de transférer en lieu sûr Mussolini et Clara Petacci qui a demandé de rejoindre son amant. Pedro retourne chercher le Duce à Germasino avec Neri et son chauffeur. Avec un bandage placé autour du visage, le dictateur est emmené à Dongo où Clara le rejoint. Deux véhicules emmènent les captifs à Bonzanigo di Mezzegra, avec pour les surveiller, une partisane: Giuseppina Tuissi (Gianna). Dans cette nuit du 27 au 28 avril, ils sont conduits à la demeure des de Maria, paysans qui ont caché Luigi Canali(Neri) lorsqu'il était recherché par les autorités de Salo.
A partir de ce moment, les faits commencent à devenir divergents avec l'entrée en scène de Walter Audisio (Valerio), colonel auto-proclamé et vétéran des brigades internationales en Espagne. Ayant appris l'arrestation de Mussolini, il est chargé de procéder avec son commando de partisans à son exécution immédiate ainsi qu'à celle des hiérarques.
Valerio arrive à Dongo vers 14 heures, le 28 avril. Il fait part à Pedro de sa mission qu'il doit remplir à tout prix. Il dresse une liste des fascistes à fusiller, parmi les condamnés d'office, Pietro Calisti, as de l'ANR, qui s'était joint avec l'unité de la Flak à la colonne. Il faut 15 hommes à fusiller pour venger les quinze partisans exécutés Piazza Loreto le 10 août 1944. A 15h10, Valerio et ses hommes, ayant appris où étaient cachés les captifs, se rendent chez les de Maria. Audisio se fait passer pour leur libérateur. Mussolini et Clara montent à bord de leur véhicule qui s'arrête quelques instants plus tard, devant le portail de la villa Belmonte. On les fait descendre, Audisio prononce la sentence de la condamnation, appuie sur la détente, son arme s’enraille, prend des mains de Michele Moretti ((Gatti) son MAS 38 et tire la rafale mettant fin aux jours de Mussolini et de sa maîtresse. Il est 16h10. Audisio, retourne à Dongo pour s'occuper des hiérarques, dont le sort est déjà fixé.
Il s'agit de l'histoire «officielle», celle qui paraît dans les pages du quotidien communiste l'Unità et qui deviendra une vulgate.
Dans le Corriere della Sera du 26 avril 1994, Michele Moretti affirme être l'auteur de la rafale mortelle. Les de Maria ne reconnaissent pas Walter Audisio en Valerio,car l'auteur de l'exécution n'est autre que Luigi Longo (Gallo), chef du PCI, ancien commissaire aux Brigades Internationales en Espagne. Un autre mystère demeure quant à l'heure de l'exécution. Giorgio Pisano, en recoupant des témoignages a démontré que des témoins ont entendu les coups de feux vers midi chez les de Maria (donc antérieurs à 16h10), alors qu'Audisio était en route pour Giulino di Mezzagra à ce moment-là. L'exécution devant le portail des Belmonte ne serait qu'un simulacre selon le témoignage visuel de Dorina Mazzola. Une expertise de la capote militaire de Mussolini montre qu'elle ne porte aucune trace de perforation, elle aurait été donc enfilée post-mortem.
C'est au tour des hiérarques, gardés dans la mairie de Dongo de se diriger vers 17h00 au bord du lac de Côme contre une rambarde toujours visible de nos jours. Walter Audisio leur ordonne de tourner le dos au peloton d'exécution, refusant de consentir à Baraccu le droit d'être fusillé de face (il est décore de la médaille d'or de la Valeur Militaire, plus haute distinction militaire italienne). Les quinze se retournent finalement, leur dernière volonté est que Marcello Petacci ne soit pas fusillé avec eux est accordée. Après l'exécution et le coup de grâce, vient le tour au frère de Clara. Celui-ci réussit à fausser compagnie au peloton d'exécution, plonge dans le lac mais est abattu finalement.
Les corps des suppliciés sont jetés dans un camion, avec ceux de Mussolini et Clara Petacci. A 7h00 du matin, les cadavres sont déposés Piazza Loreto où le 10 août 1944 avaient été fusillés 15 partisans par la legione autonome Ettore Muti, unité chargée de la répression et de la lutte antiguérilla .

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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 14:06

L'exécution de Mussolini, en compagnie de sa maîtresse Clara Petacci n'a cessé de donner lieu à des controverses, des contradictions, de faux témoignages voire même des élucubrations (concernant la culotte de Clara Petacci). Beaucoup de personnages ont préféré se taire, une omerta qui hante encore les historiens. Des protagonistes de l'affaire ont été assassinés juste après la fin de la guerre, comme Luigi Canali (Neri) qui avait proposé la cachette des de Maria ainsi que sa maîtresse Giuseppina Tuissi (Gianna), qui avait escorté Mussolini et la Petacci à Bonzanigo. Ces témoins génants ont disparu.
Parmi ceux qui ont menés des enquêtes sérieuses et approfondies, on peut citer le journaliste Franco Bandini, l'historien fasciste Giorgio Pisano et le grand Renzo de Felice. Pierre Milza a rédigé Les Derniers Jours de Mussolini (Fayard) en reprenant les différentes thèses, mais certaines parts d'ombre n'ont jamais été levées et ne le seront certainement jamais, peut-être un jour, du côté de la Via delle Botteghe Oscure à Roma, siège du PCI, les archives endormies depuis soixante-dix ans révéleront les raisons d'un mystère si bien entretenu.
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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 14:17

Un lien en italien, je dois m'absenter, je continuerai plus tard.
http://ilmediano.com/lo-spettro-dei-ser ... rint=print
D'autres clichés que j'ai pris :
viewtopic.php?f=33&t=5467&p=449250&hilit=Giulino#p449250
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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 14:26

