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Bir-Hakeim

De l'assaut sur Dakar à la bataille d'El Alamein, les combats en Méditerranée. Opération Torch et la suite logique avec le débarquement en Sicile et les affrontements dans la péninsule italienne. Anzio, Monte Cassino, le Garigliano...
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Message Post Numéro: 41  Message de Savinien  Message 10 Aoû 2004, 08:10

Dunkerque fut, je le rappelle surnommée la défaite victorieuse.

Come à Bir Hakeim, beaucoup ici le considère comme une défaite ... A Camerone , les légionnaires survivants ont aussi fini par se rendre ; c'est donc une défaite. Mais avec quels résultats !

Ils ont gagné car ils ont mené les allemands à une victoire à la Pyrrhus , tout comme les mexicains, les allemands ont fini par prendre la position mais au final leur opération était foutue ( Richtoffen est du même genre car cette charge permis le repli de l'infanterie - raison de la supériorité incontestée de la cavalerie, elle a le droit de mépriser tout ce qui ne lui arrive qu'à la botte car un jour ou l'autre elle mourra pour eux et ceux qui ne sont pas d'accord je les fous sur un cheval de ma connaissance héhéhé :D ).


 

Message Post Numéro: 42  Message de Yves  Message 24 Aoû 2004, 12:59

Savinien a écrit:Richtoffen est du même genre car cette charge permis le repli de l'infanterie - raison de la supériorité incontestée de la cavalerie, elle a le droit de mépriser tout ce qui ne lui arrive qu'à la botte car un jour ou l'autre elle mourra pour eux et ceux qui ne sont pas d'accord je les fous sur un cheval de ma connaissance héhéhé :D ).


C'était Reichoffen... l'autre, c'était plutôt la cavalerie ailée, dans l'autre camp, le baron rouge quoi.
Allez, hop à cheval sur le dada de la connaissance mon Savinien !!! :lol: :wink:


 

Message Post Numéro: 43  Message de Savinien  Message 25 Aoû 2004, 19:36

M'en fous Ricchoffen devait certainement monter !!! :oops:


 

Message Post Numéro: 44  Message de Snakealx  Message 09 Oct 2004, 16:57

Il s'appelait von Reischoffen et était surnommé le baron de l'écluse !! :lol:


 

Message Post Numéro: 45  Message de phil02  Message 17 Déc 2004, 10:08

Bon on peut considerer Rethel comme une défaite victorieuse alors? Et Kouffra alors , par la 2eme DB?


 

Message Post Numéro: 46  Message de Jacques Ghémard  Message 09 Jan 2005, 10:23

Bonjour,

Koufra c'était en 1941 et la 2eDB a vu le jour en 1943. Aucun rapport entre l'un et l'autre donc si ce n'est que Leclerc et une poignée d'anciens de Koufra fit également partie de la 2e DB.

Amicalement
Jacques


 

Message Post Numéro: 47  Message de Damien13  Message 29 Jan 2005, 15:36

Salut
Comment concidérer guadalcanal comme une défaite?50 000 japs tués pour 2000 US soldiers,je trouve que ça ressemble beaucoup a une victoire moi.
La flotte américaine a perdu beaucoup de navire (plus que les Japonais)mais elle les a remplaçés en 2 temps 3 mouvements.Ce qui est une victoire stratégique japonaise mais tactique américaine.a moin que je n'inverse...
Pour en revenir a mon précédent post je voudrai bien que tu le supprimes car je ne l'aie moi même pas compris.
Amicalement
Damien


 

Recherche pour une exposition

Message Post Numéro: 48  Message de olivia De Laey  Message 07 Avr 2005, 15:08

Dans le cadre de l'exposition "I was 20 in 45", nous recherchons notamment "des pièces d'archéologie militaire" qui auraient été trouvées sur le champ de bataille de Tobrouk.
Par ailleurs nous recherchons également des photos de famille de victimes de guerre en provenance de Grèce, Pologne, Italie et Yougoslavie. Merci de votre aide
Olivia De Laey arkeol@hotmail.com


 

Message Post Numéro: 49  Message de blackdeath  Message 07 Avr 2005, 15:11

bonjour
merci


 

