Post Numéro: 3
de liberte
06 Juin 2011, 06:12
6 JUIN 1944 « Notre liberté fut à ce prix »….Qu’avons-nous fait de cette liberté ?
Il y a 67 ans jours pour jours, parmi les 130 milliers d’hommes qui participaient à cet immense combat pour la liberté, 177 français, sous les ordres du commandant Kieffer, mettaient le pied sur le sol français, déterminés et conscients de la mort quasi –certaine qui les attendaient sur cette plage de Ouistreham au lieu- dit « la Brèche ».
Ils ne furent qu’une poignée, et c’est peut- être ce qui rend leur sacrifice encore plus remarquable et pourtant si oublié de l’histoire : aujourd’hui il serait bien de se souvenir de cette poignée de français tant pour leur héroïsme que pour le message qu’ils nous ont transmis
Ces hommes étaient jeunes, révoltés et leur engagement était fier et profond. Ils étaient là pour lutter aux cotés de tous ces hommes de tous horizons et de tant de pays, pour libérer l’Europe et le monde du nazisme
Le « COMMANDO KIEFFER » , intégré au 4° commando Anglais , se vit, en effet, accorder un immense privilège, par le Colonel Dawson ,responsable du 4° commando, qui juste en approchant de la côte française leur dit : « Messieurs les Français, passez les premiers ! »
Ils débarquèrent donc en tête, au milieu d’un feu violent de tirs de mitrailleuses et de canons. Sur les 177 « bérets verts » il y eut un tiers de survivants.
Leur combat ne s’arrêta pas là puisque , après la campagne de Normandie, ces hommes participèrent à la campagne de Hollande et contribuèrent , entre autre, à la libération de Flessingue.
L’histoire pourrait s’arréter là… « puis il y eut le 8 mai 1945, la paix, le retour dans les familles, tout va bien , la vie est belle… ».
Cependant, entre temps, il y eut la libération des camps de concentration à laquelle, certain(s) participérent… et là leur monde s’écroula . Il s’écroula devant l’horreur ultime, l’indicible atrocité, la négation totale de l’humain.
Il est très difficile de savoir ce qui se passa dans la tête de tous ceux qui découvrirent l’horreur des camps ; trés peu en parle, certains n’ont jamais pu en parler et le poids de ce quasi secret a pesé très lourd dans leur cœur et dans leur conscience .