Mon cliche comparé à celui de VA semble identique ?
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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Jomaxi  Nouveau message 19 Oct 2015, 15:35

Extrait du livre de Alain Decaux : "Les dossiers secrets du XXè siècle", Tempus, 2011

Chapitre : l'étrange mort de Mussolini"

"Quand Churchill vint en juin 1945 sur les bords du lac de Côme - sous la garde d'une escorte imposante -, il demanda à être conduit à Dongo, d'abord, puis à la villa Bemonte. Mais il ne voulait pas seulement voir. il voulait savoir.
Il se fît amener des témoins : Barbieri, qui commandait en second l'embuscade tendue par les partisans. Mieux : Carlo Ceresoli et Carlo Terreni. Ces deux derniers lui racontèrent avoir assisté au débarquement des bagages et des caisses que Mussolini emportait avec lui. Mieux encore : Churchill entendit le récit de ce boulanger de Gera "qui, sur la balance de sa boutique, pesa 36 kg d'or et de diamants retrouvés dans une valise, au bord d'un torrent qui se jette dans le lac". Le boulanger affirmait que la valise renfermait autre chose :
- Des papiers, aussi, mais ils ont été jetés à l'eau...
Sont-ce ces papiers que cherchait Churchill ? Peu-être ne les trouva-t-il pas lors de son premier voyage, puisqu'il revint deux mois plus tard. A Moltrasio, les services de sécurité avaient choisi pour lui la villa du signor Donegani, un ami personnel du Duce, présentement réfugié en Suisse. Les habitants du village, bien sûr, ouvraient les yeux et les oreilles. Ils ont raconté avoir plusieurs fois aperçu des visiteurs nocturnes "que des automobilistes emmenèrent loin de la villa, après un bref séjour". Autre détail insolite : "Un matin, la cheminée du salon où Churchill passait la majeure partie de son temps se mit à cracher une fumée noire, à l'odeur caractéristique :
"- ça sentait le papier brûlé, dira une vieille femme."
Citons Richard de Grandmaison, en soulignant qu'il se trouvait personnellement au lac de Côme lors de la deuxième visite de Churchill, qu'il a mené sur les lieux une enquête approfondie et lui-même interrogé des villageois : "Guidé par un jeune homme qui est actuellement un des ardents du mouvement néo-fasciste, un observateur arriva près des fenêtres du fameux salon. Il aperçut le prestigieux locataire, tirant sur son habituel cigare et compulsant des documents d'un air plus bourru qu'à l'ordinaire. Il fouillait parmi les liasses, examinait, choisissait, regardait à la loupe les angles des feuillets, pour, en fin de compte, en tendre quelques-uns à l'un des ses généraux, assis devant la cheminée. Un seul mot accompagnait son geste :
"-Rubbish... Rubbish...
"Ce "rebut" alimentait le splendide brasier dont l'épaisse fumée intriguait les badauds.
"Six jours et six nuits durant, la cheminée témoigna d'une destruction acharnée.
[...]
conclusion de Richard Grandmaison : "Pour nous, la vérité est autre, et l'on peut supposer que le vieux renard ne s'était pas laissé dupé : on lui avait vendu les textes qu'il espérait, mais il devina aussitôt qu'on en avait pris des photocopies, trahies par les piqûres de fixation servant à cadrer le document sous l'objectif. Papiers d'une importance considérable, on ne peut en douter."
De quels papiers s'agissait-il ?
On se souvient de l'étonnant "meeting" tenu par Mussolini à la mairie de Dongo après son arrestation. Il avait ouvert sa serviette noire en s'écriant :
- Là-dedans, j'ai de quoi me justifier !
On avait entrevu des enveloppes. Sur l'un d'elles, des témoins avaient lu un nom : Winston Churchill.
Dans les heures qui suivirent, plus personne ne témoigne avoir vu cette serviette entre les mains de Mussolini." (p257 à 259)
Un capitaine Anglais de la Royal Navy à Surcouf : "Vous, Français, vous vous battez pour l’argent – tandis que nous, Anglais, nous nous battons pour l’honneur ! »
Surcouf répondit : "C’est bien vrai Monsieur. Chacun se bat pour ce qu’il n’a pas. "

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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 15:46

Quelques sources utilisée pour la rédaction du sujet :
Arrigo PETACCO: Il superfascista, vita e morte di Alessandro Pavolini. Mondadori.
Franco BANDINI: Les dernières heures de Mussolini. France-Empire.
Federico CIAVATONE: Brigate Nere, le Mobili, le Operativi, le Autonomi. Lo Scarabeo
Pierre MILZA: Les derniers jours de Mussolini. Fayard.
Laurent BERRAFATO: Le Crépuscule du fascisme. Godefroi de Bouillon.
Marco BAROZZI: le ultime ore della RSI.
Giampaolo PANSA: Il sangue dei vinti.
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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 19 Oct 2015, 21:26

Dulles avait son antenne à Genève ou Lausanne, avait-il envoyé des émissaires vers le lac de Côme ? Ce doit être Secret Defense !
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Re: Mussolini, liquidé par l'Intelligence Service sur ordre de Churchill ?

Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 20 Oct 2015, 00:28

Une mission militaire italienne appelée Nemo était chargée de récupérer les dossiers de Mussolini après sa mort avant qu'ils ne tombent dans les mains alliées :
http://www1.adnkronos.com/Archivio/AdnA ... 135100.php
C'est en italien mais on n'en sait pas plus, toute cette affaire est entourée de mystères, lieu de la mort de Mussolini, date et heure, identité des exécutants, mort 'mystérieuse' des différents protagonistes après la guerre, mais pas de trace de la serviette contenant la correspondance Mussolini/Churchill.
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