Message Post Numéro: 50  Message de Daniel Laurent  Message 06 Aoû 2006, 16:01

Bonjour,
blackdeath a écrit:bonjour
merci

Venant de decouvrir dans ce vieux fil d'une part un grand manque de details quant a Bir Hakeim et d'autre part un message de Robert, qui m'a bien fait rire ce soir d'ailleurs (Salut, Blackdeath, pour moi tu es toujours la), mais auquel personne n'avait a l'epoque repondu, je vous mets ma petite tartine perso sur Bir Hakeim :

Fin mai 1942, la première brigade des Forces françaises libres occupe le sud du dispositif de la 8è Armée britannique en Libye face aux Forces germano-italiennes de l'axe. Point d'appui à l'extrême gauche du dispositif, cette position est d'une importance considérable, car elle est en mesure d'empêcher toute manœuvre d'encerclement par le sud des Forces alliées, en retraite désordonnée, après la défaite et la chute de Tobrouk qui ouvre la voie du Caire aux chars allemands.
La 1ere Brigade FFL :
La 1re brigade française libre commandée par le général Kœnig, est une unité assez hétérogène, formée au gré des ralliements successifs. Elle a un effectif de 3 700 hommes, répartis dans six bataillons: deux de légion étrangère, les 2e et 3e de la 13° DBLE (Demi-Brigade de la Légion Etrangère), du colonel Prince Amilakvari; les bataillons de l’Oubangui-Chari et du Pacifique forment, eux la demi-brigade de marche du colonel Roux ; celui de fusiliers marins du commandant d’Amyot d’Inville et celui d'infanterie de marine du commandant Savey. Le 1e régiment d’artillerie du colonel Laurent-Champrosay et plusieurs petites unités, comme la 22e compagnie nord-africaine du capitaine Lequesne et la 17e de sapeurs-mineurs du capitaine Desmaisons, les appuient. Notons que la 13e DBLE a été formée en 1940 comme demi-brigade de montagne, et qu'elle a connu cette même année, en compagnie des bataillons de chasseurs alpins, les grands froids de la bataille de Narvik (Norvege).
Comme pour les troupes, l'armement est d'origine diverse et assez hétéroclite. Ainsi 63 chenillettes Bren-Carrier, de nombreux camions et deux obusiers ont été fournis par les britanniques. Mais la grande majorité de l'artillerie est d'origine française, récupérée au Levant, on y trouve 54 canons de 75 (dont 30 utilisés en antichars), 14 de 47, 18 de 25. Les Britanniques ont aussi fourni 86 fusils antichars Boys de 12,7 mm et 18 canons antiaériens de 40 mm Bofors, mais la plupart de l'équipement de l'infanterie est français avec 44 mortiers de 81 ou de 60, 76 mitrailleuses Hotchkiss, dont 4 bi-tubes, 96 fusil-mitrailleurs 24/29 de DCA et 270 d’infanterie. La garnison dispose au départ de dix jours de ravitaillement et de vingt mille obus de 75.
Le général Bernard Saint-Hillier décrit ainsi la position de Bir Hakeim que les hommes de Koenig vont devoir défendre: « Simple croisement de pistes dans un désert aride, caillouteux et nu que balaient les vents de sable, Bir Hakeim est vu de partout. Le champ de bataille se caractérise en effet par une absence totale de couverts et d'obstacles naturels. La position englobe une légère ondulation sud-nord, que jalonne un ancien poste méhariste, sans valeur défensive, et, près d'un point coté 186, les deux mamelles, qui sont les déblais de deux anciennes citernes. À l'est de l'ondulation, une grande cuvette inclinée vers le nord. ». Kœnig divise le point d'appui en trois secteurs, défendus par trois des bataillons. Le 2e bataillon de la 13e DBLE tenant la façade Est. Le 3e en réserve, forme plusieurs groupes mobiles dotés de véhicules et de canons de 75 ou de 25 portés, disponibles pour mener des reconnaissances parfois lointaines à l’extérieur du réduit. Le système défensif emploie massivement les mines, le commandant Vincent, de la brigade FFL, décrit ainsi les défenses de Bir Hakeim : « Pour donner de la profondeur à ce système défensif relativement linéaire, un marais de mines, c'est-à-dire une surface très grande faiblement minée, précède la position. Les branches nord et nord-est de ce marais s'étendent jusqu'aux centres de résistance voisins. À hauteur du Trigh-el-Abd, elles sont reliées par une bande minée. Le triangle ainsi déterminé sur le terrain, qui est baptisé zone du V, est surveillé par des patrouilles motorisées de la brigade FFL. »
Les Français Libres vont tenir face aux Allemands sur un front de 16 km², harcelé tous azimuts il s’avère que la position fortifiée était autre chose que de simples troupes d'infanterie.
Des canons ont été récupérés partout ou cela été possible, et des centaines de mines et kilomètres de barbelés ont été posé.
Imaginez donc une force de vétérans de la taille d'une brigade (des légionnaires ayant combattu en Norvège pour certains ), relativement bien équipés protégés par des mines et des barbelés. Les Britanniques ont fait le bon choix de donner cette position a défendre aux FFL, car ce devait être les troupes les plus motivées du front (Si on compare aux australiens et indiens par exemple).
Les unités en présence :
13e DBLE : LtCol Amilakvari
-Ie Bn : Cap. Paris de la Bollardiere ( 1e,2e, et 3e cies + 1 cie lourde)
( 1e Cie Lt Rob , 2e Cie Cap de la hautiere de Luzançay , 3e Cie Lt lamoureux , Cie lourde Lt de Corta )
-IIe Bn : Cap Babonneau ( 5e , 6e et 7e Cies + 1 Cie lourde )
( 5e Cie Cap Morel , 6e Cie Cap Wagner , 7e Cie Cap Arnault , Cie lourde Cap de Sairigné )
-IIIe Bn : Cdt Puchois ( 9e,10e et 11e Cies + 1 Cie lourde )
( 9e Cie Cap messmer , 10e Cie Cap de lamaze , 11e Cie Cap le Roch , Cie lourde Cap Simon )
Note : le 1e Bn etait sous les ordres de la 2e BFL du gen.Cazaud , en Egype au moment de Bir hakeim , seuls les 2e et 3e Bns ont participé aux combats .
Demi brigade Coloniale ( Lt Col De Roux )
- 1er Bn du Pacifique ( BP1) : Lt Col Brocho
- 2e Bn de l'oubangui ( BM2) : Cdt Amiel
- 1e Bn d'infanterie de marine ( 1e BIM) : Cdt Savey
- 22e Cie Nord Africaine ( 22e CNA ) : Cap Lequesne
Composition generale de la 1e BFL ( Gen Koenig )
- II et III / 13e DBLE
- Demi brigade Coloniale
- 1e Bn de Fusiliers marins ( Cap Amyot d'inville )
- 1e Rgt d'artillerie ( Cdt Laurent-Champrosay )
- Elements du genie ( Cap Desmaisos )
- Elements Antichars ( Cap Jacqoin )
- Transmissions ( Cap Renard )
- Santé ( Cdt Viala-goudou )
Armement non individuel de la brigade :
- 24 canons de 75
- 62 canons antichar ( calibres 18x25 , 14x47 et 30x75 )
- 44 mortiers de 81 et 60mm
- 72 mitrailleuses hotchkiss
- 18 canons de DCA Bofors de 40mm
- 4 mitrailleuses bitubes hotchkiss de DCA
- 86 fusils antichar boys
- 386 fusil-mitrailleurs ( dont 96 de DCA )
- 63 chenillettes Bren-carrier
- Plus de 50.000 mines utilisées pour le perimetre defensif
La bataille :
Le 27 mai 1942, la position de Bir-Hakeim, attaquée par la division blindée italienne "Ariete", soutient un combat acharné mené jusqu'à l'intérieur du point fort ou 6 chars italiens seront detruits a bout portant. Les Italiens, repoussés, laisse 32 chars sur le terrain, presque la moitie de leur force blindee.
Saint-Hillier raconte le 29 mai :
« Dans notre point d'appui aucun renseignement ne parvient sur la situation générale, nous savons seulement que la 3e brigade indienne fut écrasée le 27 mai, par 44 chars suivis de nombreuses autres troupes et que la 4e brigade blindée et la 7e brigade motorisée britannique se sont repliées sur Bir-el-Gobi et El-Adem. Nous sommes en grande partie isolés du reste de l'armée britannique... »
Du 1er au 10 juin, la position, harcelée méthodiquement, est complètement encerclée par des forces allemandes et italiennes, en supériorité numérique écrasante.
Outre la Division Ariete, il lancera sur Bir-Hakeim la division motorisée Trieste, la 90e division légère allemande, 3 régiments blindés de reconnaissance de nombreuses vagues d’assaut de la Luftwaffe et, vers la fin du siege, la 15e Panzerdivision.
Le général Rommel, commandant personnellement l’assaut, s'efforce de faire sauter ce verrou. A l'ultimatum exigeant une reddition, le général Kœnig répondra : "Nous ne sommes pas ici pour nous rendre."
Malgré les tirs d'artillerie et les bombardements aériens les plus violents, la Brigade repousse tous les assauts, ne cède pas un pouce de terrain, inflige à l'ennemi des pertes élevées
L'incroyable audace d'un groupe de volontaires du Train réussit, de nuit, à faire pénétrer dans la position un convoi de trente camions de munitions et de ravitaillement.

Le repli :
Le 10 juin cependant, toutes les ressources en eau, vivres, munitions, sont à la veille d'être épuisées. La garnison reçoit du Commandant de la 8è armée britannique l'ordre de se replier.
Au cours de la nuit du 10 au 11, elle se fraie un passage de vive force, souvent au corps à corps, à travers les lignes ennemies et les champs de mines. Au total 2 619 hommes des FFL arriveront à rejoindre les lignes britanniques, sur les 3 703 présents au départ.
Du côté de l'Axe, les pertes sont lourdes, 3 300 hommes ont été tués, blessés ou ont disparu, 277 ont été fait prisonniers. 51 chars et 13 automitrailleuses, ainsi qu'une centaine de véhicules divers ont été détruits. La Luftwaffe, elle, a perdu 7 avions du fait de la DCA et 42 Stukas abattus par la RAF. Les pertes françaises sont comparativement beaucoup plus légères, avec 99 tués et 19 blessés, pendant le siège, et 41 tués, 210 blessés et 814 prisonniers, lors de la sortie. En outre pendant celle-ci 40 canons de 75, 5 de 47, 8 Bofors et une cinquantaine de véhicules divers ont été aussi perdus.
Le Cimetière, érigé sur l'emplacement même des combats, a été maintenu "In Memoriam". Une piste y conduit, jalonnée de Croix de Lorraine, à partir d'El Adem.
En raison de son isolement, les 182 corps qu'il contenait ont été transférés en ce lieu, où reposent aussi les quatre premiers soldats français tombés en Cyrénaïque, le 21 janvier 1941, et les six morts de l'opération de Koufra menée par le général Leclerc.

L’opinion « d’en face » :
Voyons ce qu’en a dit le Maréchal Rommel :
« Les Français disposaient de positions remarquablement aménagées ; ils utilisaient des trous individuels, des blockhaus, des emplacements de mitrailleuses et de canons antichars ; tous étaient entourés d'une large ceinture de mines. Les retranchements de cette sorte protègent admirablement contre les bombardements par obus et des attaques aériennes : un coup au but risque tout au plus de détruire un trou individuel. Aussi, pour infliger des pertes notable à un adversaire disposant de pareilles positions, est-il indispensable de ne pas lésiner sur les munitions. La principale difficulté consistait à ouvrir des brèches dans les champs de mines, sous le feu des troupes françaises... Appuyés par les attaques continues de l'aviation, les groupes d'assaut, composés de troupes appartenant à diverses armes et prélevées sur différentes unités, engagèrent l'action au nord et au sud. Mais chaque fois, l'assaut était stoppé dans les fortifications remarquablement bien établies par les Français. Chose curieuse, le gros des troupes anglaises s'abstint d'intervenir pendant les premiers jours de l'offensive lancée contre Bir-Hakeim. Seule l'Ariete fut attaquée le 2 juin, mais elle opposa à l'assaillant une résistance opiniâtre... Nous n'avions plus à craindre de voir les Britanniques lancer d'importantes attaques de diversion contre nos forces qui investissaient Bir-Hakeim et nous espérions poursuivre notre assaut contre la forteresse sans risquer d'être dérangés. Le 6 juin, à 11 heures, la 90e division motorisée partit de nouveau à l'assaut des troupes françaises commandées par le général Kœnig. Les pointes avancées parvinrent à 800 mètres du fort, puis l'offensive s'arrêta. Le terrain, caillouteux, n'offrait aucune possibilité de camouflage et le feu violent des Français ouvrait des brèches dans nos rangs.
« Une invitation à se rendre, portée aux assiégés par nos parlementaires, ayant été repoussée, l'attaque fut lancée vers midi, menée du nord-ouest par la division motorisée Trieste, et du sud-est par la 90e division motorisée allemande, contre les fortifications, les positions et les champs de mines établis par les troupes françaises. [...] Sur le théâtre des opérations africaines, j'ai rarement vu combat plus acharné. »
« Et pourtant, le lendemain, lorsque mes troupes repartirent, elles furent accueillies par un feu violent, dont l'intensité n'avait pas diminué depuis la veille. L'adversaire se terrait dans ses trous individuels, et restait invisible. Il me fallait Bir-Hakeim, le sort de mon armée en dépendait»

