Post Numéro: 187
de CHEVALIER
17 Aoû 2015, 20:57
Bonsoir à tous,
Attention aux documents d'octobre-novembre, il faut recontextualiser un peu : les Allemands croient savoir que les Alliés s'apprêtent à entrer en Belgique avant eux (Vanwelkenhuyzen, Les avertissements qui venaient de Berlin). D'où sans doute l'empressement de Hitler à monter une opération le plus rapidement possible pour les devancer. Les documents cités ici ne disent pas autre chose. L'armée allemande pouvait-elle alors espérer mieux faire alors ? On est d'accord que non. Il s'agissait de parer au plus pressé avant d'envisager éventuellement plus ambitieux, qui n'était alors que de la conjecture qui n'avait pas d'intérêt à être explicité : on a pas les moyens de faire mieux pour le moment et il faut dans tous les cas se renforcer.
En réalité les Alliés ne bougent pas et peu à peu au cours de cet automne on s'achemine vers une autre stratégie, qui s'établit en fonction des opportunités. Et celles-ci font que la bataille décisive chère aux Allemands semble possible ici, et on va donc la rechercher. L'avant dernière directive pour le déploiement Jaune (30 janvier) est explicite à ce sujet. Il n'y a pas un éclairage soudain où d'un coup on passerait de la perspective guerre d'usure à celle de l'opération décisive.