norodom a écrit:des liens sur son site, ce qui de par la longueur des thèmes est le pire des pires supplices.
In cauda venenum !
Pardon donc si je donne l'impression de me répéter :
Hitler est un fou mandaté par la Providence pour effacer 2000 ans de christianisme et rétablir la conception gréco-romaine d'un droit souverain des civilisés à dominer les "Barbares" et à puiser chez eux des esclaves. Pour mieux justifier la chose, il pond une théorie, peu antique, de l'inégalité des races, au nom de laquelle on peut et on doit établir pour mille ans un condominium "aryen" germano-britannique sur la planète, suivant le principe : à moi l'Europe, à toi les mers. Les Juifs étant, surtout depuis 1918, en marche vers une domination mondiale qui tuerait l'espèce humaine dont ils sont les parasites, il urge que l'
Allemagne, sous la conduite de son prophète, joue ses atouts à la vitesse de l'éclair : cela consiste à écraser rapidement la France après avoir provoqué très sciemment sa déclaration de guerre en l'obligeant à assister son alliée polonaise. Bien sûr l'Angleterre sera elle-même obligée d'assister son "épée continentale" française : il faudra donc trouver une stratégie de guerre-éclair qui la déleste brutalement de cette épée et l'oblige à reconnaître la domination allemande sur le continent et spécialement sur sa partie orientale, "slave" donc inférieure. On fait donc circuler par des voies occultes, quatre jours avant l'offensive, des propositions "généreuses" envers Paris comme envers Londres, à valoir au terme de ladite offensive.
Les gouvernants anglais dits "appeasers" se sont parfaitement coulés dans ce moule, tant en repoussant la guerre qu'en la préparant mal, en la livrant "drôle" et en tenant la bride serrée à leur politicien antinazi et brillantissime, Winston Churchill, en qui Hitler voit depuis longtemps le pantin de la Juiverie qui lui dispute la Grande-Bretagne. Par une rare malchance, il devient premier ministre au terme d'une crise parlementaire confuse le jour même de l'offensive.
Du coup, Hitler est gêné pour renouveler, le moment venu, ses propositions. Il est réduit à supputer qu'elles suivent leur cours et vont provoquer d'une heure à l'autre le renversement de Churchill par des appeasers affolés par son aventurisme. Il freine donc ses troupes sur le terrain juste avant l'enfermement des troupes anglaises qu'un Chamberlain aurait, peut-il penser, rapatriées depuis une semaine. Du coup, il pense que sous Churchill le Royaume-Uni a besoin d'une médication plus forte, et se prépare à envahir la France pour lui imposer un armistice, censé venir à bout de l'obstination anglaise.
L'arrêt sera donc de courte durée, et ne sera pas expliqué à ses généraux, abreuvés de prétextes militaires divers et contradictoires.

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