L’impact politique :
Au-delà de l’exploit militaire, la Bataille de Bir-Hakeim a eu un impact politique énorme.
Nous sommes à la mi-42.
Sur le Front de l'Est, le Reich n'a pas encore subit la défaite de Stalingrad et semble toujours en position de pouvoir l'emporter.
Les USA sont entres en guerre, mais, pour l'instant, se consacrent surtout au front du Pacifique, contre les Japonais.
Dans l'Atlantique, les U-Boot de Doenitz font des carnages dans les convois qui tentent d'emmener vers le Royaume-Uni le matériel dont Churchill a désespérément besoin.
La France Libre ne s'est pas encore remise des désastres de Mers-el-kebir et de Dakar.
En France, la Résistance est toujours divisée, Jean Moulin ne réussira à les unifier et créer le CNR qu'en mai 1943.
Les Français Libres ne se sont pas encore distingues. Quelques coups de main de Leclerc contre les Italiens dans le Fezzan. Les batailles fratricides en Syrie en juin 1941. Pas de quoi pavoiser (De Gaulle n'accordera aucune médaille, aucune distinction aux FFL qui se sont battus en Syrie)
La situation n'est pas brillante.
Et voilà qu'une poignée de soldats français tiens tête a l'Afrikakorps !
Au Feldmarshall Rommel, en personne !
Permettant, au passage, aux Forces Britanniques de retraiter sur des positions plus sures !
C'est l'instant. Ces 3 600 combattants sont le visage de la France Libre. Charles de Gaulle, a Londres, guette les nouvelles a chaque minute.
« L'opinion s’apprête à juger. Il s'agit se savoir si la gloire peut encore aimer nos soldats »
Il envoie un message a Koening :
« Général Koening, sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes son orgueil. »
Le 10 juin 1942, Churchill lui déclare
« Je vous félicite de la magnifique conduite des troupes françaises a Bir Hakeim, c'est l'un des plus beaux fait d'armes de cette guerre »
Orgueil ! Fierté ! De Gaulle et toute la France Libre boivent du petit lait...
Le 11 juin 1942, De Gaulle s'enferme dans son bureau. Koening et ses hommes vont-ils échapper à la destruction ? La presse Britannique du jour est dithyrambique mais funèbre.
En fin d’après-midi, enfin, un officier britannique apporte un message du Général Brook.
« Le Général Koening et une partie de ses troupes sont parvenus à El-Gobi hors de l'atteinte de l'ennemi. »
Charles de Gaulle remercie l'officier, reconduit Maurice Schumann avec qui il se trouvait, et ferme la porte.
« Je suis seul. O coeur battant d’émotion, sanglots d’orgueil, larmes de joie »
Charles de Gaulle écrira plus tard :
«Quand, à Bir-Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France ».
Par sa résistance prolongée au-delà de tout espoir et dont le retentissement mondial fut immense, la 1ère Brigade Française libre permit à la 8è Armée britannique de se dégager et de trouver le temps nécessaire au redressement de la situation, à El Alamein.
Aux Français, alors sous l'oppression allemande, elle confirma leur foi en leurs destinées et en la victoire. La Résistance intérieure, celle de Jean Moulin et Christian Pineau, rejoint la France libre pour ne faire qu'une seule France combattante.

Sources :
Feldmarshall Rommel. Les carnets personnels de Rommel ont été publiés en 1953 par l’historien anglais Liddell Hart, sous le titre «La Guerre sans haine »
Charles de Gaulle, «Mémoire de Guerre », Plon
Max Gallo, «De Gaulle, la solitude du combattant »
Internet :
www.charles-de-gaulle.org
www.birhakeim-association.org
Pour les effectifs et materiels :
Alain Adam
http://alain.adam.perso.cegetel.net


 

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