Voici une dépêche concernant une municipalité québécoise qui a décidé d'abroger un vieux règlement adopté en 1944 afin de renforcir des mesures préalables contre l'immigration et notamment contre l'immigration juive. Le passage reprenant la résolution ayant servi à justifier la raison d'être de la mesure est parfaitement représentatif du brouillard xénophobe et raciste dans lequel les autorités de l'Église catholique maintenaient leurs ouailles. Tout ce qui ne faisait pas partie du sein de la très sainte mère catholique portait l'empreinte du mal :
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2011/04/20110415-060300.html
Rappelons pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'histoire du Québec que, quelques mois plus tard en 1944, le premier ministre progressiste Adélard Godbout, qui avait notamment favorisé l'accréditation syndicale et accordé le droit de vote aux femmes contre l'avis de l'Église, sera battu aux élections et remplacé par le conservateur Maurice Duplessis, dont l'un des premiers gestes sera d'afficher un crucifix dans la salle des débats de l'Assemblée nationale, afin de "sceller le pacte entre l'Église et l'État"...

Se Connecter








dans: